Parler d'sa vie sur Ulule
 

Les plus belles citations de Jean-Jacques Goldman
Tout sur l'actualité de Jean-Jacques Goldman
La vie de Jean-Jacques Goldman, de ses origines à aujourd'hui
Tout sur les chansons de Jean-Jacques Goldman
Tous les albums de Jean-Jacques Goldman
Tous les DVD et les cassettes vidéo de Jean-Jacques Goldman
Toutes les tournées de Jean-Jacques Goldman depuis 1983
Interviews, essais, livres
Robert Goldman : l'autre Goldman
Pierre Goldman : le dossier
L'histoire des Restos du Coeur et les tournées des Enfoirés
Les sondages de Parler d'sa vie
Listes de discussion et de diffusion, liens, adresses utiles, recommandations
Goodies : Jeu, fonds d'écran, humour...
Le livre d'or de Parler d'sa vie
Le pourquoi de tout ça...

Les Enfoirés : dernière édition... avant l'an 2000
- 25 janvier 1999


Récit par Pierre Froget :

Voilà le cri du coeur de ceux qui ont su que je faisais partie des privilégiés à participer à cet enregistrement si je ne vous fais pas partager ces moments. J'en sors, il est tard, je viens de me sécher et de me réchauffer avec un bon thé, je bosse dans 3 heures, dur ...

Ce qui suit est donc ma "trace" de cette soirée grandiose. Une autre suivra, plus fine, plus précise, de la part des 3 Labasiennes avec qui j'ai passé cette soirée. Pour vous faire partager ces moments en attendant qu'ils soient diffusés, j'ai pu récupérer un script du "Conducteur de l'émission" qu'avait un caméraman, il va me guider dans mes souvenirs.

Avant tout, MERCI à Vélina qui m'a donné la chance d'être là ce soir. Bon, vous êtes prêt pour ce voyage ? Alors on embarque !

17 h 45 : J'arrive (de Lyon après un détour par ma petite chambre de bonne parisienne) au Zénith pour retrouver Vélina qui me tend la place tant convoitée. (Au passage, petite tristesse avec une pauvre Laetitia, fan d'Obispo, qui cherche désespérément une place à la sortie du métro.) Je ne sais pas encore que je vais entrer dans une dimension où le temps n'a plus de place, comme nous l'a beaucoup rappelé le chauffeur de salle de l'émission. Il fait pas très beau. On n'est pas loin des grilles : elle devant, moi à 3 personnes. La soirée s'annonce bien. Christelle et Corinne nous rejoigne, ce qui leur permet de découvrir que je ne suis pas un affreux homme d'affaires qui ne rêve que de piquer leurs sous aux pauvres petits labasiens qui cherche Rouge, mais que ma compagnie peut être divertissante lors d'une attente prolongée. Je vais jusqu'à offrir un semi-strip tease puisque je m'aperçois que j'ai mis mon T-shirt à l'envers : si Jean-Jacques se rend compte que le public est négligeant, quelle honte ! ;-)

Inexorablement, on attend que les grilles s'ouvrent. Il fait froid. La pluie commence à tomber, puis elle tombe vraiment et on est trempés. Enfin, la libération arrive et on se rue à l'intérieur du Zénith. On trouve 4 places côte à côte, un peu derrière la caméra du côté gauche, 3ème rang. Avantage : on va pouvoir se lever et bouger toute la soirée et on a fait les Jean-Jacquettes (et oui, même moi !) avec un dynamisme qui n'a d'égal que la qualité de nos chorégraphies. J'avais le béret de la tournée En passant, avis à ceux qui chercheront sur la vidéo.

Après les annonces d'usage sur le fait que le spectacle va durer plus des quelques 3 heures finales mais qu'il y aura des bus pour redéposer les gens au coeur de Paris après, la salle est chauffée assez sympathiquement. Cool : Laeetitia a trouvé une place (400 F, quand même !) et vient s'installer juste devant (c'est toujours sympa de trouver des gens qui vont au bout de leurs rêves).

