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Tout était dit

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Auteur : Jean-Jacques Goldman
Compositeur : Jean-Jacques Goldman
Editée par : Editions J.R.G.

Version originale
Année : 1997
Interprétée par : Jean-Jacques Goldman
Distribuée par : Columbia / Sony Music

 

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Année Interprète Support Référence Pochette
1997 Jean-Jacques Goldman K7 En passant COL 488791-4
1997 Jean-Jacques Goldman CD En passant COL 488791-2
1997 Jean-Jacques Goldman CD 2 titres COL 664921-1
1998 Jean-Jacques Goldman CD 1 titre promo SAMPCD 6495
1998 Jean-Jacques Goldman CD En passant (Canada) CK91184 non disponible.
1999 Jean-Jacques Goldman K7 En passant Tournée 1998 COL 494 829-4
1999 Jean-Jacques Goldman CD En passant Tournée 1998 COL 494 829-2
2000 Jean-Jacques Goldman 8 CD Intégrale 1990-2000 CD5 COL 498 836-2
2000 Jean-Jacques Goldman 8 CD Intégrale 1990-2000 CD6 COL 498 836-2


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Elle écrit seule à sa table et son café refroidit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
J'avais rendez-vous je crois, j'avais pas l'temps
Avec un pape ou peut-être un président
Mais la fille est jolie
Et les papes sont sûrement patients

Elle était là dans son monde, son monde au beau milieu du monde
Loin, ses yeux posés ailleurs, quelque part à l'intérieur
Plongée dans son livre, belle abandonnée
En elle je lis tout ce qu'elle veut cacher

Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Ses moindres facettes trahies bien mieux que par de longues études
Un pied se balance, une impatience, et c'est plus qu'un long discours
Là, dans l'innocence et l'oubli
Tout était dit

On ne ment qu'avec des mots, des phrases qu'on nous fait apprendre
On se promène en bateau, pleins de pseudo de contrebande
On s'arrange on roule on glose on bienséance
Mieux vaut de beaucoup se fier aux apparences
Aux codes des corps
Au langage de nos inconsciences

Muette étrangère, silencieuse bavarde
Presque familière, intime plus je te regarde

Dans chacun de tes gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Même la plus discrète ne peut mentir à tant de solitude
Quand ta main cherche une cigarette c'est comme une confession
Que tu me ferais à ton insu

A ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage
La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage
Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message
Dans ton innocence absolue

Et ce léger sourire au coin des lèvres c'est d'une telle indécence
Il est temps de partir, elle se lève, évidente, transparente
Sa façon de marcher dans mon rêve, son parfum qui s'évanouit
Quand elle disparaît de ma vie
Tout était dit

Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Les chansons sont souvent plus belles... Retour au menu

Artist News : Cette chanson divise la rédaction (tu y observes une fille seule en train de prendre un café dans un bar, ses attitudes, ses gestes). Les uns y voient d'abord le constat de deux solitudes immenses qui ne se rencontreront pas : "Quatre mètres infranchissables, un bar, un après-midi". Les autres y voient surtout que les gestes et les attitudes nous apprennent bien plus sur les gens que les mots qu'on échange : "Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude." Peux-tu arbitrer ?

Jean-Jacques Goldman : "Il y a deux angles. Le thème principal est bien que les apparences disent l'essentiel (jusqu'à l'inconscient). En gros, que les apparences n'en sont pas. Mais la dernière phrase "Quand elle disparaît de ma vie", donne un autre sens à ce "Tout était dit" comme vous le notez, c'est l'acte manqué quotidien !"

Entretien avec Sony Music
Propos recueillis par Vincent Blaviel, Eric Ferrua et Philippe Bonnin
(c) Sony Music France août 1997


Jean-Paul Germonville : On glisse de séquences intimistes à des considérations plus vastes sur le monde.

Jean-Jacques Goldman : Des thèmes viennent durant les trois ou quatre années écoulées entre chaque album. Certains s'imposent peu à peu. Je ne vois pas, effectivement, le rapport entre le côté abstrait de "Nos mains" et celui, au contraire très concret de "Tout était dit". Mais dans un certain sens, on y retrouve le pouvoir des apparences. Dans la seconde, il est dit que contrairement au proverbe, il faut se fier aux apparences. "Nos mains" finalement parle de la même chose. En fonction de ce qu'on montre d'elles, le dos ou la paume, le geste est plein de signification.

Quelques mots en passant
L'Est Républicain, septembre 1997


Christophe Nicolas : Est-ce que vous avez été, vous, souvent trompé par les apparences des gens ? Parce que c'est assez présent dans les chansons de l'album.

Jean-Jacques Goldman : Non, justement. Justement, je me suis toujours assez fié aux apparences contrairement au proverbe.

