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Petite fille

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : J.R.G. / BMG Music Publishing France

Version originale
Année : 1984
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : C.B.S.

Remarques :
Cette chanson a probablement été inspirée par Caroline Goldman, la fille aînée de Jean-Jacques.

 

Reprises O trouver ce titre Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
1984 Jean-Jacques Goldman LP Positif LP EPC 25 852
1984 Jean-Jacques Goldman K7 Positif K7 40-25 852
1984 Jean-Jacques Goldman CD Positif CD EPC 25 852
1984 Jean-Jacques Goldman 45 T EPC A 4438
1984 Jean-Jacques Goldman Maxi 45 T EPC A 124 438 non disponible.
1986 Jean-Jacques Goldman 2 LP En Public EPC 4501911
1986 Jean-Jacques Goldman 2 LP En Public GFC 90749 (Canada)
1986 Jean-Jacques Goldman 2 K7 En Public EPC 450191-4
1986 Jean-Jacques Goldman 2 CD En Public EPC 450191-2
1991 Jean-Jacques Goldman 3 CD Quand la musique est bonne / Non Homologué / Positif COL 467 337-2
1991 Jean-Jacques Goldman Intégrale CD2 COL 469 217-2
1991 Jean-Jacques Goldman Intégrale CD3 COL 469 217-2
1994 Jean-Jacques Goldman 2 CD Premier Album / Positif COL 477 475-2
1996 Jean-Jacques Goldman 2 K7 Singulier COL 485 008-4
1996 Jean-Jacques Goldman 2 CD Singulier COL 485 008-2
2002 Jean-Jacques Goldman 3 CD Quand la musique est bonne / Non Homologué / Positif ?
2003 Jean-Jacques Goldman K7 Un tour ensemble COL 510 500-4
2003 Jean-Jacques Goldman CD Un tour ensemble COL 510 500-2
2003 Jean-Jacques Goldman CD 1 titre promo SAMPCS 13503


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Petite fille de novembre
Si blanche dans la nuit de cendre
Trouble adolescente en sursis
Comme un phare en mon amnésie
D'autres désirs et d'autres lois
Une confiance en je ne sais quoi
Philosophie, "prêt-à-porter"
Vite consommée, puis jetée

Petite fille, à quoi tu rêves
Devant ton siècle qui se lève
Même s'il te reste un peu d'amour
ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu

Y'a pas de suicide au Sahel
Pas de psychiatre en plein désert
Pas d'overdose à Kinshasa
Réponses ou questions ? Je sais pas
Pour bâtir, il fallait des mains
Des bras, des muscles masculins
Pour l'amour et l'imaginaire
C'est peut-être affaire de mères

Petite fille, à quoi tu rêves
Y'a tant de baudruches qui crèvent
Y'a tant d'idées vieilles et froissées
C'est le moment d'imaginer
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un plaisir et deux romances
Va puiser d'autres solutions
J'ai besoin d'une transfusion

Petite fille, à quoi tu rêves
Un siècle étrange se réveille
Même s'il te reste un peu d'amour
ça risque de pas peser lourd
Petite fille, à quoi tu penses
Entre un flash et deux pas de danse
Tous les flambeaux manquent de feu
Leurs flammes réchauffent si peu

Petite fille inconséquence
Entre deux tempos qui balancent
Est-ce une présence, une absence?
Est-ce blessure, est-ce naissance?
Petite fille malentendu
Petite fille ambiguë
Même si tu as perdu la mémoire
Garde-nous juste un peu d'espoir

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Géraldine : Ce soir, j'ai entendu dire que vous alliez reprendre "Petite fille" en concert. Et bien, déjà c'est un vrai bonheur, et est- ce que vous pourriez nous parler de cette chanson, parce que finalement, elle est connue mais très discrète. On vous en entend parler très très peu et on ne la connaît pas très bien par rapport à vous.

Jean-Jacques Goldman : Oui. Oui, oui. Elle a été écrite, je pense, dans les années 85, quelque chose comme ça

Géraldine : 84.

