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Pour que tu m'aimes encore

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : Editions J.R.G. / CRB Music

Version originale
Année : 1995
Interprétée par : Céline Dion
Distribuée par : Columbia / Sony Music

 

Reprises O trouver ce titre Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
1995 Céline Dion K7 D'eux COL 480 286-4
1995 Céline Dion CD D'eux COL 480 286-2
1995 Céline Dion CD D'eux (Japon) ESC A 6542 non disponible.
1995 Céline Dion CD The French Album (U.S.A.) BK 67107
1995 Céline Dion K7 2 titres COL 661 292-4
1995 Céline Dion CD 2 titres COL 661 292-1
1995 Céline Dion Maxi CD 3 titres COL 661 292-5
1995 Céline Dion Maxi 45T COL 661 292-6
1995 Céline Dion 45T Spécial JukeBox (tirage limité) COL 661 292-7
1995 Céline Dion CD 2 titres (Japon) ESDA7170 non disponible.
1995 Céline Dion CD 2 titres (Angleterre) EPC 662 425-2 non disponible.
1996 Céline Dion K7 Live A Paris COL 486 606-4
1996 Céline Dion CD Live A Paris COL 486 606-2
1998 Céline Dion Maxi CD 3 titres "Zora Sourit" COL 666 434-2
1999 Céline Dion K7 Au Coeur du Stade COL 495 240-4
1999 Céline Dion CD Au Coeur du Stade COL 495 240-2
2000 Céline Dion K7 Collector's Series 1 (Canada) Columbia CT 85148
2000 Céline Dion CD Collector's Series 1 (Canada) Columbia CK 85148
2000 Céline Dion K7 Collector's Series 1 (U.S.A.) Sony 550 BT 85148
2000 Céline Dion CD Collector's Series 1 (U.S.A.) Sony 550 BK 85148
2000 Céline Dion K7 Collector's Series 1 (Grande-Bretagne) Epic 500 995 4
2000 Céline Dion CD Collector's Series 1 (Grande-Bretagne) Epic 500 995 2
2000 Céline Dion CD Tout en amour (France) COL 500 995 2
2000 Céline Dion CD Collector's Series 1 (Australie) Epic 500 928 2
2000 Céline Dion CD Collector's Series 1 (Japon) Epic ESCA-8237
2000 Céline Dion MD Collector's Series 1 (Grande-Bretagne) Epic 500 995 8
2000 Céline Dion MD Collector's Series 1 (U.S.A.) Sony 550 85148
2005 Céline Dion 3 CD + DVD "On ne change pas" COL 82876740692
2005 Céline Dion 2 CD + DVD "On ne change pas" COL 82876726222
2005 Céline Dion 2 CD "On ne change pas" COL 82876726212
2006 Céline Dion CD "On ne change pas" COL 82876787732
2009 Céline Dion CD + DVD "D'eux" Edition 15ème anniversaire 88697559222


Adaptations trangres Reprises Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
1996 Michel Leclerc (piano) CD Recueil Spécial Piano n° 2 CD Hit Diffusion non disponible.
1997 Réjane CD "Les plus belles chansons françaises 1996" Editions Atlas FRA CD 035
1998 Réjane CD Hommage Editions Atlas 6227 303
1999 Jean-Jacques Goldman K7 En passant Tournée 1998 COL 494 829-4
1999 Jean-Jacques Goldman CD En passant Tournée 1998 COL 494 829-2
19 juin 1999 Nourith La fureur , TF1 - non disponible.
20 novembre 1999 Patrick Fiori Soirée spéciale Céline Dion et Notre Dame de Paris , TF1 - non disponible.
2000 Jean-Jacques Goldman 8 CD Intégrale 1990-2000 CD6 COL 498 836-2
2000 Elsa / Liane Foly / Hélène Ségara CD Enfoirés en 2000 BMG 74321741142
9 septembre 2003 les filles de "Belles belles belles" Top 50 : 50 tubes de légende - non disponible.
2003 Lara Fabian DVD En toute intimité ; Polydor / Universal 981 053 2 2003_dvd_lara_fabian_en_toute_intimite_300.jpg non disponible.
18 novembre 2003 Florent Pagny, Céline Dion Céline !, TF1 - non disponible.
2005 Il divo CD "Ancora" COL 82876731062

Je connais une reprise qui ne figure pas ici !

