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Frédéric Lerner

C'est peut-être un peu hors sujet, mais puisqu'on a déjà parlé du jeune homme sur "En passant" autant continuer un peu... Voici donc une ou deux idées, remarques, sentiments, bref... sur l'album de Frédéric Lerner. A tout seigneur tout honneur, les influences goldmaniennes sont effectivement frappantes. D'abord la voix, c'était déjà étonnant sur "Si tu m'entends", mais même les plus attentifs pourraient croire que c'est JJG qui chante le refrain de "Je l'oublie". Ensuite, les titres de chanson (ex : "On partira") étaient déjà évocateurs, mais que dire de "Tu manques", beaucoup moins intime quand même que celle de l'album Fredericks-Goldman-Jones... On pourrait ajouter à cela les thèmes (le temps qui passe, les ombres, les silences et les gestes… et proportionnellement peu de ritournelles amoureuses), un flair certain pour le tube efficace (personnellement, j'aime beaucoup "Si et seulement si") et pour ceux qui ont l'album : ouvrez la pochette à la première photo intérieure et dites-moi s'il n'y a que moi pour croire qu'il n'y a pas que des brebis qu'on a essayé de cloner !

Pour autant, "On partira" n'est pas forcément un ersatz de JJG. D'abord, parce qu'il y a des contributions qui ne sont pas habituelles de la bande à Goldman : Philippe Labro, Félix Gray et une partie de l'équipe qui travaille avec Hallyday. Ensuite, parce que les mélodies sont parfois plus douces, moins travaillées et ont une couleur qui m'a d'avantage fait penser à Bruel ou Obispo (ne me trucidez pas pour avoir écrit cela !) : piano solo, nappes de synthé simples et boîte à rythmes qui fait perdre un peu d'acoustique (mais ça risque d'être beaucoup mieux en live... ). Voilà.

Quelques mots pour terminer sur "Si tu m'entends" : ballade efficace, refrain accrocheur, dommage que l'attaque des couplets rappelle un peu trop "Aller plus haut" (mais je sais, "il n'y a que sept notes dans la gamme et donc forcément au bout d'un certain nombre de chansons on se met à avoir... un style, c'est ça ?"). En tous cas, les Goldman brothers ne sont pas oubliés dans les remerciements finaux...

Voilà c'est un peu (beaucoup ? ) en bazar, mais ça peut donner des idées. Je dirais "un bon premier" album avec des influences efficaces (forcément ! ), un peu trop présentes parfois, mais remises à ce qui semble être la "sauce-Lerner", qui devrait se révéler délicieuse en live !

Cela dit, je ne suis pas "diplômée-en-criticulture-es-musique-de-variétés" donc si vous trouvez que tout ce qui précède est un concentré de bêtises vous pouvez :

1) Effacer ce message et oublier les trois minutes précédentes.

2) Me donner vos impressions (N’ayez pas peur vous ne pourrez pas faire pire que mes profs... )

Julie Hernandez
En passant, 23 avril 2001
Tous droits réservés

Julie ayant entamé cette semaine une discussion sur Frédéric Lerner, je me permets d'y apporter mon grain de sel (euh... disons mon marais salant quand vous verrez la longueur du mail... ;o))

D'une manière générale, je suis assez déçue par l'album. En fait, je suis déçue parce que j'ai l'impression que ce jeune homme est capable de faire beaucoup mieux... pourvu qu'il parvienne à se débarrasser de l'étiquette "successeur officiel de JJG" que sa maison de disques lui a collée pour promouvoir son lancement, mais qu'il cultive pour l'instant allègrement.

J'y reviendrai.

En ce qui concerne l'album, Julie l'a souligné, pas mal de collaborations extérieures. Certaines assez heureuses (Philippe Amar), mais d'autres qui me semblent moins réussies. C'est le cas notamment de "Grâce à vous", signée Philippe Labro / Fred Blondin, un texte qui, pour ceux qui ne le connaissent pas, est une sorte de remerciement au public. Une chanson initialement destinée à Johnny Hallyday... et qui aurait dû le rester, parce que je trouve cette attitude un peu prématurée et démagogique dans le premier album d'un chanteur qui n'a, à ma connaissance, jamais fait de scène avant d'enregistrer son disque... Même si l'album a peu de chances de ne pas marcher vus les moyens déployés pour son lancement.