Christophe Nicolas : Dans "Tout était dit", puisqu'on va l'écouter, celle-là, vous l'avez compris ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui.

Christophe Nicolas : Vous connaissez bien vos chansons Jean-Jacques.

Jean-Jacques Goldman : Je pense qu'il faut se fier aux apparences. Voilà.

Christophe Nicolas : Ah bon ?!

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui. Je pense que les apparences sont un langage. La façon dont on est habillé, la façon de tenir ses mains, la marque de sa montre, la coupe de cheveux. Toutes ces choses-là sont des langages incesssants et, auxquels, à mon avis, on peut plus se fier que les mots appris ou des mots vides de sens.

Christophe Nicolas : Mais vous parlez de la fille dans le bar, tout est tromperie...

Jean-Jacques Goldman : Non ! Dans cette chanson, je dis qu'elle ne me ment pas dans sa façon d'être, c'est à dire en étant observée sans le savoir. Je pense qu'avec son attitude, avec ses mouvements, elle me dit des choses beaucoup plus honnêtes que si nous parlions.

Week-end Jean-Jacques Goldman
Nostalgie, 26-27 septembre 1997


Hervé Beaudis : Tu as analysé les habitudes d'une femme en particulier pour l'écrire ?

Jean-Jacques Goldman : Il se trouve que ça parle d'une femme, mais ça parle aussi des hommes. Les gens sont très bavards, finalement, sans parler. La façon dont ils sont habillés, dont ils sont coiffés, la façon dont ils se présentent à toi, c'est un vrai langage.

Wit FM, 23 octobre 1997


Carlos Sancho : "Tout était dit" constitue un blues acoustique très réussi. Peut-on espérer voir un jour un album complet de blues signé Jean-Jacques Goldman ?

Jean-Jacques Goldman : J'adore le blues, mais pas au point d'en composer 10 ou 12 chansons. Cette musique a tellement a été bien faite par d'autres, que je ne vois pas ce que je pourrais y apporter de plus.

Le retour au naturel
Guitarist n°96, novembre 1997


"On ne ment qu'avec des mots (...) mieux vaut de beaucoup se fier aux apparences / aux codes des corps".

Jean-Jacques Goldman : Bien sûr que je suis quelqu'un qui observe beaucoup, mais le thème de la chanson est ailleurs. A mon avis, il faut se fier aux apparences. Contrairement à ce que prétend l'adage j'ai constaté avec le temps que, finalement, les apparences sont assez peu trompeuses.

J'aurais pu rester dans mon magasin de sport et être heureux
Télé Moustique 3771, 06 mai 1998
Propos recueillis par Jean-Luc Cambier


Paul Ferrette : Dans cette chanson "très blues", on retrouve ce que tu aimes : la guitare, le vieil orgue Hammond, les choeurs, une certaine ambiance...

Jean-Jacques Goldman : Oui, bien sûr. Au départ, j'avais mis un saxophone que j'ai enlevé pour garder le côté "brut" de la chanson, juste avec des voix. Chose "inavouable" : la batterie est programmée! Bien que ce type de chanson doive être jouée "live", tous les instruments ont joué sur le balancement d'une batterie programmée. Par contre, on a gardé la basse jouée. La chanson dit simplement qu'il faut se fier aux apparences. Quand on regarde quelqu'un qui ne se sent pas observé, on apprend sur lui des choses fondamentales. Il se livre plus que s'il parlait, ne triche pas. Avec des mots, on peut mentir, se composer un personnage.

Livre de partitions de "En passant"
Hit Diffusion, juin 1998


Erick Benzi : Lorsque Jean-Jacques me l'a amenée, c'était déjà pratiquement une chanson guitare/voix. Le pari consistait à respecter cette ambiance, et à faire évoluer la chanson sans jamais perdre cette base. C'est un blues du matin. Je me suis amusé à jouer de l'orgue Hammond B3. Une basse, quelques choeurs, c'est tout. Il fallait que la musique respecte le débit des paroles.

Paul Ferrette : A ce propos le "parlé-chanté" de Jean-Jacques me rappelle vraiment la tradition du blues.

Erick Benzi : C'était comme cela dès le départ. C'est dans le style Dylan, Dylan blues. Idée toute simple d'une personne qui raconte une histoire en s'accompagnant à la guitare. Bien sûr, la voix, la musique, s'amplifient par moments, mais sans jamais dépasser le seuil qui nous ferait perdre cet état d'esprit voix, guitare.

Paul Ferrette : Qu'elles soient profanes ou religieuses, les chansons accompagnent toutes les étapes de notre vie. Un être humain, normalement constitué chante ou chantonne à tout âge. Malgré cela, on qualifie souvent la chanson d'art mineur par comparaison avec la musique classique, par exemple. Quel est ton avis ?