Paroles Adaptations trangres Retour au menu

Année Titre Langue Interprète Auteur de l'adaptation Pochette
1995 If that's what it takes anglais Céline Dion Phil Gadston
1996 Il mio amore per te italien Antonella Bucci ?
1996 Omdat ik zo van je hou néerlandais Gordon Gordon et Belinda Anholt non disponible.
1996 Pou to contan mo enco créole Zouk Academy ?
1996 Voel jij wat ik voel néerlandais Dominic Fred Beeky non disponible.

Je connais une adaptation qui ne figure pas ici !

Paroles Liens sponsoriss Retour au menu

Les chansons sont souvent plus belles... Paroles Retour au menu

J'ai compris tous les mots, j'ai bien compris, merci
Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
Que le temps d'avant, c'était le temps d'avant
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent

Il faut que tu saches

J'irai chercher ton coeur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Fallait pas commencer m'attirer me toucher
Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer
On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi
Je ne suis pas les autres
Avant que l'on s'attache, avant que l'on se gâche

Je veux que tu saches

J'irai chercher ton coeur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
Je ferai nos bagages pour d'infinies vendanges
Les formules magiques des marabouts d'Afrique
J'les dirai sans remords pour que tu m'aimes encore

Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes
Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir
Vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir
Plus brillante plus belle pour une autre étincelle
Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore

Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Les chansons sont souvent plus belles... Retour au menu

Journaliste : Je suis sûre que tu partages certaines émotions et feelings aussi quand tu écris des chansons même si c'est pour quelqu'un d'autre que toi, tu te dis : "je suis d'accord avec ces sentiments-là". Est-ce qu'il y a une chanson sur l'album qui reflète un peu ce que toi tu penses également, pas uniquement ce que Céline pense.

Jean-Jacques Goldman : Les chansons qui sont vraiment sentimentales, je ne partage pas forcément... D'abord, c'est une femme qui parle donc... tout ce que je peux être, c'est touché par un personnage comme ça. Par exemple "Pour que tu m'aimes encore" ou "J'attendais" ce ne sont pas des sentiments très masculins mais par contre le fait de voir quelqu'un qui puisse imaginer, qui puisse être dans cette situation, ça me touche beaucoup. Des chansons par exemple comme "Le ballet" qui ne sont pas vraiment des chansons sentimentales, une chanson un peu cynique sur les rites de la séduction, ce sont des choses qu'on partage.

Promotion au Québec, 1995


Jean-Jacques Goldman : Je voyais son caractère se dessiner peu à peu. Je savais que c'était quelqu'un d'extrêmement entier sur le plan amoureux, un peu classique, comme ça. Pour une jeune fille, je trouvais ça très particulier, à elle. Et donc, j'ai eu envie d'écrire sur ce thème de l'amour absolu, quoi. La fille qui zappe pas, qui rigole pas avec les sentiments amoureux, qui ne badine pas. Et "Pour que tu m'aimes encore" est arrivée après avec les notes. Puisqu'au début, c'est le thème, et puis après les mots viennent avec les notes.

La petite histoire, c'est que c'était une chanson comme une autre au départ. C'est-à-dire, quand on fait une dizaine de maquettes, une douzaine de maquettes, on a des préférées. Il y a certaines chansons, on pense qu'elles vont avoir plus de succès que d'autres. Et celle-ci n'en faisait pas partie, pour moi. J'attendais plus des chansons comme "J'attendais" ou "La mémoire d'Abraham", des choses comme ça. Et par contre, quand je l'ai jouée en maquette pour la première fois à Céline et à René, son mari, eux ont tout de suite ressenti quelque chose sur cette chanson que je ne comprenais pas, et je chantais comme ça sans micro, quoi, juste à côté d'eux, avec le texte à la main, et quand je me suis retourné vers eux Bon j'en ai chanté douze comme ça pour leur montrer, et quand je me suis retourné vers eux après cette chanson, ils étaient particulièrement émus. Mais à un point même que je trouvais presque étrange parce qu'ils me disaient : "Ce sera sûrement le premier titre et ce sera le titre de l'album, "Pour que tu m'aimes encore". Enfin je ne comprenais pas du tout pourquoi ils Donc eux avaient senti quelque chose dans cette chanson que moi je n'ai pas senti.

