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Elle avait 17 ans

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : Editions J.R.G.

Version originale
Année : 1993
Interprétée par : Fredericks - Goldman - Jones
Distribuée par : Columbia / Sony Music

 

Reprises O trouver ce titre Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
1993 Fredericks - Goldman - Jones K7 Rouge COL 474 955-4
1993 Fredericks - Goldman - Jones CD Rouge COL 474 955-2
2000 Fredericks - Goldman - Jones 8 CD Intégrale 1990-2000 CD3 COL 498 836-2


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A quoi tu rêves redescends
C'est comme ça, pas autrement
Faudra bien que tu comprennes
A chaque jour suffit sa peine

Après tout c'qu'on a fait pour toi
A ton âge, on s'plaignait pas
L'excès en tout est un défaut
T'as pourtant pas tout c'qui te faut ?"

ça devrait être interdit
Tous ces mots tranchants comme des scies
Antidotes à la vie, à l'envie
Mais quelle est sa maladie ?

Elle avait dix-sept ans, elle avait tant et tant de rêves à vivre
Et si peu l'envie de rêver, comme ces gens âgés qui tuent le temps
Qu'ils n'ont plus, assis sur des bancs
Dix-sept ans, elle dérivait à l'envers loin des vérités avérées
Elle disait qui vivra verra, et moi je vivrai, vous verrez !

"Méfie-toi de tes amis
Dans la vie pas de sentiment
On ne vit pas avec des si
Y'a les gagnants et les perdants
T'as trop d'imagination
Mais garde un peu les pieds sur terre
Faudra qu'tu t'fasses une raison
Attends, tais-toi, mais pour qui tu t'prends ?"

Elle aimait pas les phrases en cage
Etre sage, pas le courage
Elle disait quitte à tomber de haut
Qu'elle vendrait chèrement sa peau

Elle avait dix-sept ans
Elle prenait la vie comme un livre qu'elle commencait par la fin
Ne voulait surtout pas choisir pour ne jamais renoncer à rien
Dix-sept ans
Elle était sans clé, sans bagage, pauvres accessoires de l'âge
Elle voulait que ses heures dansent au rythme de ses impatiences

Face à tant d'appétit vorace
Que vouliez-vous que j'y fasse ?

A tant de violente innocence
J'avais pas l'ombre d'une chance

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"Une fille de 17 ans. Son appétit de vivre. Ses appétits. Ce tourbillon qui t'arrive en disant : "Je n'ai pas de clef, pas de bagage, pas d'avenir peut-être et je me casse. Salut." Cette vitalité arrogante qui dérègle les pendules, bouleverse tout sur son passage. Moi, je croise une fille de 17 ans tous les jours. Suffit de lui dire de mettre un pull en hiver, d'acheter un ticket de bus avant de s'installer, de ne pas oublier d'aller à l'école, de manger ça mais pas ça, pour qu'elle te regarde avec des yeux ronds, véritablement étonnée, en te disant : "pourquoi ?" La base même de toute chose semble incompréhensible.

- Vous sortez ce soir ?

- Ouais.

- Et vous faites quoi ?

- Chais pas.

Je n'ai jamais connu ça ; bandes de copains, boîtes, boums, temps perdu ensemble. Je suis passé de 14 à 40 ans. Direct."

Jean-Jacques Goldman
Commentaire du livre "Rouge"


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La suite de "Petite fille" est pour moi "Elle avait 17 ans". La parfaite adolescente "de fin de parcours" en quelque sorte. Lorsqu'elle a passé tous les moments les plus difficiles et où elle vit réellement !

C'est en fait tout le contraire d'une chanson très "désabusée", "sombre" qu'est "Petite fille", on passe à une vision très "positive", "colorée", pleine de punch avec "Elle avait 17 ans".

"Elle avait 17 ans" c'est l'adolescente qui a encore un certain mal-être puisqu'il y a les parents, les profs, etc. Bref, ces fameuses réflexions qui "tuent". Mais d'un autre côté, je la vois très positive, pleine de rêves, d'entrain, avec la vie devant elle et un désir imperturbable de vivre sa vie malgré ce qu'en pense son entourage. Elle a franchi le cap de la dépendance totale. Elle goûte au début de l'indépendance en fait.