Jean-Jacques Goldman : 84. Oui. Il y a presque 20 ans et je trouve que tout ce qui se passe dans le monde ne fait qu'accréditer cette idée que plus les sociétés donnent du pouvoir aux femmes, et plus ces sociétés sont paisibles et, je ne pense pas qu'il y ait de possibilité de paix où que ce soit, lorsque le pouvoir n'appartient qu'aux hommes. Il me semble que le seul combat, semble-t-il politique, qu'on devrait faire, c'est sur l'accession de la femme au pouvoir, enfin, pas au- dessus des hommes, mais à cette égalité. Je crois que les hommes sont absolument incapables de faire la paix ensemble et même, je crois que la guerre les amuse un peu.

Rencontre avec Jean-Jacques Goldman
Radio Maguelonne, 17 avril 2002


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Comparaisons entre "Quand tu danses", "Tu t'en iras" et "Petite fille".

"Quand tu danses" : le verbe "danser", que Gaétan a déjà rapproché du fait qu'une danse peut avoir différentes significations me parait réel. Une femme vit sa vie de tous les jours et qui va de droite et de gauche peut être vue comme "une danse". Et puis il y a surtout la signification beaucoup plus sensuelle de la comparaison avec le fait que la femme a un autre amant. Tout simplement. D'ailleurs, en disant ça, je me rends compte que "Le ballet" c'est exactement ça !!! :-) Encore une chanson qui parle de la danse dune manière détournée...

"Tu t'en iras" : comme vous pouvez vous en douter, cette chanson traite du départ de la femme toujours aimée par lhomme (cf. "Quand tu danses"). A un moment, les paroles disent : "Un ridicule pas de danse" pour signifier ce départ... Je ne sais pas pour vous mais cela mévoque le même thème que dans "Quand tu danses". C'est quelque chose qui échappe au garçon : la danse est vue comme quelque chose de typiquement féminin (ce qui est faux), quelque chose d'incontrôlable, de non-palpable... un registre inconnu ou presque ! Un de ces mystères féminins que les hommes ne comprennent pas, en quelque sorte...

"Petite fille" : il évoque aussi la danse : "Entre un rêve et deux pas de danse". Mais là, c'est la danse d'une enfant. C'est différent. Je rapprocherais plus cette "danse" à celle de "Rat des villes". "Rat des villes" n'étant pas une chanson de JJG mais de Gaëtan Namouric.

Géraldine Gauthier
Là-Bas, 11 décembre 1997



"Quand tu danses" : plus simplement, Géraldine, je dirais que quelqu'un qui dit "Quand tu danses", fatalement ne danse pas lui-même, donc implicitement, elle danse avec un autre (si l'on suppose que la danse est quelque chose qui se fait à deux). La danse est typiquement la situation où tout commence (souvent), mais là : tout finit.

Je pense que ce n'est même pas la peine d'aller chercher si loin l'explication de l'utilisation du mot "danse". Il est utilisé quasiment au sens propre. J'imagine le personnage de "Quand tu danses" en train de regarder une fille / femme qui danse avec un autre, alors même que c'est ou c'était SA femme. Essayez de vous mettre à la place de cet homme quelques secondes et imaginez son mal-être.

"Petite fille" : c'est peut-être pas si loin que ça, c'est pas forcément la danse d'une enfant, mais celle d'une jeune fille, qui offre sa "danse" un peu à la légère à n'importe qui, comme on pourrait offrir sa virginité. Bon, là, je vais un peu loin, j'arrête avant de sombrer dans le moralisateur sexuel...

Mérôme
Là-Bas, 11 décembre 1997



"Petite fille", "Serre-moi" les sources d'inspirations me semblent les mêmes, bon Caroline Goldman avait grandi entre temps, ce n'est peut-être pas la même personne, mais disons, les mêmes sentiments :o). Mais "Serre-moi" est plus désabusée, les années ont passé... Bref, devant un monde qui nous blesse, nous échappe, nous dépasse, la seule réaction possible est parfois de chercher un peu de réconfort dans le regard "innocent" d'un enfant, dans son amour sans arrière-pensée.
Petite fille à quoi tu penses
Entre un plaisir et deux romances
Va puiser d'autres solutions
J'ai besoin d'une transfusion
(Petite fille)
Puis :
Serre-moi fort, Serre-moi encore, petite,
Quand ta jeunesse est mon décor
Sans tes caresses, la vie mord.
(Serre moi)
Dans les deux chansons, il y a une description des malheurs du monde, qui s'opposent à l'innocence, la fraîcheur, du personnage :
Petite fille, à quoi tu rêves ?
Y'a tant de baudruches qui crèvent
Y'a tant d'idées vieilles et froissées
C'est le moment d'imaginer
(Petite fille)
et :
Parce que la pluie, le sort,
Les vents, la nuit, dehors
Les mots tremblants qu'on en sait plus croire
Parce que les absents et nos mémoires...
(Serre moi)
Allez va,
même s'il te reste un peu d'amour, ça risque de pas peser lourd...
(Petite fille)