La petite histoire d'une grande chanson
Fréquence Wallonie, août 1999


Patrick Simonin : Il y a Céline Dion maintenant, il y a Patricia Kaas, il y a Johnny pour qui vous avez composé de formidables chansons. C'est aussi par procuration des succès extraordinaires. C'est difficile de se mettre dans la peau d'une femme, par exemple ? De faire chanter à Patricia Kaas "Je voudrais la connaître" ou "Pour qu'il m'aime encore" [sic] à Céline Dion ?

Jean-Jacques Goldman : Il faut faire des stages. Il faut bien connaître les femmes. Donc je m'y emploie vraiment quotidiennement. Et puis peu à peu, on arrive à savoir comment ça fonctionne. Le "ça" est avec des guillemets. Comment elles fonctionnent, quelles sont leur façon d'être, leur façon de penser.

Questions à Jean-Jacques Goldman
TV5, 21 novembre 1999


Fnac.net : Y a-t-il une chanson que vous auriez particulièrement aimé avoir écrite ?

Pascal Obispo : Je ne peux pas parler de la musique anglaise, parce qu'il y en a des centaines. En France, je pense que j'aurais été très fier d'écrire "Je suis venu te dire que je m'en vais", ou alors "Pour que tu m'aimes encore".

"Le bonheur, le bonheur"
fnac.net, novembre 1999


Jean-Jacques Goldman : Forcément quand tu décides 8 mois avant du choix des chansons, sans public, sans musiciens, sans rien, le jour où il y a le premier concert il y a des surprises, alors des bonnes et des mauvaises. Et il y a certaines chansons par exemple qu'on n'a pas réussi à caser dans le spectacle, qui n'allaient pas avec les autres. Ça a été le cas de la chanson "En passant", on l'a essayé à plusieurs endroits et chaque fois elle posait problème, elle tuait un peu le concert. C'était le cas de la dernière "Pour que tu m'aimes encore" qui fonctionnait plus ou moins, puis peu à peu, j'ai changé le texte et ensuite elle a fonctionné mieux. Et ça a été le cas même de "Je te donne", qu'on a commencé à jouer donc à l'Ile de la Réunion sans les images. Et qui ne fonctionnait pas sans les images et dès que les images ont été ajoutées, dès qu'il y a eu ce clin d'il, elle a recommencé à fonctionner.

En passant tournée 1998


Valérie Alamo : Je voudrais savoir, Jean-Jacques Goldman, s'il y a une petite histoire autour de "Pour que tu m'aimes encore" ou alors si c'était une chanson comme une autre au départ ?

Jean-Jacques Goldman : La petite histoire, c'est que c'était une chanson comme une autre au départ. C'est-à-dire que quand on fait une dizaine, une douzaine de maquettes, on a des préférées. Il y a certaines chansons dont on pense qu'elles vont avoir plus de succès que d'autres. Celle-ci n'en faisait pas partie pour moi. J'attendais plus des chansons comme "J'attendais", ou "La mémoire d'Abraham", des choses comme ça. Par contre, quand j'ai joué en maquette pour la première fois à Céline et à René, son mari, eux ont tout de suite ressenti quelque chose sur cette chanson que je ne comprenais pas, à un point que je trouvais presque étrange, parce qu'ils me disaient que ce serait sûrement le premier titre et également le titre de l'album, "Pour que tu m'aimes encore". Et je ne comprenais pas du tout pourquoi. Eux avaient donc senti quelque chose sur cette chanson que moi je n'ai pas senti.

Valérie Alamo : Est-ce qu'ils avaient senti justement que les paroles collaient très bien à la personnalité de Céline Dion ?

