Les plus belles citations de Jean-Jacques Goldman
Tout sur l'actualité de Jean-Jacques Goldman
La vie de Jean-Jacques Goldman, de ses origines à aujourd'hui
Tout sur les chansons de Jean-Jacques Goldman
Tous les albums de Jean-Jacques Goldman
Tous les DVD et les cassettes vidéo de Jean-Jacques Goldman
Toutes les tournées de Jean-Jacques Goldman depuis 1983
Interviews, essais, livres
Robert Goldman : l'autre Goldman
Pierre Goldman : le dossier
L'histoire des Restos du Coeur et les tournées des Enfoirés
Les sondages de Parler d'sa vie
Listes de discussion et de diffusion, liens, adresses utiles, recommandations
Goodies : Jeu, fonds d'écran, humour...
Le livre d'or de Parler d'sa vie
Le pourquoi de tout ça...

Jean-Jacques Goldman sur RFM
(RFM, le 28 septembre 1997)

Jean-Jacques Goldman sur RFM
RFM, le 28 septembre 1997
Yann Arribar
Retranscription de David Galantin

Y.A. : Bonjour Jean-Jacques Goldman .

Jean-Jacques Goldman : Bonjour.

[Musique de fond : intro de "Sache que je"]

Y.A. : C'est un plaisir de vous recevoir comme a pendant une heure on va pouvoir bavarder. C'est gentil aussi de vous arrter chez nous parce que vous tes quand mme quelqu'un de trs occup, c'est vrai que dans l'esprit de tout le monde et des gens qui nous coutent, on se dit comment se fait-il que Jean-Jacques Goldman puisse comme a aller dans une radio vu le travail qu'il peut avoir droite et gauche ?

Jean-Jacques Goldman : Vous savez, on a un boulot quand mme relativement privilgis par rapport aux gens qui font les 3/8, c'est quand mme beaucoup plus dilettante et on a pas mal de temps libre. Et en plus le fait d'aller voir les mdias a fait partie aussi du travail.

Y.A. : Et comment vous percevez ca justement aller voir les mdias ? C'est quelque chose que vous faites avec plaisir, avec dplaisir ou c'est entre les deux le sentiment qui vous habite en ce moment l ?

Jean-Jacques Goldman : Sans aucune dmagogie la radio est beaucoup plus facile, d'une part parce qu'on a souvent faire des gens qui aiment vraiment la chanson, qui connaissent. Et on peut pas tre trahi. La presse c'est beaucoup plus compliqu parce que... ils ont beaucoup plus de pouvoir sur nous ne serait-ce que dans la retranscription de ce qu'on dit et puis ensuite ils peuvent arranger la sauce qui leur va, et la tlvision... l a devient un peu compliqu.

Y.A. : Et quand c'est un collgue chanteur qui fait un article sur vous comme par exemple Yves Simon dans le Nouvel Observateur, qu'est-ce que vous en pensez ?

Jean-Jacques Goldman : C'est toujours un petit peu dlicat parce que il ne s'agit pas d'un collgue, il s'agit d'un ami avant tout et donc c'est comme si un ami qui parle de soi, et videmment on lui a livr des choses qu'on n'aurait pas livr un mdia. Mais bon...

Y.A. : Le rsultat final ?

Jean-Jacques Goldman : Le rsultat c'est plus... c'est un portrait, c'est sa faon de me voir. Donc la limite c'est plus un article d'Yves Simon plutt qu'un article sur moi.

Y.A. : D'accord. Donc un nouvel album qui s'appelle "En passant", le premier sous votre nom depuis... depuis dix ans hein maintenant ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, depuis une parenthse Fredericks Goldman Jones.

Y.A. : Ils vont bien au fait, vous tes pas fchs avec eux ?

Jean-Jacques Goldman : Trs bien, j'ai djeun avec Michael hier, j'ai vu Carole la semaine dernire...

Y.A. : Tout va bien alors ?

Jean-Jacques Goldman : Tout va bien.

Y.A. : Un album que vous avez mis combien de temps crire ?

Jean-Jacques Goldman : C'est un peu comme les autres, en gnral on sort un album, on part en tourne pendant une anne, aprs on glande pendant un an, aprs on fait des maquettes pendant un an et puis l'album sort l'anne d'aprs.

