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Natacha

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : Editions J.R.G.

Version originale
Année : 1997
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : Columbia / Sony Music

Remarques :
Il existe deux versions de Natacha (cf. "Les chansons sont souvent plus belles...")

 

Reprises O trouver ce titre Retour au menu

Année Interprète Support Référence Pochette
1997 Jean-Jacques Goldman K7 En passant K7 COL 488 791-4
1997 Jean-Jacques Goldman CD En passant CD COL 488 791-2
1997 Jean-Jacques Goldman CD 2 titres CD COL 665 229-1
1998 Jean-Jacques Goldman CD En passant (Canada) CK91184 non disponible.
1999 Jean-Jacques Goldman K7 En passant Tournée 1998 COL 494 829-4
1999 Jean-Jacques Goldman CD En passant Tournée 1998 COL 494 829-2
2000 Jean-Jacques Goldman 8 CD Intégrale 1990-2000 CD5 COL 498 836-2
2000 Jean-Jacques Goldman 8 CD Intégrale 1990-2000 CD6 COL 498 836-2


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Année Interprète Support Référence Pochette
2003 Philippe Heuvelinne et Marc Rouvé ; livre + cd "Jean-Jacques Goldman : Voyage en guitare" Hit Diffusion HD/CD 42 2003_voyage_en_guitare_300.jpg non disponible.

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Les chansons sont souvent plus belles... Paroles Retour au menu

De mes tristesses me reste un grand manteau
Qui laisse passer le froid
De ces lambeaux de jeunesse un vieux chapeau
Qui ne me protège pas
Je sais mieux choisir un chemin,
Me méfier d'une main
Tu vois je ne sais rien
Le temps qui passe ne guérit de rien Natacha
Toi tu le sais bien

De mille ans de froid, de toundra
De toutes ces Russie qui coulent en toi
De trop d'hivers et d'espoirs et d'ivresse
Au chant des Balalaïkas
Tu dis qu'on a peur et qu'on glisse en ses peurs
Comme glissent les nuits de Viatka
Dans chacun de tes baisers Natacha
C'est tout ça qui m'attache à toi

Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Les chansons sont souvent plus belles... Retour au menu

"Le temps qui passe ne guérit de rien Natacha / Toi tu le sais bien / 2 000 ans de froid, de toundra, de toutes ces Russies qui coulent en toi / De trop d'hivers et d'espoirs et d'ivresses au chant des Balalaïkas / Dans chacun de tes baisers Natacha / C'est tout ça qui m'attache à toi" Artist News : Est-ce un message à un personnage particulier ou un hommage à l'âme russe éternelle ?

Jean-Jacques Goldman : C'est l'âme russe éternelle, c'est cette délicieuse mélancolie, l'esthétique du désespoir, et le désespoir tellement esthétique !

Entretien avec Sony Music
Propos recueillis par Vincent Blaviel, Eric Ferrua et Philippe Bonnin
(c) Sony Music France août 1997


Retranscription de Laurent Joubert qui demande à Jean-Jacques Goldman pourquoi il existe deux versions de "Natacha" dans le commerce :

Je ne sais pas si ça va passionner les gens (NDLJ : sur un ton amusé). Voilà ce qui s'est passé. Le temps qui passe, pour moi, je voulais écrire "le temps qui passe ne guérit de rien, Natacha toi tu le sais bien". Mais juste avant, il y a une phrase qui dit "tu vois, je ne sais rien". Donc il y a répétition de "rien". Donc, sur la plan strictement francais, c'est pas tout à fait correct. Donc j'avais fait une autre version, "le temps qui passe ne nous guérit pas, Natacha toi tu le sais bien". Je ne voulais pas choisir au moment du mix. Donc j'ai demandé : "mixe les deux et je choisirai plus tard". Et à la fin, j'ai choisi "le temps qui passe ne guérit de rien". (NDLJ : il s'adresse alors au public) C'est passionnant, n'est-ce pas ? (le public : si si !) Ne guérit de rien, parce que, même si c'était du mauvais français, je trouvais que ça exprimait mieux ce que je voulais dire, donc je me suis dit "Tant pis pour mon professeur de français de terminale !" (rires dans la salle) Et évidemment, au moment du montage, on s'est planté, c'est-à-dire que quand on a fait la gravure, on s'est trompé de version. Je devais être en train de lire la page des sports (rires dans la salle) ou un truc comme ça. Et donc, ils sont partis comme ça, et en vérifiant, je me suis rendu compte de ça et donc j'ai demandé à changer. Donc il doit y avoir, je sais pas (le présentateur : c'est un collector alors !), oui, il doit y avoir soixante, soixante-dix mille albums qui sont sortis comme ça, avec cette phrase-là, qui est correcte mais à mon avis un tout petit peu moins explicite que l'autre. Et la version que je préfère, moi, c'est celle avec la répétition, mais qui me paraît plus... (NDLJ : au même moment, un type de la radio, patientant sur le côté, fait de grands signes à l'animateur pour qu'il se dépêche un peu... JJG le voit tout de suite et décide d'abréger) Bon, je m'excuse auprès de Chérie FM pour cette question grammaticale (rires de JJG et du public).