Jean-Jacques Goldman : Je pense qu'ils n'avaient pas analysé. La première fois, on était dans un petit studio. Je passais les maquettes et je chantais comme ça, sans micro, juste à côté d'eux, avec le texte à la main. J'en ai chanté douze pour leur montrer, et quand je me suis retourné vers eux après cette chanson, ils étaient particulièrement émus, et je ne comprenais pas trop pourquoi.

Valérie Alamo : Comment s'est passée l'écriture de la chanson elle- même ?

Jean-Jacques Goldman : La première chose qui est venue, c'est le thème. Je connaissais peu Céline mais j'avais lu tout ce qu'elle disait dans les interviews, je voyais son caractère se dessiner peu à peu, et je savais que c'était quelqu'un d'extrêmement entier sur le plan amoureux, un peu classique, comme ça Pour une jeune fille, je trouvais que c'était quelque chose qui lui était très particulier et donc j'ai eu envie d'écrire sur ce thème de l'amour absolu, de la fille qui ne zappe pas, qui ne rigole pas avec les sentiments amoureux, qui ne badine pas. Il y a eu d'autres thèmes avant comme ça. "Pour que tu m'aimes encore" est arrivée après, avec les notes, puisqu'au début, c'est le thème, et puis les mots viennent avec les notes.

Valérie Alamo : Dans les chansons que vous donnez aux interprètes féminines, on a l'impression que vous dressez souvent un portrait pas très reluisant de l'homme. Les femmes sont toujours très clairvoyantes. Que ce soit pour Céline Dion, ou dans la chanson "Il part" pour Carole Fredericks, ou dans la dernière de Patricia Kaas, la femme est lucide, elle voit tous les travers de l'homme. Comme c'est un homme qui écrit, c'est assez perturbant. Est-ce que c'est une façon de remettre les pendules à l'heure ?

Jean-Jacques Goldman : C'est une façon de mettre les pendules à mon heure. Je vois tout ça. Je crois que les femmes sont beaucoup plus cohérentes, beaucoup plus sûres, beaucoup plus fiables, beaucoup plus raisonnables, beaucoup plus courageuses, incontestablement. Même sur le plan social, moins les femmes ont de pouvoirs dans des sociétés et plus ces sociétés sont violentes, injustes C'est extrêmement clair dans l'Histoire. Plus les femmes ont du pouvoir et plus ces sociétés sont tendres, évoluées. Clemenceau disait que la guerre était quelque chose de beaucoup trop sérieux pour la laisser à des militaires, moi je trouve que la vie est quelque chose de beaucoup trop sérieux pour la laisser à des hommes [rires].

Valérie Alamo : Est-ce qu'il y a un vers que vous préférez dans la chanson "Pour que tu m'aimes encore", une phrase qui vous fait toujours autant d'effet, puisque je suppose que vous êtes un petit peu dépossédé de la chanson, vu le succès qu'elle a obtenu ?

Jean-Jacques Goldman : J'aime bien "On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi / Je ne suis pas les autres" [rires].

L'histoire de "Pour que tu m'aimes encore"
Réseau France Bleu, octobre 1998


Jean-Jacques Goldman : Non. Et je trouve que je nai pas fait de tube depuis longtemps, des gros tubes, des trucs comme "Aïcha", "Je te donne", "Pour que tu maimes encore" ou comme par exemple "A ma place" de Bauer et Zazie. Des trucs qui tout à coup prennent leur envol et on ne sait pas où ça va. Jai fait des succès récemment, mais pas de tube.

Anthony Martin : Mais ça fait quand même généralement mouche à chaque fois.

Jean-Jacques Goldman : Oui mais un tube cest autre chose. Un tube, cest une chanson qui tout à coup décolle. Je ne parle pas des succès. Les succès, tout le monde peut en faire. Mais une chanson qui tout à coup te dépasse, comme "Belle", qui passe partout jusque dans les ascenseurs, quon entend tout le temps, qui devient presque un phénomène, ça fait longtemps que je nen ai pas fait.