Y.A. : Vous dites glander mais a j'arrive pas croire que vous glandez pendant un an ?

Jean-Jacques Goldman : Glander a veut dire aussi vivre des expriences, revivre de faon un peu normale de faon ce que les sujets de chansons puissent revenir. a vient pas de rien, a vient forcment de la vie qu'on mne.

[passage de "Sache que je"]

[Musique de fond : "J'irai au bout de mes rves"]

Y.A. : Onze chansons pour cet album, onze chansons que j'imagine vous avez crites tout fait seul comme d'habitude !

Jean-Jacques Goldman : Oui.

Y.A. : On essaye de les... pas les passer toutes en revue mais en survoler quelques-unes ?

Jean-Jacques Goldman : Comme vous voulez.

Y.A. : "Natacha" par exemple, une chanson comment je dirai... nostalgique qui pourrait peut-tre voquer, c'est mon interprtation elle est peut-tre totalement fausse, le dpart de votre pre de Pologne il y a quelques annes ou pas du tout ?

Jean-Jacques Goldman : Sur le texte non mais sur les influences musicales oui, dans le sens ou cette musique est la musique de l'est, la musique tzigane, la musique juive de d'Europe de l'est sont des musiques qu'on jouait chez moi et donc qui restent comme une rfrence. Sur le plan du texte c'est juste un hommage cette me slave un peu dsesprment gaie ou gaiement dsespre, qui est un peu personnalise par ce... enfin travers ce personnage de Natacha.

Y.A. : "Quand tu danses", moi je me demande si c'est pas ma prfre, trs belle chanson d'amour, mais que deviennent les amours perdues, c'est on peut quelquefois regarder dans le rtro et se demander ce que a a pu devenir, ce qu'ont pu devenir les personnes qu'on a pu aimer.

Jean-Jacques Goldman : Et puis surtout ce qu'on a pu devenir avec eux parce que c'est... c'tait extrmement trange de passer de tout c'est--dire quelqu'un qui est votre tout rien. Donc il faut essayer de trouver un statut qui n'existe pas, qui n'est ni celui d'ami videmment parce que l, la phrase "restons bons amis" c'est de l'esprit quand on a partag la peau de quelqu'un, donc qu'est-ce qu'on peut trouver comme statut c'est extrmement dlicat, c'est extrmement fragile, extrmement douloureux et je pense que beaucoup de gens se posent cette question.

Y.A. : Et vous croyez vraiment quand une histoire d'amour est finie qu'elle est irrmdiablement finie, termine ?

Jean-Jacques Goldman : Moi je crois pas. Je crois qu'une histoire d'amour dure toujours, toujours, sauf si on a l'impression qu'on s'est tromps mais il peut y avoir des alas qui font que... que la vie ne soit pas possible mais c'est tellement rare d'aimer quelqu'un et d'tre aim par quelqu'un, enfin un amour partag qu' mon avis a reste pour toujours.

[Passage de "Quand tu danses"]

[Musique de fond : "Sache que je"]

Y.A. : Dans l'album "En passant" y'a une grande place, une place importante laisse aux images, aux photos de Claude Gassian, ce sont des photos qui sont destines illustrer les chansons ou a raconte des histoires totalement parallles ?

Jean-Jacques Goldman : Ce sont des photos qui n'ont pas de rapport avec les chansons dans le sens ou elles existaient paralllement ou mme avant l'criture de ces chansons, mais je trouve qu'il y a des analogies dans la faon de photographier de Claude et dans ma faon de composer et d'crire. C'est pas un hasard si beaucoup de ses photos sont en noir et blanc, s'il aime bien les ombres, s'il aime bien les flous, s'il aime bien les cots un peu casss comme a, et c'est pour ca qu'on travaille ensemble depuis aussi pareil une dizaine d'annes, et il avait dans ses cartons des photos dont personne ne voulait, qui taient en fait ses photos de photographe et pas de photographe utilitaire professionnel.

Y.A. : Des photos perso on dirait ?

Jean-Jacques Goldman : Voil, et j'ai trouv qu'elles pouvaient trs trs bien correspondre certaines de mes chansons.