Et on entame tout de suite avec ... le final : BESOIN D'AMOUR (tiré de Starmania). Sans doute parce que le public a une pêche d'enfer, ça sera remonté à la fin de toutes façons. C'est la fête totale, ils sont TOUS là. Qui ? Ah, vous le verrez après. Les garçons se mettent d'un côté (gauche) et les filles de l'autre (donc : droite). Ils alternent en se lançant leur besoin d'amour au visage, c'est splendide. Un petit tour dans l'orchestre : dirigé par Guy Delacroix, comme d'hab, on trouve 2 claviers, 3 choristes, 1 percussionniste, 1 batteur, 1 saxophoniste / flutise (Patrick Bourgoin), 2 guitaristes et Guy. Il s'éclate toujours autant.

Pour la suite, ça a pas franchement été fait dans cet ordremais je pique le conducteur pour suivre :

EMMENEZ-MOI : avec en solistes ... Khaled, Bruel, Liane Foly, Obispo, Aznavour, Mimie Mathy, Serge Lama, Zazie, Muriel Robin et les autres, d'après mon papier. J'ai du mal à m'en souvenir précisément. Vous avez déjà plein de noms cochés dans votre grille de stars.

MEDLEY : EST-CE QUE TU VIENS POUR LES VACANCES ?

Grandiose, la chanson fil conducteur est interprétée par Jean-Jacques et Pierre Palmade. Ils sont en T-Shirt avec chemisette hawaïenne par -dessus. Sur "au rendez-vous de nos promesses", ils écartent tous les deux le bras qui ne tient pas le micro et chaque fois Palmade vire la main de Jean-Jacques qui lui arrive dessus. Ça dégénère à chaque reprise puisqu'ils ont de la jolie peinture rouge, verte et jaune avec laquelle ils badigeonnent consciencieusement le visage de l'autre.

Les chansons du medley sont DIRLADADA avec Gérard Jugnot et Martin Lamotte (euh, j'suis plus sûr tout d'un coup) en jolis petits baigneurs. Puis on a VAMOS A LA PLAYA avec 2 blondes incendiaires (Michèle Laroque et Karen Mulder) en robes estivales (ah !) longues (oh...). Débarquent ensuite les Native qui nous balancent la MACARENA. Laroque et Mulder initient Jugnot et son compère dans cet art difficile, c'est excellent. Arrive le playboy des ces dames, Patriiiiiiiiiiiick avec ses lunettes noires, qui nous rappelle le score de la finale avec UN, DOS, TRES. Et on termine par un VACANCES J'OUBLIE TOUT avec Yves Lecoq et tous les autres. Ça y est, on a chaud, on chante, on danse, la folie est lancée. Les karaokés d'Arthur à côté, c'est de la camomille.

Huit micros sur la scène : Jean-Jacques, Marc Lavoine, Patrick Bruel, Serge Lama, Maxime Le Forestier, David Hallyday, Michael Jones et Pascal Obispo viennent faire les choeurs sur LES LACS DU CONNEMARA interprété par Patrick Fiori, Garou et Patricia Kaas. Ça donne ! L'alternance des passages rythmés et calmes permet au public de se donnner à fond pendant toute la chanson. Clin d'oeil : sur "là-bas, au Connemara, on accepte pas la paix des Gallois", Pascal Obispo s'amuse à mettre Michael Jones un peu en retrait dans l'ombre, mais le fait revenir ensuite.

Un énorme château de sable fait son apparition (bon, entre, y'a les pauses, la mise en place, les enchaînements comiques qu'on recale, mais bon !). Puis une autre apparition : Laetitia Casta. Qu'elle est belle et fraîche en costume marin avec haut rayé et pantalon blanc. Elle attaque LA MER avec un beau petit filet de voix, sans jamais forcer ni donner trop de puissance (pourtant, avec la cage thoracique qu'elle a ... oups, pardon !). Débarquent les Native qui se demandent où va MANUREVA et on remet le feu. David Hallyday en vieux capitaine dédie son passage AUX SOMBRES HEROS DE L'AMER. Mais voilà Hugues Aufray qui est prêt à partir DES QUE LE VENT SOUFFLERA, il se marre sur le "tatatin". Renaud arrive et rend l'hommage avec SANTIANO repris par tous. Une bonne bouffée d'iode. Les mains sont chaudes et il commence à faire soif. On boit la tasse non salée et on se rasseoit.