Ça cartonne,
RTL, le 20 novembre 2001


Anthony Martin : Avant que la chanson soit disponible, soit offerte au public, quand vous réécoutez votre travail en studio, vous arrive-t-il de pleurer ou déclater de rire, dêtre ravi du pouvoir de la chanson, découter, tout à coup de devenir auditeur de votre boulot et de dire "Wow !!" ?

Jean-Jacques Goldman : Ça mest arrivé quelquefois.

Anthony Martin : Sur quelles chansons ?

Jean-Jacques Goldman : "Quand la musique est bonne", jétais sûr, "Je te donne", jétais sûr. Cétait surtout à cette époque-là. "Lenvie", je nen étais pas sûr parce que je me disais que cétait une chanson qui ne pouvait pas passer en radio parce quelle était trop bizarre, mais jétais super content de ce que jentendais. A contrario, des chansons que je nai pas du tout senties, cest par exemple "Pour que tu maimes encore", qui était pour moi une chanson mineure de lalbum.

Ça cartonne,
RTL, le 20 novembre 2001


Eric Jean-Jean : Alors je voulais venir sur la composition pour les autres, parce qu'on a compris que tu écrivais pour toi, que tu avais ton petit carnet, mais comment est-ce que tu choisis, si je peux me permettre l'expression, une proie ?

Jean-Jacques Goldman : Ouais Alors, j'aime bien les gens qui chantent bien - c'est pas du tout par modestie - mais qui peuvent chanter comme moi je ne peux pas chanter. Ce n'est quand même pas être modeste que de dire que quand Céline Dion chante "Pour que tu m'aimes encore", ce n'est pas la même chose que quand je la chante, et que quand Johnny, au stade de France, chante "L'envie", il lui donne une dimension que je ne pourrais pas lui donner. Ce n'est pas être modeste que de dire ça ! Donc, j'aime bien ça. Ensuite, j'aime bien que ce soit des gens sympas, si c'est des têtes à claques ou des têtes de cons, ça ne m'intéresse pas. Troisièmement, il faut que j'aie l'impression de pouvoir leur apporter quelque chose, ce qui n'est pas toujours le cas.

Paroles et musiques
RTL, le 15 décembre 2001


Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Retour au menu



Je poste une discussion qui a démarré en privé entre Chrystèle Mollon et moi et qui pourrait peut-être intéresser et faire réagir certaines personnes (...). La discussion a démarré quand Chrystèle m'a écrit qu'elle avait trouvé démago de la part de Jean-Jacques Goldman d'avoir repris Pour que tu m'aimes encore à la fin du concert "En passant"... Voici la suite...

Mathieu Claval
En passant, mai 1999



Moi, je n'ai pas trouvé "Pour que tu m'aimes encore" démago (peux-tu m'expliquer ? ). Lors de mon premier concert, ce détournement m'a complètement bluffé et j'ai trouvé ça génial. Pour moi, c'était le point d'orgue qui confirmait toute la tonalité du concert, cette proximité si bien travaillée... et une évolution importante par rapport à l'époque où Jean-Jacques Goldman semblait très détaché de son succès et de ses fans, genre "je balance mes chansons, mais si personne ne les aime, ce n'est pas très grave".

Mathieu Claval
Conversation privée, mai 1999



Je dis "démago" dans le sens où, pour moi, quémander l'"amour" de milliers de personnes, c'est de la pure démagogie... Surtout venant de quelqu'un comme Jean-Jacques Goldman, si détaché, en apparence tout au moins, de l'attachement que ses fans lui portent. Vraiment, une chanson comme "Famille" m'a beaucoup plus touchée, elle signifiait bien plus pour moi, une réelle communion possible entre lui et son public, contrairement à un amour. C'est clair qu'il montre maintenant qu'il a davantage confiance en lui, qu'il sait qu'il a un (gros) noyau de fans fidèles et qu'il apprécie cela, mais de là à nous faire une telle déclaration...

Je n'ai pas été choquée, outrée ou quoi que ce soit par cette chanson, mais j'ai regretté qu'elle termine le concert. Elle m'aurait moins gênée, je pense, dans le cours du concert. J'aurais préféré qu'il termine chaque concert par une chanson comme "En passant" ou "Famille", chansons qui lui correspondent plus, à mon avis.