Géraldine Gauthier
En passant, 19 mai 1999



Face à tant d'appétit vorace
Que vouliez-vous que j'y fasse ?
A tant de violente innocence
J'avais pas l'ombre d'une chance.
(Elle avait 17 ans)


Je ne suis pas une fille et j'ai 19 ans mais il me semble à moi que c'est un aveu de faiblesse, voire une déclaration d'amour.
"C'est pas ma faute à moi,
Si j'entends tout autour de moi,
Hello, helli, t'es à moi, Lolita".
( Moi, Lolita)
Une autre l'avait-elle précédée ? Oui, en fait oui. En vérité, il n'y aurait peut-être jamais eu de Lolita si, un été, je n'avais aimé au préalable une certaine enfant.
("Lolita", de Vladimir Nabokov)
Bien sûr on peut aussi y voir un regard de nostalgie, "avant j'aurais pu avoir cette force mais je n'ai plus l'ombre d'une chance", mais mon interprétation a quelque chose de prémonitoire qui me plaît assez...
"Divorce quarantaine pour la même en plus jeune... "
(Des vies)

Matthieu Régnier
En passant, 15 mars 2003



Je suis de ceux qui ont découvert l'album "Rouge" seulement après l'album "Du New Morning au Zénith". Je n'avais que moyennement accroché sur la chanson "Rouge" quand elle passait à la radio. C'est donc seulement par soucis d'avoir tous les albums que j'ai décidé de redonner une chance à l'album entier pour voir ce qu'il donnait dans son "entièreté".

J'avais alors 17 ans. Cette chanson m'a frappé en pleine face. C'était un peu moi, c'était pas mal de mes ami(e)s, bref c'était vraiment ça... Avoir 17 ans.

Une période où l'on n'est plus du tout un enfant mais où l'on n'est pas du tout encore un adulte... Une époque où les paroles des parents blessent, où l'on préfère rêver à d'autres ailleurs pour essayer de survivre au lycée et à la pression du bac, où lon voudrait partir loin, le plus loin possible.

Depuis, ma devise a toujours été : "Elle disait qui vivra verra et moi je vivrai vous verrez".

Cette chanson m'a fait du bien, et m'a beaucoup surprise sachant que c'était un "père de famille" qui l'avait écrite. Je me souviens avoir imprimé les paroles et les avoir laissées traîner sur la table du salon pour que mes parents aient une chance de les lire. La réaction de ma mère : "Oh mais nous, on ne te dit pas ça" "Ben voyons"

Pour les dernières phrases :
Face à tant d'appétit vorace
Que vouliez-vous que j'y fasse ?
A tant de violente innocence
J'avais pas l'ombre d'une chance.
(Elle avait 17 ans)

Je ne suis pas sûre car elles sont un peu ambiguës, mais pour moi, c'est le bilan d'un père qui ne sait plus comment parler à sa fille ou qui sait très bien que même si il est très proche d'elle, elle ne se sentira jamais comprise à 100 %... Car c'est le propre des adolescents.

Emeline Bruley
En passant, 15 mars 2003



Je réponds parce que mon interprétation est tout autre (il y a longtemps que je n'ai plus 17 ou 19 ans ! Et c'est peut-être la raison !! ).

L'ensemble de ce texte, je le sens plutôt parlant d'une adolescente que le père voit grandir et devenir autonome.

L'appétit vorace est à mon avis l'appétit de vivre d'une adolescente qui veut à tout prix croquer la vie à pleines dents sans même se soucier des risques que cela peut entraîner. Quant à sa violente innocence, il s'agit à mon sens de cette insouciance devant tous les dangers qui la guettent : "Méfie-toi de tes amis, dans la vie pas de sentiments...". Et le père ne peut plus intervenir parce que son enfant est presque une adulte et que l'on ne peut pas "gérer" une adolescente comme on le fait avec un petit enfant !! "J'avais pas l'ombre d'une chance".

Pour terminer je trouve ce texte très riche, chaque mot, chaque phrase mériterait une interprétation, une explication.

Mais le bonheur, cest que quel que soit son âge, on y trouve son compte ! Pourtant en 1993, date de sortie de l'album "Rouge", j'avais 10 ans de moins !

Etoile
En passant, 15 mars 2003



C'est bizarre comme on peut avoir des visions différentes d'une chanson. Cette chanson... Je la vois comme une sorte de dialogue entre plusieurs adultes et la fille de 17 ans, mais elle, elle ne parle pas, c'est un garçon qui parle pour elle. Ce garçon qui l'aime mais qui n'a aucune chance, qui voit cette fille et ne veut rien faire comme les autres, comme tous ceux de son âge d'ailleurs. Et le garçon, il est là, il voit ça comme un film, il ne peut rien changer à l'histoire, il n'a tout simplement jamais demandé à la fille, contraint et résigné, un peu comme tous ces adolescents qui n'osent jamais...