C'est Pascal Obistro (désolé, j'ai pas pu m'empêcher, après la chère rasade décrite ci-dessus) et Hélène Ségara qui chantent C'EST ÉCRIT. Pascal conte ses malheurs à Hélène qui a vécu la même histoire et lui dit qu'il rêve. Beau duo. Et c'est le medley CHANSON POPULAIRE. La chanson éponyme est interprétée par Marc Lavoine, Michèle Laroque et Muriel Robin.

Ça mouline dur des bras dans le public. Maxime nous parle de sa LADY LAY, Garou enrage contre sa dulcinée partie dans les grottes de ROCK AMADOUR ; Renaud et Elsa (c'était eux ?) se remémorent leurs souvenirs de guerre MADE IN NORMANDIE ; Alain Chabat, Gérard Jugnot et Patrick Timsit sont LES ROIS MAGES aux couronnes remplies de confettis et Zazie clôt le tout en nous annonçant ÇA PLANE POUR MOI. Epatant, non ?

Ensuite, Nanard avec la voix d'Yves Lecoq nous annonce LE SUD. Cette chanson est portée par Maxime Le Forestier, Anggun (hyper-bronzée) et Alain Souchon. Souchon est toujours autant dandy décalé et souriant, Anggun est cette éternelle petite fille rieuse au charme ondulant et Maxime paraît encore plus jeune malgré ses lunettes.

Puis c'est le MEDLEY NUIT. Et non, on n'aura pas droit à du Fredericks-Goldman-Jones mais à QUAND REVIENT LA NUIT (euh, je sais pas. Ah pardon, c'est pas une question ...) chanté par Fiori, puis Marc Lavoine nous avoue LA NUIT JE MENS et Patricia Kaas nous raconte sa NUIT MAGIQUE. Patrick Bruel et Ophélie Winter débarquent de leur CARGO DE NUIT et Renaud fait l'impossible quand on lui demande RETIENS LA NUIT. Portés par les musiques, on n'a pas sommeil du tout !

Muriel Robin et Charles Aznavour (de plus en plus petit d'après Bigard, ah, les ravages du temps) nous parlent d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître : LA BOHEME. Bon, en gros, c'est sympa, Aznavour chante une de ses chansons, il ne fait jamais autre chose de toute façon si je me souviens bien des autres années.

Après différents temps morts où Fiori et Bruel s'étaient défiés verbalement sur des airs de bel canto et où Patrick avouait se casseer la voix alors qu'il aurait à chanter la chanson de l'autre après et qu'il était dans la merde, c'est BELLE avec Bruel, Serge Lama et Roch Voisine. Ah ben ça, avec un succès incontournable, les Enfoirés allaient pas passer à côté !

Puis nous assistons à un match Italie-Espagne des plus enlevés :

Bigard, Le Forestier et Elie Semoun attaquent avec EL POROMPPOMPERO auquel répond Liane Foly avec JE T'AIME A L'ITALIENNE. Puis ça se lâche avec Obispo et LA BELLE DE CADIX, Fiori avec LE RITAL, Chabat et Palmade avec MANUELA, Anggun et WEEK-END A ROME, Berry et Timsit avec ARAGON ET CASTILLE, Souchon et Jugnot avec LAISSE LES GONDOLES A VENISE, Mimie Mathy E VIVA ESPANA, Jean-Jacques et Frédéric François CAPRI C'EST FINI et Bruel puis tous avec AH QU'ELLES SONT JOLIES LES FILLES DE MON PAYS. Les Espagnols sont avec de grandes chemises bouffantes rouges et des chapeaux noirs, Obispo est en Zorro. Les Italiens ont des lunettes de soleil, des chemises qui flashent (jaune pour Jean-Jacques) et organisent des "raids" pour faire tomber les chapeaux espagnols.