Chrystèle Mollon
Conversation privée, mai 1999



Personnellement, je n'ai pas pensé une seconde à interpréter la demande de "Pour que tu m'aimes encore", dans le cadre de la tournée, comme une demande au public d'un amour personnel pour sa petite personne et encore moins comme une "petite annonce" à l'attention des femmes de l'assistance ! Ceci ne m'a même pas effleuré et ce serait effectivement très démago...

J'ai pensé, depuis le premier concert auquel j'ai assisté, qu'il demandait là, à son public, de lui conserver la faveur de rester l'un de ses artistes favoris (sinon leur seul et unique artiste préféré !). Pour que tu m'aimes encore, ici c'est "Pour que tu aimes encore mes chansons".

J'ai eu l'impression qu'après 17 ans de succès ininterrompu, la nature inquiète de Jean-Jacques Goldman lui a soufflé plus que jamais le fait qu'après tout, ça n'allait peut-être plus durer : une inquiétude qu'il évoque depuis très longtemps, mais de manière assez détachée d'habitude.

En plus, au moment de défendre l'album "En passant", un album surprenant pour les fans à plus d'un titre (et Jean-Jacques Goldman doit bien le savoir), il a peut-être ressenti le besoin de dire en filigrane "Ne partez pas maintenant, même si vous aimez moins celui-là".

En tout cas, c'est comme ça que j'interprète cette reprise qui, vue comme cela, frise le détournement. Et j'ai trouvé très fort de faire ce détournement en ne changeant pas un mot du texte original... Toujours la magie des textes très "ouverts" de Jean-Jacques Goldman...

Alors, bien sûr, il y a des phrases qui collent mieux que d'autres dans cette interprétation. Pour moi les meilleures : "j'ai compris tous les mots, j'ai bien compris, merci" à rapprocher de l'ancien "j'ai bien reçu tous vos messages, je vous ai lu page après page". Il fait allusion autant aux lettres qu'il reçoit et auxquelles il ne peut plus répondre depuis longtemps, qu'aux mots qu'on lui crie pendant les concerts...

"Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici / Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané" : j'y vois une allusion au fait que, même si les fans sont de plus en plus nombreux, ils sont aussi de plus en plus "sages" et "raisonnables"... Ils connaissent de moins en moins les textes par coeur, crient moins pendant les chansons... Jean-Jacques Goldman a beaucoup fait à une époque pour calmer le jeu à ce sujet. Je pense qu'aujourd'hui il ne souhaite pas que cette "pépérisation" continue, voire il aimerait un petit retour en arrière (quelqu'un parlait récemment d'un éventuel "démon de midi" sensuel de Jean-Jacques Goldman, il a peut-être aussi un "démon de midi" de folie collective à une époque où il se sent enfin à l'aise sur scène...).

Personnellement, comme j'assiste à beaucoup de concerts depuis dix ans, l'évolution vers des fans de pop / rock, de plus en plus calmes, est pour moi flagrante et Jean-Jacques Goldman reste encore un des chanteurs les plus épargnés. Trop de gens vont au concert comme ils regardent la télévision, assis béatement... Maudites années 90 !

"Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent" : allusion aux artistes qui passent et ne durent pas (boys and girls band, etc...), et au goût croissant du jeune public, élevé au zapping de la télévision, pour ce genre de production "jetable" et interchangeable.

"Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures / J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes" : tu peux t'éclater sur de la techno (les froids), de la dance, de la salsa (les flammes), amuse-toi, mais tout ça c'est superficiel... Moi je serai toujours là avec mes textes qui te toucheront au plus profond de ton âme même si tu ne danses pas dessus et j'espère qu'à la fin, c'est toujours vers mes chansons que tu reviendras.

"Fallait pas commencer, m'attirer, me toucher / Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer" : c'est de votre faute. Vous m'avez imposé des rapports passionnels (surtout vous les filles !) alors que j'avais ça en horreur, vous m'avez obligé à faire de la scène alors que je n'en voulais pas, vous m'avez tellement donné que ça a fini par me toucher définitivement, malgré toutes les protections que je m'étais bâties...