Erick Benzi : Mineur ou majeur, pour moi n'est pas péjoratif. Tu ne peux pas écouter le classique comme tu écoutes la radio. Tu branches ta radio, écoutes une chanson, cela te plaît ou pas. Tu n'as pas besoin d'apprentissage. Par contre, tu écoutes du classique, il te faut un apprentissage, ou la connaissance. Apprendre, décortiquer pour pouvoir rentrer à l'intérieur, comme pour la peinture ou la sculpture par exemple. Je pense qu'à partir du moment où la musique nécessite cela, et qu'elle survit à travers les âges, on peut parler d'art majeur. La fonction elle aussi est différente. La chanson a pour fonction d'apporter un plaisir brut, instantané, daté, et souvent éphémère, et ça, c'est aussi noble qu'une symphonie. Comme on dit souvent entre musiciens, la Dance Musique est à la musique ce que le bottin est à la littérature. Or, on a plus souvent besoin d'un bottin que d'un livre de Proust. La chanson est primordiale puisqu'elle fait partie de notre vie de chaque instant. Au moins autant que l'art. La différence n'est donc pas qualitative pour moi. C'est un mélange de mineur et de majeur qui fait les belles harmonies, après tout.

Livre de partitions de "En passant"
Hit Diffusion, juin 1998


Eric Jean-Jean : Ce sont des trucs qu'on adore chez toi, ces espèces de petits instantanés de vie qui en font basculer une de vie, c'est-à-dire que cette servante, comme ça, pour une minute dans sa vie, elle ne sera plus jamais la même. Tu aimes bien observer les gens, je me rappelle sur l'album "En passant" justement d'une chanson dans laquelle tu racontais l'histoire d'une fille que tu vois assise à côté de toi. C'est une manière d'écriture pour toi que de regarder les gens et de penser à des tranches de vie ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, puis d'imaginer dans des situations qui nous paraissent tellement banales, d'y voir quelque chose de très intense. Par exemple, cette fille-là qui ne se rend même pas compte que ce type est à quatre mètres, puis qu'il la regarde intensément, qui se pose des questions sur sa vie, sur ce qu'il doit faire, sur son courage, sur sa lâcheté, sur les tabous sociaux, sur tout ça, et elle, elle est juste en train de tourner ou de lire un bouquin, ou alors sur les deux personnes qui se côtoient et il y en a un qui est un peu bourré et qui dit une phrase qu'il oublie tout de suite et juste cette phrase là va obséder toute une existence. Tu sais, on n'est pas loin de tout à l'heure, quand Patrick m'avait vu dans ce couloir : Le papier, il l'avait sur lui et moi j'avais griffonné ça entre vingt autres lettres et je ne me souvenais plus exactement de ça et lui c'était la sienne, c'était son mot qui le suivait comme presque un porte bonheur.

Studio 22
RTL, le 5 décembre 2001


Les chansons appartiennent  ceux qui les coutent Retour au menu



Je ne sais pas si ça vous fait le même effet, mais je trouve la chanson assez cinématographique Je m'explique. A écouter la chanson j'ai l'impression de suivre un traveling-zoom sur la jeune fille.
"Elle écrit seule à sa table" : la caméra est assez loin.
"Plongée dans son livre" : resserrement de la caméra sur la jeune fille.
"Un pied se balance" : resserrement plus net.
"Une main cherche une cigarette", puis plus loin "les doigts dans les cheveux" et "le sourire au coin des lèvres" : on est carrément en gros plan.... :)))

De plus le resserrement est net aussi dans la personne employée

Début de la chanson, on est loin et c'est : " elle écrit seule" - troisième personne.
Fin de la chanson, gros plan : "Quand ta main cherche ! " - tutoiement.

Michel Adassovsky
Là-Bas, 21 novembre 1997



Cette chanson est très visuelle, mais elle retrace aussi très bien les idées qu'on peut se faire sur une fille, alors qu'elle ne fait rien d'autre que des gestes naturels.

Tout geste est pris comme "une ouverture" et une "accoste" possible...

Elle me fait penser à "Jour bizarre"... C'est l'histoire d'une fille bien trop vite croisée...

Le passage de "elle" à "tu" est un effet de style absolument génial. Il montre le rapprochement de l'auteur à la nana.

Il l'a tellement regardée qu'il la connaît assez bien pour "l'imaginer" en Tu.

Ce changement de sujet est magistral : il évite une explication de plus dans le texte à l'auteur...