On a droit à CHACUN FAIT C'QUI LUI PLAIT avec un super karaoké animé derrière. Marc Lavoine raconte son matin, interrogé par Richard Berry et c'est Karen Mulder qui termine avec des frissons à 8 h du mat'. Très sympa.

La séquence suivante n'a pas été enregistrée ce soir, il s'agit de DIS-LUI TOI QUE JE T'AIME chanté par Etienne Daho et Vanessa Paradis accompagnés par Alain Lanty au piano. Subtilement, il y a plein de lumières en arrière-plan pour qu'on ne voit pas qu'il n'y a pas de public.

Puis c'est la grande DÉCLARATION, avec tout d'abord Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain qui se disent que TOUT est finit entre nous. C'est la chanson fil conducteur : plus ça va, plus Luchini se lâche et tous les autres esssayent de le pousser toujours plus loin à chaque fois, inénarrable. Sanson et Laroque chantent leur SONG OF YOU, Maurane et Bruel ont attrapé un COUP DE SOLEIL, Souchon et Obispo sont MORGANE DE TOI, Elsa et Obispo écrivent une LETTRE A FRANCE et Carole Fredericks CAN'T TAKE MY EYES OUT OFF YOU. Vraiment, le point chaud, c'est Luchini hallucinant.

Maurane, Sanson et Liane Foly nous explique comment elle se sont senties devenir UNE FEMME AVEC TOI. (décidément, ami lecteur, tu as beaucoup de chance à travers tous ces messages qui te sont destinés !)

ET MAINTENANT, que va-t-on faire avec Patricia Kaas et Roch Voisine ? Et ben, marquer la rythmique de la chanson avec des caisses claires et Obispo, Le Forestier, Jean-Jacques, Hallyday, Bruel, Lavoine et d'autres dans le rôle des tambours. Jean-Jacques s'amuse comme un fou en jouant la poupée fière qui tape le rythme mécaniquement. Ça rappelle un peu l'intro d'A nos actes manqués version 94. Vraiment sympa.

MEDLEY QUAND LA MUSIQUE EST BONNE avec Carole et Karen Mulder pour pousser nos voix toujours plus loin avec la chanson fil rouge (première de Jean-Jacques). Maurane et Garou nous chante ce JOUEUR DE BLUES de Toulouse, Native nous initie à LA SALSA, Michael danse LES VALSES DE VIENNE avec Zazie, Mimie Mathy et Liane Foly donneraient tout POUR UNE BIGUINE AVEC TOI et Patrick Timsit et Dick Rivers regrettent LE BON VIEUX TEMPS DU ROCK N'ROLL.

Khaled entame en arabe, puis Michèle Laroque et les Native enchaînent en nous disant que DONNER POUR DONNER, c'est la seule façon d'aimer, même si Bigard et Robin en ont une conception très personnelle.

Et c'est le COUP DE FOLIE avec Ophélie Winter et Jean-Jacques !!! Excellent même si Jean-Jacques a un peu de mal en début de couplet avec les graves, mais bon. A un moment, il va sur le côté gauche de la scène, dansnt presque plus que rythmant la musique que chante Ophélie. c'est bon ! Et Muriel attaque très fort en mangeant la joue de son "papa" Bigard pour annoncer le MEDLEY BÉBÉ. Zazie chante BÉBÉ COMME LA VIE, Serge Lama lui ferait bien UN ENFANT, Marc Lavoine est paumé depuis qu'elle est EN CLOQUE. Mais Maxime nous dit qu' ELLE A FAIT UN BÉBÉ TOUTE SEULE (et de 2 !) et Roch Voisine termine en voulant garder à son cou ce bébé accroché comme le roseau de la SARBACANE.