"Moi je sais pas jouer / On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi / Je ne suis pas les autres" : attention, je ne suis pas quelqu'un de superficiel, peut-être que d'autres peuvent "faire semblant" d'avoir un lien fort avec leur public alors qu'ils s'en fichent en fait, mais pas moi. Quand j'avais l'air de m'en ficher, je m'en fichais, et maintenant que je ne m'en fiche plus, je vous le montre, même si cela peut vous choquer.

"Avant que l'on s'attache, avant que l'on se gâche" : en général, Jean-Jacques Goldman disait "Avant que l'on s'attache... Trop tard !". Ce qui paraît assez clair... Quant à se gâcher, je le rapprocherais de la pudeur qu'il a toujours. Etre pudique, c'est une façon de ne pas gâcher la beauté d'une relation. Cette magie pourrait être gâchée par trop de détails quotidiens et médiocres.

"Je trouverai des langages pour chanter (tes louanges)" : je continuerai à trouver de nouveaux mots, de nouvelles images à chanter... Bien sûr, les louanges "collent" moins bien et, heureusement, les chansons de Jean-Jacques Goldman n'ont pas vraiment de raison de parler trop de son public, sinon tout ceci tournerait un peu en rond...

"Je ferai nos bagages pour d'infinies vendanges": bon, je pense qu'il n'y a pas pensé lui-même, mais ceux qui préparent leurs bagages pour Ouveillan (dont je ne fais pas partie malheureusement) et ses vendanges se seront reconnus ! Ouf ouf ouf...

"Je m'inventerai beau pour que tu me retiennes" : il se déclare capable de réinventer son personnage afin qu'on se souvienne de lui, qu'il passe à la postérité... Là, ça devient effectivement démago, quand même...

"Je me ferai nouveau pour que le feu reprenne" : normal. Il sait qu'il faut se renouveler en permanence pour garder l'attention de son public. Cf. les on a cherché des trucs nouveaux pour continuer à vous plaire", etc... lors des "bavardages" entre les chansons...

"Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir / Vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir" : si on le prend au pied de la lettre, Jean-Jacques Goldman se déclarerait prêt à changer de style, peut-être à chanter des trucs plus "mode" pour capter le public... Arrête, Jean-Jacques, là il y a danger et démago n° 2 (je te l'accorde, Chrystèle) ! Tes fans sont rarement fans de techno / dance / groove ou, en tout cas, ce n'est pas ça qu'ils attendent de toi !

"Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore" : là, je crois que c'est déjà fait, tout ce que touche notre Jean-Jacques Goldman semble se changer en or. Que "l'homme d'or" veuille se changer en or, c'est fort... A moins qu'il ne nous dise tout simplement qu'il veut faire refaire ses amortisseurs chez Midas...

Mathieu Claval
Conversation privée, mai 1999



Je viens de lire la discussion à propos de "Pour que tu m'aimes encore" comme dernière chanson de la tournée "En passant", sur le site "Parler d'sa vie". La question était : démago ou pas.

Je réponds à chaud car cela m'a vraiment choquée. Je me trompe peut-être, mais je ne pense pas que Jean-Jacques Goldman ait choisi de prendre cette chanson comme dernière de la tournée pour quémander de l'amour ou la fidélité de son public. Il suffit d'avoir lu quelques articles pour savoir que jamais il ne fera des pieds et des mains pour conserver son public... Je pense tout simplement qu'il a voulu nous remercier d'avoir accueilli de la sorte cette chanson et l'album en général. Il me semble me souvenir d'un article ou dune interview où il disait que cela lui faisait plaisir quand cela marchait plus pour ses interprètes que pour lui... Bien sûr qu'il a changé les paroles comme pour s'adresser à nous, mais je pense qu'il s'est dit "je vais m'amuser avec eux en sachant que jamais ils ne prendront ça au premier degré".


Cathy Salvat
En passant, 20 septembre 1999



 

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