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Espace Richter, Montpellier - 5 août 1988

Récit par Rémi Bou :

Après le succès de ses cinq derniers albums et de sa précédente tournée, Jean-Jacques nous avait donné rendez-vous pour cette tournée triomphante avec les mots suivants sur les billets.

« Le moment venu, les lumières s'éteindront et la musique commencera, peut-être nous nous apercevrons, peut-être nous sourirons-nous, et peut-être vous dirai-je : Ça a été si long… »

J'avais été un des premiers à posséder le précieux sésame, et après des mois d'attente le jour fatidique arriva.

Jean-Jacques est apparu sur le coté gauche de la scène, en jouant au piano il a chanté un de mes extraits préférés de l'album non homologué : Famille.

Tout comme la tournée précédente, les musiciens sont entrés un par un sur scène, cependant cette année au lieu d'exécuter un solo comme dans la tournée 86 ils sont venus faire la bise à Jean-Jacques. C'était une version assez chaleureuse de cette chanson que nous offrait Goldman. A la fin de celle-ci il s'approcha de nous, la lumière s'est éteinte, il a souri et nous dit :

« Ça a été si long. Alors vous êtes prêts, vraiment prêts ? Alors c'est parti. »

Il enchaîna avec une version très rythmée de Compte pas sur moi où un feu d'artifice accompagna les premières notes de guitares.

Le décor était d'apparence simpliste, d'apparence uniquement car la scène était en fait composée de structures mobiles, par exemple les deux batteries étaient posées sur des armatures où pendant le concert elles pouvaient évoluées dans l'espace.

Jean-Jacques était vêtu d'un jean noir, d'une tunisienne blanche et d'une veste noire, le saxophoniste «Prof Pimpin » avait un costume particulier : en effet des petites lampes clignotaient durant le concert.

Pendant le spectacle Jean-Jacques nous raconta ceci :

« J'avais un rendez-vous, très important cet après-midi c'était pour le renouvellement de ma carte d'assuré social. Alors j'ai pris le métro, je me suis assis, et à la station suivante une femme est entrée, elle avait des yeux (Il parlait sur un ton langoureux), elle avait des mains (toujours sur le même ton), et puis surtout elle avait une bouche. Et nos regards se sont croisés, c'était la femme de ma vie !

Et puis à la station suivante, elle est descendue.

Et puis une femme est entrée, elle avait des yeux (avec le même ton), elle avait des mains (même ton), et puis surtout elle avait une bouche. Et nos regards se sont croisés, c'était la femme de ma vie ! Elle s'est assise à coté de moi et elle m'a dit bonjour, alors moi je lui ai répondu bonjour, ensuite elle m'a demandé si c'était le journal d'aujourd'hui que je lisais là ? Alors, je lui ai répondu : oui, c'est le journal d'aujourd'hui que je lis là. Et puis elle m'a demandé si on pouvait prendre un café et lire le journal d'aujourd'hui ensemble. Voilà, c'est tout. »

Le public hurla pour connaître la suite mais Jean-Jacques ne voulait plus rien dire et laissa durer le suspense une bonne minute, puis il déclara : « bon, vous voulez des détails je suppose, vous aimez bien les détails dans la région, non ? »

« De toute façon, on n'a pas le temps là »

« Bon, juste un résumé, alors ? »

« Voilà ce n'était pas la femme de ma vie, mais elle a partagé ma vie pendant un petit moment quand même. Et même encore maintenant de temps en temps, elle me téléphone quand elle est mal, quand elle ne peut pas dormir, je l'emmène au cinéma, je lui fais des câlins, je la fais rire…

Jean-Jacques a bien sûr enchaîné, avec Elle a fait un bébé toute seule.

Ce que je retiens encore aujourd'hui de cette tournée, ce sont les versions des chansons retravaillées de Jean-Jacques notamment : Entre gris clair et gris foncé avec un saxo d'enfer. Quand il a chanté Reprendre c'est voler une fois les paroles finies ce fut un moment de pur bonheur avec encore un long morceau de saxo mémorable !

Dans l'album qui précéda la tournée Entre gris clair et gris foncé, la deuxième partie était plutôt intimiste, pas autant que le dernier En passant mais c'était quand même assez tranquille, avec notamment Peur de rien blues.

Dans la tournée il a repris ce morceau anodin, une fois la chanson joué identique à l'album, la musique cette fois ci ne s'arrêta pas, bien au contraire le rythme s'est soudain accéléré. Puis le morceau de scène ou était Jean-Jacques, Michael Jones et Claude le Péron s'est élevé de plusieurs mètres du sol.

Il était là au-dessus de nos têtes, c'était tout simplement incroyable et cette chanson que j'avais écouté des millions de fois, qui me plaisait bien certes, prenait alors une dimension extraordinaire.

D'ailleurs j'ai remarqué que dans la tournée 98 cette fois c'est l'inverse il commence avec la partie rythmée pour finir avec le blues.

Dans une des dernières chansons, le groupe Canada qui avait assuré la première partie est monté sur scène il y avait Erick Benzi, Gildas Arzel… (la future famille Goldman).

Le concert s'est terminé avec le tube du moment : Puisque tu pars et encore une fois la scène s'est levée même davantage et plus longtemps.

Rémi Bou

25 octobre 1998
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