Alain Souchon et Laetitia Casta nous parle de LA MAISON OU J'AI GRANDI. Laetitia a plus de mal à chanter, mais même Souchon est sous le charme.

Puis c'est un hommage grandiose à la Coupe Du Monde de foot : AUX ARMES ETC. avec les choeurs de tous les supporters de foot (Jean-Jacques, Obispo, Bruel, ...) et comme solistes : Lizarazu, Bartez, Petit, et les 2 autres que j'ai plus leur nom, Thuram je crois et Bogossian. Les ballons volent dans le public. Ils sont applaudis et raccompagnés par Et 1, et 2, et 3 - zéro ! C'est fort.

Pour le MEDLEY INSTRUMENT, une Elsa boudeuse (les talons hauts font mal aux pieds ?) apostrophe Chabat martyrisant un pauvre vilon en play-back d'un JOUEZ VIOLONS SONNEZ CRECELLES. Puis Obispo débarque au piano et Anggun nous dit qu'IL JOUAIT DU PIANO DEBOUT. C'est au tour de David Hallyday de se diriger vers la batterie : IL TAPE SUR DES BAMBOUS d'après Mimie Mathy avec Véronique Sanson au piano. De la coulisse arrive une guitare déchirant la lumière tremblotante de l'orgue Hammond de raies de lumière surnaturelle (ah, quand j'm'y mets !) : Michael a pris sa guitare à la main pour un PEUR DE RIEN BLUES, Véronique a du mal à accuser le choc et Jean-Jacques vient rajouter 2 mains dans les aigus du piano (et de 3), ça donne à fond. On termine avec Muriel Robin et QUAND JE JOUE.

Très fort : C'EST DÉJA ÇA avec Zazie, renaud, Coumba Gawlo et Marc Lavoine accompagnés par... Dan Ar Braz et un petit bagad. Grandiose, les musiques orientales et celtiques se marient. Pfouououou !

Le final, on l'a eu au début.

Et on finit avec LA CHANSON DES RESTOS.

Quelle soirée époustouflante.Je n'ai pas pu tout vous faire partager, ni les petits délires pour les transitions ratées, ni les chansons improvisées pour faire patienter le public mais l'émotion est déjà là. Un autre récit des 3 miss complètera celui-là. A la sortie des artistes, quelques autographes obtenus, des voitures qui partent vitres fermées, il pleut. Certains ont saisi les photos dédicacées qu'Hugues offrait (facile, désolé !). Pour ceux des artistes qui ont le temps de glisser un mot, c'est "Merci d'avoir été là jusqu'au bout et d'avoir tant donner". Certains sortent à pied, presque anonymement : Robert Goldman et Richard (tiens !), d'autres se font repérérer : Michael, Guy Delacroix. Zazie toute simple en scooter est trop crevée pour signer, Obispo fait coucou du toit auvrant de la Porsche qui le ramène. Carole se fait reconduire tranquillement comme Anggun. Liane Foly et Véronique Sanson s'arrêtent pour signer et remercier. Sympa, quoi. Véronique Colucci est surprise de l'intérêt qu'on lui porte et remercie aussi.

Et Jean-Jacques dans l'hisoire ? On nous dit qu'il n'est pas en moto, qu'il est déja parti, mais Liane Foly nous dit qu'il est encore là. On attend un peu. Et puis subrepticement, une moto passe. C'est la 5ème ou 6ème, Véronique Colucci est en train de nous remercier, mais ce regard n'apppartient qu'à un homme. Une main gantée tendue pour un léger salut accompagnera le "Merci et bonsoir" qui sort du casque et avant qu'on ait réalisé, la moto part rapidement, poursuivie par un fou et une folle qui court. On ne rattrape pas ses rêves.