Y.A. : La chanson "Nos mains" c'est une photo qui a t prise a Prague en 1990, c'est un vritable tour du monde parce qu'on passe de New York, Phnom Pen, San Francisco, Londres, les Sables d'Olonne, Saint-Petersbourg, l'Ecosse, New York, Paris etc. Le noir et blanc justement est-ce que c'est un simple formalisme esthtique ou est-ce que c'est comme il y a dix ans, de nouvelles histoires entre gris clair et gris fonc ?

Jean-Jacques Goldman : Je crois que c'est une couleur rcurrente on va dire dans ma musique, dans ma faon de voir les choses, dans mes textes c'est--dire de sentir que tout se passe plutt un peu entre ces deux extrmits quoi.

Y.A. : Vous qui avez le talent d'crire la fois les paroles et la musique, par quoi vous commencez vous, par le travail musical ?

Jean-Jacques Goldman : Oui c'est celui-l qui est vraiment dterminant. Paralllement il y a... je vais dire le curieux qui note sur carnet des ides de thmes, des situations un peu paradoxales et qu'on pu me toucher ou qui ont pu m'intresser, et j'cris disons des ides un peu sur un thme ou l'autre, et une fois que dix ou onze sujets sont mrs, le travail de l'criture commence mais il ne commence jamais sans mlodie, c'est--dire le mot est vraiment absolument l'esclave ou le valet de la musique.

Y.A. : Alors Yves Simon dans l'article qui est paru dans le Nouvel Observateur parlait de votre carnet Clairefontaine c'est a, dans lequel vous notez tous les jours quelque chose, une ide ou ce que vous avez faire, je sais pas prcisment, qu'est-ce que vous avez not aujourd'hui? Vous vous en souvenez, vous avez not quelque chose ?

Jean-Jacques Goldman : Il faut que je mette mes lunettes parce que c'est un tout petit carnet et... o sont mes lunettes ? Elles sont l.

Y.A. : Je peux vous prtez les miennes ?

Jean-Jacques Goldman : Oh a doit tre la mme maladie mon avis, peu prs. Alors, qu'est-ce que j'ai not, oui qu'il faut que j'aille chercher justement mes nouvelles lunettes, celles-ci sont pas assez... des rendez-vous, que le gars des montages playback... bon voil a c'est sur le plan strictement, strictement je dirais professionnel et puis sinon de l'autre ct, trois quatre, trois quatre ides de concert, des ides de chansons.

Y.A. : Et vous notez aussi les dbuts de chansons, les ides de chansons sur ce mme carnet.

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui. Depuis deux, trois ans je fais la liste. [Passage de : "Comme toi"]

[Musique de fond : "Quand tu danses"]

Y.A. : Est-ce que vous avez besoin d'tre en manque pour crire c'est--dire qu'il faut qu'il y est une certaine priode entre un certain travail que vous avez fait pour vous ou pour d'autres, pour que justement ce fourmillement revienne, cette envie, ce besoin, ce manque oui ?

JJG : Il faut revivre un peu, il faut vivre, faut tre dans la vie, c'est une priode forcment o on a repris des habitudes de voir des amis, des choses comme a. Aprs un album en gnral je suis compltement vide, et la tourne par exemple est un bon moyen de retomber, de revivre des choses. D'tre avec des amis, de jouer, d'tre absolument stupide et adolescent, de jouer tous les soirs en live, de voir de la route, des endroits nouveaux, a ressource normment.

Y.A. : La scne est trs importante pour vous ?

JJG : Elle l'est devenue, c'tait quelque chose qui ne l'tait pas du tout, qui ne m'attirait pas du tout et qui tait presque contre-nature, et depuis une dizaine d'annes il y a eu un rapport qui s'est instaur avec le public auquel je suis maintenant trs attach.

Y.A. : Vous dites contre-nature, a veuy dire quoi ? La timidit ?

JJG : Oui a veut dire que j'ai toujours ador aller aux concerts mais dans la salle et que tre sous les lumires ne m'tait pas naturel, qu'il a fallu que je prenne des mdicaments, enfin que j'aie vraiment une aide presque mdicale pour pouvoir ne serait-ce qu'tre cohrent sur scne, garder mes moyens. Mais ensuite ces choses-l s'apprennent.

Y.A. : Et est-ce que c'est devenu une sorte de thrapie, la scne vous a apport beaucoup de choses dans la vie, dans votre attitude envers les autres ?