Chérie FM, 19 septembre 1997


Yann Arribar : "Natacha" par exemple, une chanson comment je dirais... nostalgique qui pourrait peut-être évoquer, c'est mon interprétation elle est peut-être totalement fausse, le départ de votre père de Pologne il y a quelques années ou pas du tout ?

Jean-Jacques Goldman : Sur le texte non mais sur les influences musicales oui, dans le sens ou cette musique est la musique de l'est, la musique tzigane, la musique juive de d'Europe de l'est sont des musiques qu'on jouait chez moi et donc qui restent comme une référence. Sur le plan du texte c'est juste un hommage à cette âme slave un peu désespérément gaie ou gaiement désespérée, qui est un peu personnalisée par ce... enfin à travers ce personnage de Natacha.

R.F.M., le 28 septembre 1997


Philippe Cornet : Plus que jamais, plusieurs morceaux placent une certaine mélancolie juive à l'avant-plan !

Jean-Jacques Goldman : Cela me surprend un peu que vous disiez cela. En tout cas, cela doit être sur un mode complètement inconscient, pas formulé. En général, la culture juive s'exprime par exemple dans le sens de l'humour, mais ici ?

Philippe Cornet : Natacha, par exemple !

Jean-Jacques Goldman : Je sens "Natacha" plus slave que juif, assez russe même : il y a de l'alcool, cette triste gaieté, plus désespérée que celle des Juifs. Une esthétique de la mélancolique ? Peut-être. Il y a une façon de voir l'existence dans laquelle j'ai forcément trempé et qui m'a forgé.

Goldman, le passeur
Vif / L'Express, le 3 octobre 1997


Gilbert Jouin : Avec "Natacha", vous revenez à ces mélodies slaves que vous affectionnez. C'est un besoin ?

Jean-Jacques Goldman : C'est une question de génétique. Mon père est né en Pologne et ma mère en Allemagne. J'aime bien les ambiances de blues de l'Est.

Jean-Jacques Goldman sait enfin dire "je t'aime"
Télé Magazine n° 2189, 24 octobre 1997


TV Hebdo : Au coeur de l'album, il y a "Natacha", une ballade slave où vous chantez "De mes tristesses me reste un grand manteau". Un constat nécessaire ?

Jean-Jacques Goldman : Ce sont des références musicales que j'ai toujours eues : "Comme toi", "Serre-moi", l'album "Rouge"... J'aime le blues noir mais aussi le "blues slave" : musiques tsiganes, juives et russes. Comme une espèce de sanglot, une esthétique de la tristesse.

Jean-Jacques Goldman : "Je ne crois pas être inutile..."
TV Hebdo, 3 janvier 1998


Jean-Jacques Goldman : C'est le thème de piano qui est venu d'abord et qui portait en lui un texte de ce genre, quoi. C'est-à-dire triste et slave.

Radio Maguelonne, 26 avril 1998


"De mille ans de froid de toundra / De toutes ces Russies qui coulent en toi".

Jean-Jacques Goldman : C'est une référence, venue naturellement, aux origines slaves de mon père. Cette musique qui peut être tzigane est comme le blues de l'Est. Qu'il soit tzigane ou russe, ce blues a des sanglots dans les violons, dans les accordéons. De la même façon qu'à l'Ouest, quelle que soit la forme prise, rhythm'n'blues, blues rural, électrique, des années soixante ou septante, il y a toujours le même ton blues.

J'aurais pu rester dans mon magasin de sport et être heureux
Télé Moustique 3771, 06 mai 1998


Paul Ferrette : Dans ce titre, on entend un mélange d'instruments électriques et acoustiques tels qu'accordéon, violon, balalaïka. Ce mélange de sons, est-ce le retour d'une époque acoustique ?

Jean-Jacques Goldman : Il y a deux phénomènes. L'émergence d'une musique sans instruments comme la techno où il n'y que des samplers et en même temps, non pas un retour, car il y en a toujours eu, mais une redécouverte des instruments acoustiques et de l'émotion qu'ils procurent. L'un étant peut-être lié à l'autre, c'est-à-dire qu'à force d'entendre des sons tellement abstraits, retrouver des sons aussi simples que l'accordéon ou une voix, sont des choses qui nous bouleversent encore plus.

Paul Ferrette : Est-ce qu'il ne s'agit pas là d'un besoin vital lié à nos racines ?

Jean-Jacques Goldman : Je ne sais pas si l'on en a besoin mais en les redécouvrant, on se rend compte à quel point ils nous procurent des émotions. Une personne chante a capella et réveille des sensations que l'on avait presque oubliées. Du fait d'aller en discothèque, de ne plus entendre de groupe en direct, d'écouter des synthétiseurs ou de la musique dans les ascenceurs. On est à un moment où l'on redécouvre toutes ces choses-là, c'est sûr. Savoir si cela est vital, je ne sais pas.