Gaëtan Namouric
Là-Bas, 21 novembre 1997



Je crois qu'à force d'observer cette fille, par tout ce qu'elle dit sans les mots, celui qui l'observe arrive à la connaître à tel point qu'elle devient de plus en plus intime et donc il la tutoie. Alors qu'au début, elle est une étrangère, c'est pour ça qu'il dit "elle".

Delphine W.
Là-Bas, 21 novembre 1997



Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Michel. On la voit de loin, dans un coin du café puis on se rapproche et on commence à observer tous ses gestes.

Pour moi, cette chanson est un peu un hymne à la féminité. Je délire ?

Il m'est déjà plusieurs fois arrivé de m'asseoir dans un coin et de regarder autour de moi des gens comme ça (mater on pourrait dire) en attendant le métro ou en gros quand on n'a pas grand chose d'autre à faire.

On repère une personne de loin et puis tout d'un coup, on s'intéresse à toutes ses attitudes, tous ses gestes. Et c'est là qu'on remarque tous ces petits gestes, ces petites attitudes qui sont vraiment très féminins : elle passe les mains dans ses cheveux, elle décroise ses jambes, elle regarde en l'air, rêveuse, elle sourit, elle se penche pour écrire une lettre. On essaie de deviner ce que la personne peut bien penser. Et on a tout à coup l'impression d'être très proche d'elle (d'où le passage au tutoiement), de connaître presque ses pensées alors qu'elle est ailleurs et ignore jusqu'à votre existence. De toute façon, on a aucune chance de l'aborder, "tout était dit". D'ailleurs, elle part, son parfum vole un instant, souvenir éphémère...

J'espère que je n'ai choqué personne ? :-))

Le fait que la fille soit complètement ailleurs dans ses pensées, c'est ça qui fait rêver et est un peu attirant. Y a-t-il des gens ici qui ont déjà ressenti ça ?

Pour ce qui est de l'idée visuelle, il y a pas mal de chansons de Goldman qui sont très visuelles, en tout cas en ce qui me concerne. Elles évoquent une image, souvent d'ailleurs, c'est un personnage isolé : "Le coureur", "Je marche seul", "Il changeait la vie", "Peur de rien blues", etc.

Philippe Frémy
Là-Bas, 21 novembre 1997



Après les interventions fort intéressantes de Michel, Gaétan, Delphine et Philippe, à mon tour de dire ce que je pense de cette chanson qui est dans mes deux "préférées" de cet album avec "Natacha" (et dire que ce sont deux "seconds titres" de single !!! ;-) ).

Cette chanson est très harmonisée je trouve, entre musique et paroles. Il y a cette progression du "elle" au "tu" déjà très bien expliquée (à force de la regarder, il finit par la "connaître" aussi bien que s'il avait discuté avec elle. Très juste à mon sens) mais, dans la musique, on ressent cette même progression. Je m'explique : au début, la musique est calme, tout en douceur. Et puis, au fur et a mesure, elle s'emballe pour devenir de plus en plus "puissante" et "expressive" à mon sens. Elle s'enrichit en quelque sorte de "chacun de ses gestes" petit à petit.

Je trouve que c'est très fort ! Fallait le faire.

En fait, ça recoupe dans le même sens de ce que Gaétan disait pour le passage du "elle" au "tu" : ça dispense d'explications supplémentaires.

Tout est en harmonie. C'est beau ! :-)

Et puis, pour ce qui est de la vision "imagée" de Michel, je trouve ça assez juste. En ce qui me concerne, je vois très bien la scène dans un petit bar tranquille. Jean-Jacques assis, au fond, discrètement. Avec ses petites lunettes et un journal sous les yeux. Un café à côté, il regarde ce qui se passe autour de lui. Une jeune fille entre. Elle s'asseoit quelques mètres à côté "quatre mètres infranchissables" qui me rappellent beaucoup "Le rapt" :
J'aurais pu vous rencontrer dans une party
Vous m'auriez parlé, peut-être m'auriez souri
Entre gens d'un certain milieu, d'un certain style
Le contact est permis, on se trouve en famille
Mais une fois sortis de ces beaux appartements
Les visages et les coeurs se ferment comme avant
Ma famille à moi, mon domaine, c'est la rue
Mais comment se rencontrer sur une avenue
(Le Rapt)
Soucieuse, assez "gênée", elle évite le regard des gens sur elle et se plonge dans son livre. Le café à côté qui refroidit... :-)

Et puis je l'imagine très bien regarder vers l'extérieur avec le regard "vide" et en jouant avec ses cheveux... Jean-Jacques observe chacun de ses gestes, il voit même quand elle cherche cette cigarette qui ne sera pas là pour un "besoin" (nicotinique) mais pour être un substitut de "présence", quelque chose qui occupe, qui comble ce vide en elle...