En ce qui concerne les titres dont Frédéric Lerner est l'auteur compositeur, j'accroche mieux, notamment à "Tu manques", "Il ne restera" ou "Doucement dors". Les mélodies sont agréables, les arrangements cèdent, certes, à la grande mode actuelle qui veut qu'on ajoute des cordes à tous les coins de chansons, mais bon, ça ne me déplaît pas. C'est pour cela que je pense qu'il a un fort potentiel, même s'il a encore pas mal de progrès à faire en particulier au niveau des textes pour sortir des clichés et rimes un peu faciles. Mais j'ai l'impression que pour l'instant, il est encore trop prisonnier du poids de Columbia et de son producteur, Jean-Claude Camus. Trop prisonnier aussi de l'influence de JJG donc, incroyablement présente dans les textes, mais aussi dans le personnage de Lerner.

En effet, en ce qui concerne les textes, Julie l'a dit, "On partira" évoque inévitablement "On ira", à cause de la similitude du titre mais aussi du thème (partons d'ici pour nous inventer une vie meilleure à deux là-bas). Le fait d'avoir choisi ce titre pour l'album ne fait que renforcer le parallèle. Et puis il y a surtout "Tu manques". Déjà, bien sûr, le titre fait tilt pour quiconque a déjà entendu la version JJG, d'autant que c'est quand même une structure grammaticale assez inhabituelle. Ensuite, il y a le style de la chanson, très calme, un titre qui pourrait difficilement sortir en single. Enfin et surtout, il y a les paroles : "Tout doucement / Tu manques", "Evidemment / Tu manques", "Infiniment / Tu manques", "Terriblement / Tu manques", "Tout simplement / Tu manques"... Ça ne vous rappelle rien ? ... Je n'ai pas relu les paroles de la version de Goldman, mais il me semble bien quand même que c'est très très proche... En outre, les deux chansons parlent de rupture, même si elle est définitive pour JJG (la mort de son père) et sentimentale pour Lerner. J'ai eu l'occasion d'interviewer Frédéric Lerner après son récent concert au printemps de Bourges, je lui ai donc demandé s'il avait conscience des similitudes entre sa chanson et celle de Goldman. Il m'a répondu que non, en ayant même l'air presque surpris que je le lui fasse remarquer, ce qui m'étonne quand même beaucoup. Il m'a expliqué qu'il avait tellement écouté JJG que quand il écrit, ce sont parfois les mots de JJG qui lui viennent à l'esprit, et qu'il s'en rend parfois compte mais pas toujours, mais que finalement ça ne le dérange pas plus que cela parce qu'il assume la référence.

L'influence de JJG, on la trouve aussi dans le petit texte manuscrit de la dernière page du livret : "On prend souvent des routes différentes de ceux qu'on aime sans savoir pourquoi. Besoin d'une autre histoire... peut-être ! On délaisse, on blesse, on s'allie même. Mais les premières zones d'ombre nous ramènent toujours sur nos traces essentielles, celles gravées à jamais dans notre écorce. On partira. Frédéric Lerner". Très jjgien quand même, non ? Soulignons aussi la présence de Christophe Deschamps sur la chanson titre de l'album. En ce qui concerne la voix, c'est vrai que leurs intonations sont assez semblables, ça m'avait frappée au début mais moins maintenant, surtout que j'ai depuis entendu un autre chanteur dont la voix est encore plus proche de celle de JJG que Lerner. Et ça ce n'est pas forcément un mimétisme voulu.

Le look : depuis les photos de l'album, les cheveux de Lerner ont poussé. Résultat, il arbore maintenant, du moins il y a une semaine, exactement la même coupe que le JJG du milieu des années 80, époque Envole-moi. Or, vous en croisez souvent, vous, dans la rue, des gens qui se coiffent encore comme ça aujourd'hui ? ... De même, sur scène, comment s'habille notre Frédéric ? Jean (noir) et chemise (blanche)... No comment...