JJG : Pas vraiment une thrapie mais comme toutes les choses qu'on fait un peu contre-nature sont des choses qui nous rvlent d'autres... finalement tout ce qu'on fait alors qu'on aurait peur de le faire sont des choses qui nous apprennent sur nous-mmes. Donc et puis ce sont des victoires aussi, le fait de savoir qu'on est capable de faire a alors qu'on aurait jamais os le faire avant, on aurait pri pour pas le faire.

Y.A. : Vous tes fier de vous ?

JJG : Je suis heureux, c'est pas une question de fiert parce que les gens m'ont beaucoup port l-dessus, j'y suis pas pour grand chose mais c'est vrai que a fait plaisir.

[Passage de : "Pas toi"]

[Passage de : "J'irai au bout de mes rves"]

[musique de fond : "Sache que je"]

Y.A. : JJG c'est bien en 1985 avec la chanson des Enfoirs que vous avez commenc crire pour les autres ? Ou a avait commenc avant ?

JJG : a avait commenc avant puisque mon but au dpart tait d'crire pour les autres. Donc entre les annes 75 et 80 j'ai dsesprement essay de placer des chansons, j'en ai plac quelques unes d'ailleurs des inconnus.

Y.A. : Qui sont rests des inconnus ?

JJG : Oui. Et je suis devenu mon interprte parce que j'en trouvais pas d'autres.

Y.A. : C'est vraiment a ?

JJG : Oui oui vraiment, absolument. Presque toutes les chansons que j'ai crites au dbut ont t proposes d'autres et ensuite je suis revenu cette ide de dpart qui tait vraiment la chose qui m'intresse le plus.

Y.A. : Comment s'est passe cette rencontre avec... je reviens la chanson des Enfoirs, cette rencontre avec Coluche, comment a s'est goupille l'histoire ?

JJG : C'tait la priode o j'tais... ou y'avait un phnomne un peu... trs trs... comme disent les Amricains qui ont toujours le got de la formule, j'tais trs trs hot. O on avait "Je te donne" qui marchait trs trs fort ce moment-l, l'album clatait et on faisait une tourne... je sais pas, on faisait 3 semaines le Znith sans affichage, c'tait vraiment des priodes un peu... qui vous dpassent. Et je faisais une mission Canal +, je crois, et lui faisais les infos, et il a dbarqu dans ma loge, je l'avais dj vu deux ou trois reprises lors d'missions mais sans plus que a, il savait que j'existais, videmment je savais qu'il existait, et il est venu dans ma loge et il me dit voil je veux une chanson un peu... dans le genre de "Je te donne", pour les Restos j'en ai besoin. Voil, je lui ai demand pour quand, il m'a dit pour la semaine prochaine.

Y.A. : C'es vrai ?

JJG : Oui.

Y.A. : A propos des Restos du Coeur je crois qu'il va y avoir une nouvelle campagne, vous tes je veux pas dire le parrain mais un petit peu la cheville ouvrire avec Vronique Colucci ?

JJG : On est une quipe maintenant qui s'occupe, qui s'occuppons de l'organisation de cette mission.

Y.A. : Et a va se faire, qu'est-ce qui va y avoir en gros, on peut savoir ?

JJG : Je pense que a va rester dans l'esprit de la dernire, on ne sait pas encore les disponibilits et volonts de tous les artistes, il y en a qui ne seront pas l, donc on sait pas dans les dtails mais on sait dj que ce sera dans l'esprit de l'mission prcdente.

[passage de : "L-bas" avec Cline Dion]

[Passage de : "Bonne ide"]

[Musique de fond : "Sache que je"]

Y.A. : Bien aprs les chansons pour les Enfoirs, l'album "Gang" pour Johnny avec encore l des cartons, des tubes : "Laura", "Je te promets"..: Et l c'est pareil c'est parce que vous tiez hot que Johnny a fait appel vous ?

JJG : C'tait li deux facteurs, un facteur intressant qui tait le fait que Berger avait un peu redonn un souffle la carrire de Johnny avec "Rock'n roll attitude" et que la personne qui s'occusait de lui qui tait Alain Lvy, cette poque-l, avait voulu perpetuer cette association de Johnny avec un auteur-compositeur donc ils ont fait appel moi.