Paul Ferrette : Effectivement, on redécouvre et on va plus loin, on associe, on mélange tous ces instruments, tous ces sons, sans aucun a priori !

Jean-Jacques Goldman : Oui, je crois que l'on peut tout mélanger, le seul critère reste l'émotion que cela procure. Récemment, j'étais en tournée avec le chanteur Gildas Arzel où l'on jouait avec une cornemuse. On ne peut rien imaginer de plus prenant. Et pourtant un instrument si simple. Une peau de bête, l'air et quelques tuyaux. Un gémissement, comme un gémissement animal.

Livre de partitions de "En passant"
Hit Diffusion, juin 1998


Paul Ferrette : Erick, dans cette chanson à consonances slaves, on retrouve beaucoup d'instruments acoustiques. Des vrais, j'espère !

Erick Benzi : Jean-Jacques arrive quelquefois avec une chanson de ce type. Ce sont quelque part ses racines, lesquelles avaient déjà été montrées dans "Rouge". A l'écoute de la chanson, il était évident que, pour que cela sonne vrai, il fallait adjoindre des vrais musiciens russes. Le trio violon, balalaïka et accordéon s'avérait indispensable. Jean-Jacques a fait la partie de piano et ensuite on a cherché dans des cabarets et restaurants russes. Il nous fallait des gens ne sachant jouer que cela. Nous les avons trouvés et nous leur avons dit "voilà, faites comme si vous étiez chez vous, entre vous, jouez !". Ils ont vu rapidement la mélodie et puis ils ont joué et improvisé. Nous avons fait deux prises de son. C'était super. Exactement ce que nous voulions. C'est bien de prendre des musiciens uniquement pour le style où ils excellent. Pas des virtuoses. Non. Des musiciens qui jouent et possèdent à fond une musique.

Paul Ferrette : Le public aime le son de ces instruments mais les connaît-il vraiment et sait-il même d'où ils viennent ?

Erick Benzi : Ce n'est pas important. Celui qui écoute se dit "Tiens, cet air fait russe". Il sait que cela vient d'ailleurs. L'important, c'est que cela serve la chanson et qu'en l'écoutant, ils pensent aux plaines de Sibérie. Qu'ils voyagent. C'est de l'exotisme et cela colle au texte.

Livre de partitions de "En passant"
Hit Diffusion, juin 1998


Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Retour au menu



C'est un sublime hommage de JJG à ses origines slaves. Le choix de la musique, des instruments mais aussi le prénom, les nombreuses allusions du texte.

Dans le premier couplet, c'est encore une fois le thème du temps qui passe contre lequel on en peut rien. Mais ici, au contraire peut-être de "En passant", désillusion totale, "le temps qui passe ne guérit de rien". Le peu que l'on apprend, "je sais mieux choisir un chemin, me méfier d'une main" ne sert à rien et futile "tu vois, je ne sais rien".

Ce sont ces trois phrases-là qui m'ont le plus marquée à la première écoute ; après "je sais mieux choisir..." on s'attend à quelque chose de positif mais non, chute totale,"tu vois je ne sais rien". Du grand, du très grand Goldman, du moins à mon goût...

Le deuxième couplet est un peu plus énigmatique. A la première écoute je l'ai ressenti comme une confidence de nos désillusions sur la vie que l'on fait à une personne que l'on connaît depuis longtemps, qui a essayé de nous guider dans la vie (une grand-mère ?) et qui nous avait prévenus : "tu dis qu'on a peur et qu'on glisse en ses peurs", "le temps qui passe ne guérit de rien, Natacha, toi, tu le sais bien".

Mais je me demande si, d'une façon générale, JJG ne parle pas de l'âme slave en général, dans ce qu'elle a de plus mélancolique et de plus beau. En fait il nous explique peut-être, pourquoi il aime tant ce côté slave.

En tout cas, c'est une chanson qui m'a beaucoup touchée dès la première écoute. Pour en revenir à la version live, cette chanson arrive juste après "Là-bas", autrement dit il faut assurer derrière. Là encore, bravo Monsieur Goldman ! D'abord juste une intro piano, la pénombre comme pour un moment de confidence, voilà ce que c'est pour moi. En fait piano seul sur tout le premier couplet et puis arrive la balalaïka justement sur ce second couplet que je ressens comme un hommage à l'âme slave... Et puis bien sûr le final, violon, violon et violon.... Merci...

Cathy Salvat
En passant, 29 septembre 1999



Je crois que "Natacha" (beau prénom !!!) est surtout un hommage à la "belle tristesse" comme je lappelle, c'est-à-dire un blues à la Jones, quelque chose d'artistique et de superbe parce que ça te touche profondément...

Les paroles, franchement, je ne les ai jamais vraiment écoutées. Pour moi, dans cette chanson, c'est la musique qui prime avec le violon qui vit, qui pleure...

Clarx
En passant, 2 octobre 1999



 

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