Enfin sur scène, encore une fois, c'est le JJG des années 80 que l'on retrouve : le look, donc, aussi peu à l'aise que "son maître", ne sachant pas quoi faire quand il n'a pas sa guitare dans les mains, timide avec le public, ne sachant pas trop quoi raconter, mais jouant tout de même de la même façon que JJG avec le public (cf. présentation de Cybelia), utilisant souvent les mêmes mots ("Vous êtes prêts ? Alors on y va !")...

La ressemblance initiale est donc certes là, mais elle est entretenue et accentuée d'une façon assez troublante. Je ne parle pas trop de la prestation scénique, après tout, Bourges était son troisième concert et je veux bien croire que ce soit hyper angoissant et impressionnant de chanter devant 5 000 personnes qui ne sont en plus pas forcément venues pour lui. Mais j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il a pu (et comment on a pu le laisser) pousser le mimétisme à ce point ! Le lancer comme le nouveau JJG, c'est bien sûr vendeur (combien de nous avons acheté l'album un peu ou beaucoup pour ça ? ... ), mais en faire un véritable JJG bis, est-ce que ça ne risque pas de lui nuire bien plus que le servir ? Or, il est impossible que tout ça ne soit pas calculé, choisi, voulu, par la maison de disques et le producteur... On ne me fera pas croire que les textes ne sont pas relus et encore relus, par plein de personnes différentes et qu'aucune ne lui ait fait remarquer qu'il allait un peu trop loin dans le mimétisme.

Idem pour le look.

Mais c'est dommage, à mon avis, parce qu'en plus d'être quelqu'un de fort sympathique, il a, selon moi, un certain quelque chose qui laisse deviner un vrai talent, complètement annihilé pour l'instant par le personnage qu'il se crée et / ou qu'on lui crée. J'ai parfois l'impression embarrassante de voir un pantin manipulé... Et je crains que ça marche sur une chanson, voire un album, mais pas sur la durée.

Enfin voilà, ce que je pense aujourd'hui de cet artiste, mais j'espère que l'avenir me donnera tort, parce qu'après tout, pas plus que Julie je ne suis "diplômée-en-criticulture-es-musique-de-variétés", ni en autre chose d'ailleurs ! ;o)

Chrystèle
En passant, 29 avril 2001
Tous droits réservés

Pour continuer la conversation sur Lerner et en réponse au message de Chrystèle, j'ajouterai, qu'effectivement, il y a une certaine ressemblance avec Goldman (qu'apparemment Chrystèle, tu déplores) et qui peut être est entretenue afin d'attirer le public. Mais ce que je peux voir, c'est que ça fonctionne très bien, puisque même toi tu dis que "Tu manques" est l'une des chansons que tu préfères. Tu dis aussi qu'il est trop prisonnier, mais je pense sincèrement qu'il aime ce genre de musique un peu facile et très variété. Mais si c'est vraiment son style, pourquoi changerait-il ? En plus, il l’assume, alors pourquoi vouloir qu'il change. Quand on aime le rock, on aime le rock, on ne se dit pas : "Mince ça ressemble a untel ou au jazz". Idem, on ne se dit pas : "Mince, c'est du déjà vu !". Enfin, je pense que l'on ressemble toujours plus ou moins, c'est vrai, à quelqu'un ou un style déjà existant, puisqu'on a toujours besoin de s'identifier à quelqu'un ou un style et dans son album il n'y pas que des influences goldmaniennes, mais également tout un style justement très variété. Enfin, je dirais que si Lerner a écouté énormément Goldman tout au long de sa jeunesse, c'est normal qu'il y en ait des restes. S'il est d'accord avec les idées de Goldman, pourquoi n'aurait-il pas le droit de le dire ? Quant à la tenue de scène de Lerner, franchement, le jean c'est quand même une tenue des plus courantes. Qu'il soit timide, oui, c'est vrai, mais je ne pense pas qu'il l'ait choisi. En conclusion, je dirais que c'est vrai qu'il y a des ressemblances avec Goldman, je ne le nie pas, mais je pense que, sincèrement, puisque nous sommes des "fans" de Goldman - peut-être un peu plus que d'autres - et bien, on voit toutes ces ressemblances comme étant beaucoup plus importantes qu'elles ne le sont en réalité.

