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Halle Tony Garnier, Lyon - 07 juin 1994

Récit par Rémi Désormière :

Deux trois "traces" du concert du 7 juin 1994 à Tony Garnier. J'avais à l'époque 16 ans et déjà quelques années de goldmanie (j'ai été bercé par ma mère au lait Il suffira d'un signe, puis Comme toi grâce aux FM, puis Je te donne... )

Pour les non-lyonnais, il faut savoir que la halle Tony Garnier est un espace métallique, un ancien abattoir pour tout dire. A priori, l'acoustique ne doit pas y être géniale, genre gare Saint Lazare : imaginez JJG en train d'annoncer les départs en chantant...

Mais au contraire, la halle donne un léger écho. Et ce soir là, deux musiciens vont ébranler la halle, frisant la destruction ( je ne suis pas de Marseille... ) : et je vais donner les noms : Christophe Deschamps et Erick Benzi.

Le concert commence tout doux, avec Serre-moi. La barrière tombe, Michael entre, Carol aussi, pour Des vôtres. Et puis à la fin de la chanson, Carol finit par "Je ne reviens que pour aimer... pour aimer..." Christophe et Erick ralentissent pour se mettre dans le tempo d'Envole-moi. Moment pénible pour les coeurs : Le coeur se met à battre au rythme des percussions. Ça dure environ 1 minute 30 secondes et tout d'un coup, en haut de la scène...

Minuit se lève... (JJ, ta montre avance, il n'est pas 21 h !)

Et là, ce sont 6 minutes pendant lesquelles on a cru que la halle allait nous tomber dessus : Deschamps et Benzi transfigurent Envole-moi, JJ glisse un trémolo sur le final ( "Regarde-moi, je ne leur ressemble pas", qu'on voit d'ailleurs sur la vidéo Tours et détours)

Evidemment, grande émotion sur le documentaire de Michel Honorin de l'enfant du Zaïre.

JJ trouve les Lyonnais "timides" sur Je commence demain : il arrête la chanson et entame un numéro de mauvaise foi avec Claude Le Péron, Carole et Michaël (Vous avez raté le bac ?) "Alors on essaye sans les lumières". Et l'ingénieur lumières éteint à chaque "Je commence demain" pour qu'on hurle plus fort...

Et puis le final : sonnerie, 1, 2, 3 4 et do mineur pour ce que j'appelle dans ma tribu goldmanienne (rencontrée sur les bancs de la fac de géographie) : l'hymne goldmanien : Il suffira d'un signe : frappe sèche et métallique d'Erick Benzi, Deschamps déchaîné et JJ qui emmène la chanson. Côté lumières, tout sur le visage de JJ et derrière les postes d'Erick et Christophe. Les Russes entrent, la halle est évidemment surprise. Tellement qu'elle oublie par la suite que JJ a légèrement modifié les paroles d'Il suffira d'un signe :

Déchirées nos guenilles, de vauriens
Les fers à nos chevilles, loin bien loin
Nous ferons de nos grilles, des chemins
Nous changerons nos villes, en jardins

J'ai du être un des seuls à ne pas me planter...

Par contre, le lendemain, plus un brin de voix, mais des souvenirs pleins la tête.

Rémi Désormière

Lyon, le 29 septembre 2000
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