Jean-Jacques devine très bien sa vie, ses manies, ses envies. Elle en devient "intime" tellement il l'observe. Et il ne peut pas se passer de ça. Ses rendez-vous partent aux oubliettes. Rien n'est important. C'est comme s'il avait commencé une discussion passionnante et qu'il n'arrivait plus à s'arrêter. Les gestes en disent plus long que les mots !

Pas très originale comme vision des choses mais cette chanson me "parle", me touche, me bouleverse presque. Encore une fois, Jean-Jacques a fait fort ! Il a tapé en plein dans le mille ! Les choses qu'on "sait" sans jamais les développer. Ce qui fait notre vie de tous les jours, quoi ! :-)

Philippe, je viens juste de lire ton explication : je pense comme toi. Ça ne m'a pas du tout "choquée", ta réaction. Au contraire, peu de gens savent encore regarder autour d'eux et voir la vie se dérouler... Quand on est une fille, c'est vrai qu'on regarde peut-être plus les hommes que les femmes. Eux aussi ont leurs "manies", leurs "caractéristiques"... Jean-Jacques pourrait faire une autre chanson avec un mec !!! ;-)))

En fait, quand on se prend au jeu, c'est carrément passionnant. C'est impressionnant comme c'est vrai ! D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que je suis en psycho. Delphine pourra sûrement dire pareil, la psychologie étudie les comportements... C'est la base de notre travail et de nos recherches.

Géraldine Gauthier
Là-Bas, 21 novembre 1997



Géraldine Gauthier a crit :

Je vois très bien la scène dans un petit bar tranquille. Jean-Jacques assis, au fond, discrètement. Avec ses petites lunettes et un journal sous les yeux. Un café à côté. il regarde ce qui se passe autour de lui. Une jeune fille entre. Elle s'asseoit quelques mètres à côté.
En fait, "Tout était dit" commence avec la fin du clip de "Sache que je", je ne suis pas le seul à l'avoir remarqué. Ça se trouve, il n'y a pas que sur le single que "Tout était dit" suit "Sache que je" et qu'il existe une version longue du clip où les images et les chansons se suivent...
Géraldine Gauthier a crit :

"quatre mètres infranchissables" qui me rappellent beaucoup "Le rapt" :
Exactement ce qui m'était venu à l'esprit. Mais il y a également une troisième chanson qui évoque ce thème : "Jour bizarre" (1977) :
C'était un jour bizarre,
Un jour sans soleil et sans vent, Il faisait doux
Juste doux,
Dans une rue banale,
Une fille pas mal,
Qui est passée c'est tout,
Et c'est tout
Je me suis retourné,
Pour voir où elle allait,
Je suis sûr qu'elle savait que de loin je la regardais,
Ses cheveux fous, ses hanches,
Ses épaules et son cou,
Comment lui dire "Attends" sans qu'elle me prenne pour un fou.
(Jour bizarre)
C'est comme si JJG n'avait pas été satisfait de cette première approche, et qu'il avait tenu à l'aborder sous un autre angle à travers deux nouveaux essais (Le rapt en "1981" et "Tout était dit" en 1997).

Jean-Michel Fontaine
Là-Bas, 21 novembre 1997



Je me manifeste sur ce sujet car j'aime beaucoup votre discussion sur "Tout était dit". C'est de loin ma chanson préférée de tout l'album. Ce blues, cette musique qui m'emporte et me bouleverse et les paroles avec lesquelles on visualise très bien la scène. Cette chanson est déjà un clip en elle-même ; il n'y a rien à rajouter, pas même des visages, "Tout était dit".

Je pense également comme Géraldine que la musique contribue nettement à renforcer cette idée de rapprochement entre les deux personnages, elle devient plus forte, le rythme s'accélère puis "elle" s'en va et là, avant que la musique s'arrête, ne ressentez-vous pas une certaine frustration, la même que celle qu'il doit ressentir ?

C'est génial, génial.

Isabelle Rogez
Là-Bas, 21 novembre 1997



Géraldine Gauthier a crit :

Je vois très bien la scène dans un petit bar tranquille. Jean-Jacques assis, au fond, discrètement. Avec ses petites lunettes et un journal sous les yeux. Un café à côté. il regarde ce qui se passe autour de lui. Une jeune fille entre. Elle s'asseoit quelques mètres à côté "quatre mètres infranchissables" qui me rappellent beaucoup "Le rapt" :
Paaaaaaassssss du tout d'accord !!!!!!

Cette chanson est fondamentalement différente du "Rapt" car "Le rapt" est un moment de désespoir alors que "Tout était dit" est un moment de bonheur !!!!