Rémi Gosselin
En passant, 16 mars 2003



Je n'ai plus dix-sept ans depuis longtemps maintenant et pourtant, une fois de plus je trouve que Jean-Jacques Goldman met, de façon très belle, en mots les conflits existants entre une adolescente de 17 ans et le monde des adultes. Je me souviens à cet âge d'avoir eu des rêves plein la tête et les yeux. Parce que tout reste à découvrir, parce que tout reste à faire et tout est possible. Je me souviens aussi à cette époque et quelques années après encore à quel point tout ces adultes bien "pensants" ont souvent piétiné et écrasé ces rêves, bien avant que je ne puisse même songer à les réaliser parce que tout simplement "eux ils savaient..." La force de l'âge et de l'expérience, les phrases toutes faites serinées, pas forcément mes parents d'ailleurs, tous ces adultes autour de moi, les profs qui la plupart du temps oubliaient simplement quils avaient construit leur propre chemin, forgé leur propre expérience, alors qu'à cet âge-là justement on a "l'innocence de penser encore que tout est possible". Et au fond tout est possible.

Cette chanson me parle de la difficulté d'accompagner un enfant puis un adolescent vers sa vie d'adulte, de la difficulté de savoir encourager ses rêves et ses désirs tout en lui offrant le "tuteur" capable de l'ancrer dans la réalité de la vie, cette vie qui nous happe quand devenu adulte, nous ne savons raisonner qu'en tant que tel avec cette arrogance de "savoir" et cette désillusion certaine de nos propres rêves déçus.

Ce qui me touche surtout c'est que Jean-Jacques Goldman emploie l'imparfait lorsqu'il parle de cette jeune fille de 17 ans comme si quelque chose de définitif s'était produit, quelque chose de "grave", comme si à force de vouloir raisonner plutôt que d'écouter, d'encourager, quelque chose avait définitivement cassé et quimpuissant après coup, on se rend compte que "tout en pensant bien faire on a contribué à cet état de fait".

Elysa
En passant, 20 mars 2003



Je pense que toutes les jeunes filles de mon âge se retrouvent en partie dans ce texte. Mon père aurait pu avoir à l'époque de mes 17 ans le même discours me concernant. C'est tellement criant de vérité. Quand on a cet âge-là, on est tout feu tout flamme, et ce que peuvent dire les adultes ne nous effleure même pas. C'est vrai qu'ils ont forgé eux-mêmes leur caractère alors pourquoi pas nous.

"Elle disait qui vivra verra, et moi je vivrai, vous verrez !". On se relève toujours plus grand d'une défaite et c'est en se prenant quelques gifles de temps en temps qu'on apprend. Et quand je parle de gifles, c'est plutôt les revers de médaille et les coups durs que la violence du terme.
Parfois ces "vieux" comme on pouvait les appeler, nous gâchaient notre plaisir à force de remontrances et de conseils. Et nous, on faisait preuve d'une grande arrogance, d'agressivité et lon se faisait remettre à notre place : "Attends, tais-toi, mais pour qui tu t'prends ?".

Mais je dois dire qu'aujourd'hui, je serais de ceux qui donne des conseils et quand je peux dire à mon petit frère : "Fais attention, j't'aurai prévenu, fais pas ça... Moi à ton âge ça ne se serait pas passé comme ça...".
Je pense que les deux dernières phrases sont les mots d'un père qui cherche à se justifier face à l'impuissance qu'il a eue devant cette fille qui a 17 ans comme tant d'autres, qui était sûre de ce qu'elle faisait et qui sûrement comme nous tous s'est plantée.

Mais c'est vrai, que pouvait-il faire de plus que ce qu'il avait déjà fait ? Cette jeune fille était confortée dans ses idées par son entourage du même âge et ses parents ou les adultes qui pouvaient proférer de telles paroles pour l'en dissuader ne pouvaient pas comprendre puisque c'était des "vieux", qu'ils n'avaient pas vécus à son époque et n'avait sûrement pas eu la même éducation libérée que la sienne. "A tant de violente innocence, j'avais pas l'ombre d'une chance".

Stéphanie Saint-Martin
En passant, 21 mars 2003



 

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