Vélina Raillère
En passant, 29 avril 2001
Tous droits réservés

Bon, à moi, maintenant !

Moi, je suis de ceux qui n'ont pas acheté l'album. La raison principale étant que je n'aime pas particulièrement le single "Si tu m'entends". Ce qui me chagrine le plus, c'est effectivement cette comparaison obligatoire avec JJG. Une comparaison qui a été faite aussi bien par les médias, que par les fans de JJG (dont moi), que par les détracteurs de JJG ("même soupe" disent-ils), que par vous, qui semblez pourtant apprécier son album... Je suis d'accord pour dire qu'on retrouve souvent des influences dans la musique de n'importe quel artiste, mais ne me dites pas que ce genre de mimétisme là est si courant que ça ! Quant à cet argument censé vendre : "L'héritier de JJG, le nouveau JJG, etc...". Cela vous a-t-il vraiment fait acheter le CD ?

Mais moi, je voudrais que JJG reste toujours JJG, personne ne doit lui ressembler, personne ne doit faire du JJG si ce n'est lui (déjà qu'il se plagie lui-même... ). Vous qui êtes des goldmanophiles avertis, ne ressentez vous pas ça comme ça ? Je n'ai aucun besoin d'un petit jeune maladroit qui à l'air de bien se faire marcher sur les pieds par sa production... Je n'ai rien contre Frédéric Lerner, lui-même. Au contraire, je suis très favorable à laisser une chance aux nouveaux talents. Mais là, excusez-moi, le produit qu'il nous donne ne m'attire pas du tout...

Je préfère nettement un artiste comme Gérald de Palmas qui allie toutes ses propres influences (dont Goldman, et pas seulement dans "J'en rêve encore") pour en faire quelque chose d'original... J'irais même jusqu'à dire que je préfère ce que fait Fiori à Lerner (ce qui est un grand effort de ma part...). Bon, certes, chacun ses goûts, mais quand même...

Maintenant, je propose un test, qui a plus à voir avec notre ami Robert Goldman : prenez votre CD de Tina Arena (puisque c'est J. Kapler, j'imagine que vous l'avez tous... pas moi... ), écoutez la première phrase d' "Aller plus haut". Bien, maintenant, prenez le CD de notre ami Frédéric et écoutez la première phrase de "Si tu m'entends"... No comment...

Emeline Bruley
En passant, 29 avril 2001
Tous droits réservés

Est-ce que vous vous rendez compte qu'en achetant ainsi sans savoir si vous apprécierez, vous sautez les pieds joints dans le panneau marketing tendu par la maison de disques ? En effet, auriez vous seulement tendu l'oreille sur son single si Jean-Jacques n'avait pas été cité ?

Je ne le pense pas, Lerner n'est certainement pas un génie et j'irais même jusqu'à dire qu'il chante faux à quelques reprises (apparitions TV). Bref, la major a gagné son pari, on n'arrête pas d'en parler et on joue leur jeu.

Jean-François Herbillon
En passant, 29 avril 2001
Tous droits réservés

NON, Frédéric Lerner n'est pas Jean-Jacques Goldman et NON il ne calque pas sur lui. Pour vous en convaincre, prenez du recul par rapport toutes ces comparaisons et coutez l'album, tout simplement !!! Ecoutez galement le deuxième album ("Etre libre"). Je pense que Frédéric Lerner mrite SON succs, SON public et qu'il a SA personnalit. Point barre. Et pour ceux qui ne sont pas contents que la chanson "Grâce vous" initialement destine Johnny Hallyday soit finalement interprte par Frédéric Lerner, eh bien dites-vous que c'est Johnny lui-mme qui a refus cette chanson... alors que sans son public il ne serait rien, il ne tient pas plus que a les remercier...Tirez-en les conclusions que vous voulez... Voil, maintenant vous de voir...mais la meilleure des solutions est encore de juger soi-mme.

Fabienne
Correspondance personnelle, 19 janvier 2005
Tous droits réservés

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