A mon avis dans cette chanson, JJG prend son pied à regarder la fille, à la découvrir, etc. Mais à aucun moment il ne songe à l'aborder. Les quatre mètres sont infranchissables car JJG ne veut pas les franchir. Justement, s'il avait cherché à les franchir, il aurait brisé ce bonheur et basculé dans le désespoir du "Rapt" (Comment l'aborder, ne pas passer pour un fou, etc... ).

D'ailleurs, "Le rapt" est plus un rêve d'aller envers les principes établis, alors que "Tout était dit" s'établit beaucoup plus dans une réalité.

C'est mon avis et je le partage...

Jean-Christophe Counio
Là-Bas, 22 novembre 1997



Jean-Christophe Counio a crit :

D'ailleurs, "Le rapt" est plus un rêve d'aller envers les principes établis, alors que "Tout était dit" s'établit beaucoup plus dans une réalité.
Je partage ton avis, mais en même temps, je pense que "Tout était dit" est une version plus "mûre" du "Rapt", tout simplement parce que JJG est lui-même plus mature maintenant qu'il ne l'était à l'époque où il a écrit "Le rapt"...

Même si (!)... le sujet n'est pas exactement pareil... et qu'il faut comparer les choses comparables...

Balty
Là-Bas, 22 novembre 1997



Petite critique à propos de "Tout était dit" (ben oui, j'aime bien critiquer, moi)

Si je trouve la mélodie, la musique et les paroles du début superbes, je trouve que les paroles de la fin se dégradent : quand JJG dit : "Quel explicite message, C'est comme une confession", et tant d'autres choses du même genre, j'aimerais qu'il dise ce qu'il décode exactement plutôt que de dire qu'il décode tout simplement ! Il dit en effet qu'il décode des choses à partir des gestes de la jeune fille sans dire quoi, et j'ai l'impression que ce n'est que du vent, que prétexte à faire une chanson qui ne veut rien dire.

Quels sont ces messages que la fille dévoile à son insu ? Il n'en dit rien ! C'est que dalle. Il mate une fille, la trouve jolie, c'est tout. Ses gestes sont mystérieux, ou alors qu'il nous dise ce qu'il découvre en ces gestes.

Moi, quand j'observe une fille dans un bar, j'ai envie d'en savoir plus, je ne décode rien du tout ! Autant "Sache que je" est très pertinente, car dans le domaine de l'amour, les mots sont peut-être plus obsolètes, et on est censé connaître la personne un tant soit peu, et donc savoir ce que les silences veulent dire.

Autant pour connaître une inconnue, les mots, ou tout du moins les gestes associés aux mots sont très importants.

Nicolas Caron
Là-Bas, 19 janvier 1998



Nicolas Caron a crit :

Quels sont ces messages que la fille dévoile à son insu ? Il n'en dit rien ! C'est que dalle. Il mate une fille, la trouve jolie, c'est tout. Ses gestes sont mystérieux, ou alors qu'il nous dise ce qu'il découvre en ces gestes.
Non, qu'il ne nous le dise pas ! C'est notre imaginaire qui doit le faire... La chanson est plus forte ainsi.

Daniel Salasca
Là-Bas, 19 janvier 1998



Daniel Salasca a crit :

Non, qu'il ne nous le dise pas ! C'est notre imaginaire qui doit le faire... La chanson est plus forte ainsi.
Tout à fait. Moi j'adore ce que raconte cette chanson. Regarder une personne juste pour le plaisir de la regarder, sans autre conséquences, sans même chercher à l'aborder. Je fais ça tous les jours, dans le bus, le métro, dans la rue, dans les couloirs.

Apercevoir quelqu'un juste quelques secondes, et imaginer le reste... On n'en voit que les côtés positifs comme ça.

Pif
Là-Bas, 19 janvier 1998



Je reviens parler un peu de "Tout était dit" ! Et du fait que la chanson, même si je l'aime bien musicalement, me semble un peu bidon au niveau des paroles

Premier couplet : il s'attarde à un café alors qu'il n'a pas le temps, rien que pour mater une jolie fille. Jusque là, rien à dire, ça arrive à tout le monde, et c'est plutôt plaisant comme situation...

Deuxième couplet : la fille est toujours aussi belle, lit un bouquin ... Ça, c'est la description banale d'une fille qu'on regarde "en passant", sans trop d'attention. Mais, lui, JJG, il lit "tout ce qu'elle veut cacher". Donc il la regarde d'un peu plus près qu'"en passant" et s'apprête à nous dire comment il s'y prend. Toujours rien à dire là-dessus, c'est beau, bien dit, tout ça...

Troisième couplet : il nous explique que ses gestes, ses attitudes, trahissent des secrets, ces mêmes secrets que cette jolie fille voudrait pourtant cacher. Et ceci rien qu'en regardant, sans "longues études". "Un pied se balance, une impatience". Voiiiiiilà ! Il nous livre enfin ses "codes - décodages". Jusque là, toujours d'accord !