Pierre Froget

(c) 26 janvier 1999
Tous droits réservés


Récit par Vélina :

Tout d'abord je tiens remercier Pierre, Corinne et Chrystèle car sans eux je n'aurais pas passé une soirée aussi belle. C'était une très très bonne idée d'y aller tous les quatre. Je ne reprendrai pas le programme en détails puisque Pierre nous l'a très bien résumée.

Nous avons effectivement eu le final au début : Besoin d'amour pour chauffer la salle qui je trouve était particulièrement réceptive. Certains moments méritent d'être repris comme le Connemara vraiment grandiose, C'est écrit très saisissant. Mais aussi Rock amadour interprété par un Garou très à l'aise.

Egalement la Bohème, Belle, Donner pour donner mais surtout Coup de folie avec un Jean-Jacques complètement emporté par la musique et l'ambiance et je crois ne l'avoir que très rarement vu comme ça (extraordinaire).

Je retiendrai aussi l'ambiance générale de la soirée qui fut magnifique et les morceaux que vous ne verrez probablement jamais, c'est-à-dire tous les moments d'attente ou certains artistes se sont un peu lâchés et ont laissé la place aux délires (pas schizo-maniaco-psychotiques mais délirants quand même).

Afin de prolonger un peu la soirée nous sommes allés à la sortie des artistes et là on se rend compte que les artistes sont tous crevés (il était quand même 3 h 30), mais certains ont pris le temps de nous faire des gribouilles (Bruel-Sanson-Foly-Lavoine-Jones...).

Mais malheureusement pas Jean-Jacques mais son "Merci et Bonsoir" qu'il m'a lancé droit dans les yeux rien qu'à moi (enfin j'espère) m'ont permis de repartir complètement satisfaite.

Alors pour finir je dirais juste MERCI à tous ceux qui ont fait de cette soirée un véritable moment de bonheur.

Et n'oubliez pas ils comptent sur nous.

Vélina

(c) 26 janvier 1999
Tous droits réservés


Récit par Corinne Russier :

Bon, ben moi, j'arrive en troisième position après Pierre et Vélina, donc je vais essayer de ne pas trop répéter.

Déjà, d'une manière globale : ambiance extraordinaire dans le public (qui s'est enthousiasmé à fond pendant 6 h quand même et sans relâche !), dans les artistes qui improvisaient des boeufs quand la technique flanchait.

Souvent ceux-ci faisaient des plateaux dans le public et étaient donc très proches de nous. Même sur scène, d'ailleurs, on se voyait mutuellement très bien. Le choix des chansons était comme d'hab', parfait, avec mixage de vieux et récents tubes, comme vous l'avez vu dans les récits de Pierre. Plein d'humour, d'auto-dérision et de bonne humeur.

Pierre a eu une vision globale du concert (et m'a d'ailleurs moi-même appris plein de choses), par contre, moi, j'avais les yeux scotchés à JJG, quoi qu'il fasse et assez peu sur les autres chanteurs (les voir à la TV me suffira !) d'où quelques détails complémentaires :

Déjà, ne vous inquiétez pas : JJG n'apparaît pas sur la première chanson pour des raisons bêtement techniques : il devait enchaîner ensuite à l'autre bout du Zénith. Mais il est très présent quand même dans ce concert.

Une des chansons qui m'a le plus donné de frissons est Le lac du Connemara et je trouve que Pierre et Vélina n'ont pas assez insisté dessus. Donc Jean-Jacques, Marc Lavoine, Patrick Bruel, Serge Lama, Maxime Le Forestier, David Hallyday, Michael Jones et Pascal Obispo se trouvent alignés en diagonale, tous habillés en sombre, très droit. La lumière est un peu bleuâtre. Ils commencent à chanter : Patrick Fiori et Garou passent devant eux en marquant un arrêt devant chacun, en rythme, avec une rigueur d'armée. Ces deux voix s'envolent, se mêlant aux voies de nos choristes devant un JJG médusé d'admiration. Ça vibre partout, la musique emporte, des images de mer passent sur l'écran. Puis Patricia Kaas entre en scène, JJG ne la lâche pas des yeux comme s'il avait peur qu'elle ne tienne pas le coup fasse à ces deux voix si impressionnantes.