Marjorie Burghart
Là-Bas, 28 avril 1999



En fait, je pensais qu'elle dissimulait des faits "historiques" ou, du moins, un événement que Goldman aurait vécu. Ça me rappelait un peu la célèbre chanson de Balavoine : "L'Aziza". Le fait de se centrer sur une petite fille, quelque part, et d'évoquer tout ce qu'il y a autour d'elle (plus récemment, il y a eu "Aïcha" et "Zora sourit". Des personnages mis en lumière pour éclairer autour d'eux en fait). Voilà pourquoi je ne trouvais pas "le truc". Mais finalement il ne semble pas y avoir de "truc" !

Je me lance donc dans ma vision de cette chanson.

Je pense que ce n'est, ni plus ni moins qu'une chanson sur le début d'adolescence. Lorsqu'il y a ce mal-être qui s'installe. On n'est plus un enfant et pas encore un adulte. Ce nest pas facile, pas évident à vivre. On se replie pas mal sur soi et c'est la période des remises en question. En plus, on découvre le monde sous son vrai visage et c'est terrible ! "Comment autant de choses si dures et si violentes peuvent exister ? A quoi ça sert de vivre dans un tel chaos ?!" : autant de questions sans réponse qui mettent les adolescents dans un profond mal-être.

Cest ce qui est exprimé dans "Petite fille", je pense. A moitié "enfant" quand elle est "entre un flash et deux pas de danse" et déjà tellement adulte et "désabusée" quand JJ chante la dernière phrase qui est pour moi la plus "forte" : "Garde-nous juste un peu d'espoir". Parce que, finalement, à force de rêver, le monde deviendra sûrement meilleur...

Marjorie, je suis de ton avis pour le rapprochement à "Serre-moi" dans ces côtés très "enfant" et "pure".

Mais je vois aussi une évolution de l'état "d'enfant" à l'état "d'adulte" (en fait, "véritable adolescente qui ne va pas tarder à être parfaitement adulte").

Dans le premier paragraphe, la vie de cette petite fille bouge beaucoup et est très "insouciante", "légère" : "une confiance en je ne sais quoi, philosophie prêt-à-porter, vite consommée, puis jetée".

Mais il y a ensuite tout ce mal-être de l'adolescence "pure" qui ressort : "tous les flambeaux manquent de feu, leurs flammes réchauffent si peu".

Elle se rend compte de la "mocheté" du monde. Elle va mal. Où est cet amour dont on lui avait tant parlé dans son enfance ? Elle est écoeurée par ce qu'elle découvre : "même s'il te reste un peu d'amour, ça risque de pas peser lourd".

Cette "petite fille" vient de sortir de l'enfance, voilà pourquoi JJ dit : "Petite fille malentendu, petite fille ambiguë".
Et il termine par un message d'espoir, histoire qu'elle sache que les choses vont s'arranger et qu'elle vit les moments les plus durs : "Garde-nous juste un peu d'espoir".

La suite de cette chanson est pour moi "Elle avait 17 ans". La parfaite adolescente "de fin de parcours" en quelque sorte. Lorsqu'elle a passé tous les moments les plus difficiles et où elle vit réellement !

"Petite fille " est lopposé de "Elle avait 17 ans" : d'une chanson très "désabusée", "sombre" qu'est la première, on passe à une vision très "positive", "colorée", pleine de punch avec la deuxième.

"Elle avait 17 ans" c'est l'adolescente qui a encore un certain mal-être puisqu'il y a les parents, les profs... Ces fameuses réflexions qui "tuent". Mais d'un autre côté, je la vois très positive, pleine de rêves, d'entrain, avec la vie devant elle et un désir imperturbable de vivre sa vie malgré ce qu'en pense son entourage. Elle a franchi le cap de la dépendance totale. Elle goûte au début de l'indépendance en fait.

Géraldine Gauthier
Là-Bas, 19 mai 1999



 

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