Quatrième couplet : en gros, il faut se fier aux apparences. Tout à fait d'accord, c'est d'ailleurs ce que j'ai toujours pensé !

Cinquième couplet : deux lignes, pas grand chose à dire.

Sixième couplet : c'est là que ça se gâte. "Quand ta main cherche une cigarette, c'est comme une confession". Là, faudrait qu'il m'explique, Jean-Jacques, s'il a le temps. Pour moi, d'accord, c'est la confession qu'elle se fumerait bien une clope. Si la main cherche longtemps, ok, c'est la confession qu'elle a paumé ses clopes. Si la main tape sur la table, encore ok, c'est que le fait de pas trouver ses clopes l'énerve ! Mais à part ça, ça montre quoi de chercher une clope ?

Septième couplet : "à ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage". Soit elle les tourne à l'endroit, et alors elle lit le bouquin à l'endroit, soit elle les tourne à l'envers, et alors elle le lit à l'envers, ou peut-être même ne sait-elle pas lire... Si elle met son doigt sur sa langue avant de tourner la page, il y a de grandes chances qu'elle ait le doigt mouillé... A part ça, je vois pas ce qu'il peut apprendre, le JJ...

"La moue ...", et "ton regard". Là ok, je m'incline.

"Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message" : pour moi, le message, c'est soit qu'elle a des poux, ou des lentes, ou alors des puces, soit elle a la gale, une croûte sur le cuir chevelu, ou si ça se trouve elle aime bien se passer la main dans les cheveux pour que les mecs qui la matent s'imagine un tas de trucs cons.

Dernier couplet : un léger sourire au coin des lèvres, oulala, oui, que c'est indécent ! Je serais presque choqué par une telle indécence. Elle se lève, et du coup, c'est clair, le message hyper transparent, c'est : elle s'en va...

En conclusion, j'ai l'impression que JJ a trouvé un super sujet de chanson (vrai de vrai, le sujet est bon), qu'il a écrit 5-6 couplets pas mal, puis qu'il est tombé en panne d'inspiration et qu'il s'est dit : "je vais prendre des gestes communs, et je vais dire qu'ils sont bourrés de messages. Et tout le monde dira : oui, oui, pleins de messages cachés dans une façon de tourner des pages...".

Oui, je suis d'accord que c'est très bien de ne pas tout dire dans une chanson, de laisser un peu de mystère. Mais là c'est trop de mystère pour moi.

Un message dans une main qui passe dans les cheveux, c'est effectivement beaucoup trop de mystère.

Oui je suis d'accord que des gestes communs sont parfois chargés de messages, mais alors il faut expliquer pourquoi finalement il ne sont pas si communs que ça !

(...)

Vous aurez remarqué que je réponds d'avance aux futurs messages que j'ai eus la dernière fois : "C'est vachement mieux de laisser du mystère ..."

Nicolas Caron
Là-Bas, 23 janvier 1998



Nicolas Caron a crit :


Oui je suis d'accord que des gestes communs sont parfois chargés de messages, mais alors il faut expliquer pourquoi finalement il ne sont pas si communs que ça !
Ben non, c'est à toi d'imaginer. C'est le but de la poésie. Laisser libre cours à l'imagination. Certains pourront s'offusquer que je compare JJG à un poète, comme l'étaient Rimbaud ou Baudelaire, mais bon, si les chanteurs ne peuvent être comparés à des poètes, qui pourra mériter cette appellation à l'heure actuelle ?
Nicolas Caron a crit :

Vous aurez remarqué que je réponds d'avance aux futurs messages que j'ai eus la dernière fois : "C'est vachement mieux de laisser du mystère ..."
Ouais, d'ailleurs, j'ai failli ne pas répondre en lisant cette phrase. Et j'ai finalement décidé de le faire, parce qu'il ne s'agit nullement de laisser du mystère, mais plutôt de suggérer une réaction, et donc laisser travailler l'imagination. En ce qui te concerne, je dirais que ton imagination est très liée avec le réel (euh, je ne suis pas psychologue, loin de là, c'est juste une observation par rapport à ma propre expérience). C'est aussi ma façon de réagir au premier abord.

Mais je pense que les chansons, lorsqu'elles sont bien écrites, servent à s'éloigner de la réalité. Le fait même que tu t'interroges sur ce qu'il trouve d'indécent dans un sourire montre qu'il a suscité ta réaction, et par la même, le travail de ton imagination.

Personnellement, je ne vois pas non plus ce qu'il y a d'indécent, mais si JJG souhaite exprimer cette pensée afin de susciter une interrogation de la part des auditeurs, pourquoi pas ? Je dirais même que c'est son rôle.