Y.A. : Et comment s'est passe la rencontre avec l'Idole ?

JJG : C'tait dans un studio et vous allez pas me croire mais un moment on a reu un coup de tlphone, c'est lui qui tlphonait pour dire qu'il aurait 10 minutes de retard.

Y.A. : Et part l'homme en retard, quel type de bonhomme est-il ?

JJG : C'est un garon qui dpend beaucoup de la phase dans laquelle il est, il y a des phases pendant lesquelles o il est bien dans sa peau, o il va bien, et il est comme il est vraiment c'est--dire comme le public le sent, ce qui explique l'amour que les gens lui portent, c'est--dire un type extrmement spontan, extrmement gnreux. Et il y a parfois des moments, comme c'est fondamentalement un type rock'n roll, parfois la vie lui... l'abime, lui echappe. Donc il faut tomber dans la bonne priode. En tout cas c'est un type trs attachant.

Y.A. : Et comme interprte, j'imagine, un interprte, je dirais pas de rve mais un type qui a une voix extraordinaire ?

JJG : C'est un interprte qui est trs difficile en studio parce que c'est un fainant et c'est un immense interprte de scne.

Y.A. : Pourquoi vous avez utilis des pseudos, alors je sais pas bien comment ils se prononcent, il y avait "S. Oats" "O. Menor", puis "Sam Brewski", alors l c'tait pour Patricia Kaas et Florent Pagny, pourquoi ces pseudos ?

JJG : C'tait des pseudos qui taient destins prvoir un peu la paresse des mdias qui auraient lis es albums cette association, ce qui ne valait pas le coup puisque je n'avais fait qu'une ou deux chansons par album, donc il fallait parler de l'album entirement et pas spcialement de cette association. Et donc a permettait de gagner deux trois mois pour qu'ils puissent parler globalement de l'album et pas forcment de l'association Patricia Kaas - Goldman ou Lavoine - Goldman ou Pagny - Goldman, chose que je n'ai pas fait pour les albums o j'ai tout fait comme "D'eux" ou comme "Gang" parce que l il tait normal de parler de moi puisque je revendiquais absolument le fait d'avoir tout fait.

Y.A. : Vous venez de l'voquer, "D'eux", l'album que vous avez fait pour Cline Dion, l aussi comment s'est passe la rencontre avec Cline ?

JJG : C'est moi qui l'ai demande.

Y.A. : Ah oui !

JJG : Oui oui, c'est la seule personne qui j'ai demand. C'est une ide que j'avais depuis longtemps, je connaissais sa voix et je savais que c'tait la chanteuse francophone, que c'tait la plus grande chanteuse francophone, je la trouvais mal employe, je pensais savoir ce qui lui fallait, je pensais pouvoir l'aider et au moment o j'ai eu le temps et o j'ai eu la notorit suffisante pour pouvoir lui proposer a, j'ai demand un rendez-vous.

Y.A. : Est-ce qu'il y aura une suite votre histoire artistique avec Cline Dion ?

JJG : Oui normalement oui.

Y.A. : Quelle femme est-elle parce que c'est vrai on a du mal bien la cerner, ce qui n'est pas un mal d'ailleurs dans l'absolu, mais quel genre de femme est-elle ?

JJG : Ce n'est pas une femme qui triche elle a en elle les deux aspects, c'est--dire en mme temps une extrme sophistication, le gout pour le magasinage comme elle dit, les beaux vtements, les coiffures, enfin c'est une femme voil et d'un autre ct elle a absolument cette spontant de la dernire d'une famille de bucherons de quatorze enfants, elle reste fondamentalement comme a. Il m'est arriv d'aller la voir dans des palaces ou les grands htels, dans sa suite il y avait 5 ou 6 personnes de la famille autour d'une table en train d'hurler de rire et on a l'impression d'tre dans une cabane au Canada quoi. Et a c'est ce qui la rend trs attachante aussi.

[Passage de : "N en 17"]

Y.A. : Bon JJG je vais vous librer, merci d'avoir pass ce week-end en notre compagnie et je vous dis bientot pour le prochain album qui sortira quand ?

JJG : Alors l quand il sera prt.


Retour au sommaire - Retour l'anne 1997

- Signaler une erreur Ajouter à mes favoris