Je dois dire que je me suis posé le même genre de questions et que c'est cette explication que j'ai trouvée, même si je vois maintenant d'autres formes liées à la psychanalyse et les théories de Freud. J'avais déjà passé pas mal de temps à étudier les pourquoi de ces gestes, mais le fait de répondre me fait penser à de nouvelles hypothèses. Mais il faut que je les couche sur le "papier" maintenant.

Philippe Bardet
Là-Bas, 24 janvier 1998



"Tout était dit" : Cette chanson, comme je l'ai déjà dit il y a quelque temps, est ma préférée de l'album avec "Natacha". Les gestes évoqués par JJG (puisque c'est ce qui semblait vous préoccuper) sont tout à fait clairs à mon sens. Bon, ok, je suis en psycho et ça insinue "étude des comportements" mais sans ça, franchement, ça me semble clair.

Le fait de tourner ses pages, ça en dit long sur la personne. Regardez autour de vous et vous verrez : les gens consciencieux qui tourneront les pages avec délicatesse, ceux qui s'en foutent et qui les tourneront à toute allure sans en prendre soin, etc... Là, cette fille les tourne peut-être sans trop faire attention à ce qu'elle fait réellement. Un peu machinalement quoi...

A mon avis, je la vois comme quelqu'un qui s'ennuie et qui cherche à se donner une "constance" et de faire croire que "pas du tout, elle est très occupée". Mais ses gestes la trahissent. La main dans ses cheveux qui s'attarde exprime clairement (et on trouve cette explication dans tous les bouquins) qu'elle s'ennuie.

La cigarette qu'elle cherche c'est un substitut de présence plutôt qu'un réel "désir nicotinique". Ça aussi, c'est bien connu. C'est histoire de s'occuper les mains.

Faut pas toujours chercher très loin pour deviner les gestes, les attitudes et les apparences...

Beaucoup d'autres attitudes sont "traduites" dans les bouquins "courants". Je pense notamment au fait de porter des lunettes de soleil (ou beaucoup de maquillage, etc) exprime une honte, une non-estime (ou mauvaise) de soi et donc un désir de se cacher.

Pour ce qui est du "sourire indécent", perso, je pense qu'elle sourit pour se donner une "force", pour faire croire que tout va bien pour elle, mais, en fait, son sourire quasi-forcé qu'elle fait, JJ le détecte et voit clair dans son jeu : elle est seule et souffre de la solitude alors elle vient à une terrasse de café pour se donner l'impression d'être "entourée"...

Perso, je trouve ça très triste pour elle et je considère que c'est plus un portrait qu'une histoire de "drague" (bien que le charme qu'elle semble dégager ne soit pas mis de côté... :) ).

Enfin voilà pour "Tout était dit"... :) Mais laissons l'imaginaire aussi faire son travail et le travail de l'artiste nous bousculer dans nos pensées ! ;)

Géraldine Gauthier
Là-Bas, 2 février 1998



Pour ce qui est de "Tout était dit", là encore il y a un reflet de vérité flagrante dans cette chanson qui m'épate à chaque fois que je l'écoute. La description de l'endroit de la fille qui a remarqué le regard posé sur elle et son attitude après est magnifique. Là encore ça ne peut être que quelque chose de vécu, tellement c'est bien décrit, et que tous je crois nous sommes capables de ressentir un jour ou l'autre. Il suffit juste de prendre le temps d'observer un peu autour de nous les attitudes des gens (et leurs habitudes également qui sont un peu choquantes parfois tellement elles sont importantes à leurs yeux mais qui leur permettent de vivre : "La vie par procuration" bien sûr).

Fabien Picaud
En passant, 14 septembre 1999



J'aurais juste aimé dire un mot sur l'interprétation de Fabien de "Tout était dit".

Je me trompe peut être mais je suis étonnée quand tu parles de l'attitude que prend la fille lorsqu'elle remarque le regard posé sur elle. En fait, je comprends l'inverse dans cette chanson. Pour moi, ce que voulait dire Goldman, c'est que justement, cette fille se révèle et se livre entièrement à lui (de manière inconsciente) uniquement parce qu'elle ne se sait pas observée. Sa personnalité, sa façon d'être est intacte et véritable uniquement du fait qu'elle ne sait pas que quelqu'un fait attention à des petits gestes de rien du tout mais qui veulent dire énormément. Si le regard de quiconque pesait sur elle, alors ses attitudes auraient certainement été différentes.

Enfin bon, c'est ce que j'aurais aimé comprendre par cette chanson, si quelqu'un a une autre idée ou la même, il pourrait la partager.

Claire
En passant, 15 septembre 1999



 

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