Ahhhhhhhhh!

Comment mes deux précédents compères ont-il pu oublier l'intermède de JJG et Jean-Marie Bigard difficilement mis en boîte ? Hein ? JJG, en plein milieu du public, se contentait de refuser gentiment les multiples demandes d'autographe en expliquant que s'il acceptait, tout le monde lui en demanderait et il n'aurait pas le temps et ce ne serait pas juste pour ceux qui n'en auraient pas. Par contre, derrière lui, un Patrick Bruel passant négligemment, répondait, lui, à toutes les demandes alors que JJG et Jean-Marie Bigard avaient commencé l'enregistrement. D'où cohue, d'où enregistrement à reprendre ! JJG est resté stoïc, sans même se retourner. JMB, lui, maugréait beaucoup contre un Patrick hilare qui est allé attirer ses fans ailleurs.

Difficile également de passer sur la vidéo qui accompagnait C'EST ÉCRIT (Pascal Obispo et Hélène Ségara) où des danseuses en juste au corps noir dessinaient les mots de la chansons. Très esthétique !

Le match Italie-Espagne.

Avez-vous bien compris que chaque équipe cherchait à voler la belle de l'autre équipe ? Que les hommes s'affrontaient pour l'honneur de ces belles ? A chaque fois qu'une équipe "chantait", l'autre faisait "celle qui s'en fout' en se tournant le dos. Et JJG (lunettes noires, chemise jaune ouverte sur sa poitrine, chevalière au doigt et grand collier doré) faisait parti des "raids" pour faire tomber les chapeaux espagnols. Ce qui n'a pas été sans me rappeler les petits jeux sur les musiciens à la fin de la tournée "En passant".

Chacun fait c'qui lui plait.

Sublime mais dure à accompagner (ça va vite !). Je ne pense malheureusement pas qu'ils vont garder cette chanson, elle s'est finie un peu en queue de poisson et ils ne l'ont pas refaite ! Dommage, c'était la seule intervention d'un Richard Berry plâtré, le pauvre !

Dis-lui toi que je t'aime

(Etienne Daho, Vanessa Paradis, Alain Lanty) Personnellement, j'ai trouvé honteux ce passage vidéo, c'était tellement froid par rapport au reste ! Si ces deux artistes ne pouvaient pas se libérer, ils auraient mieux fait de ne pas participer au concert. Et l'ambiance de scout-artiste, alors ?

Et maintenant

Sublime, au même titre que Les lacs du connemara. Les chanteurs venaient par deux prendre possession de leur tambour, à chaque couplet. Et se décalaient rythmiquement l'un de l'autre. Magnifique ! Bien sûr que tout ça rappelait la tournée 94. Mais ce qui m'a surtout fait frissonner : c'était le plaisir que prenait JJG, ça se voyait sur son visage. Il gardait les yeux fermés, se mordait les lèvres, tout entier dans ses roulements de tambours et, à la fin, la célèbre grimace de fin de solo sublime, vous voyez ? Je crois qu'on peut dire avoir vu JJG "prendre son pied".

Coup de folie

(Ophélie Winter / Jean-Jacques)

Ah, un JJG comme j'aime ! Taquin, rigolard, gamin, qui s'éclate, quoi !!!!

Excellent même si Jean-Jacques a un peu de mal en début de couplet avec les graves, mais bon. A un moment, il va sur le côté gauche de la scène, dansant presque plus que rythmant la musique que chante Ophélie. C'est bon !

Peur de rien blues

Ben moi, je me demande bien si JJG n'est pas arrivé de façon imprévue accompagner Véronique Sanson au piano. Du style, "oh c'est trop bien ! tant pis, j'y vais". Car il est arrivé en courant, et un peu à la bourre, lunettes noires de rigueur !

Ça n'a rien à voir avec ce concert, mais je pense que la liste peut être fière de ses quatre Labasiens qui ont bien assuré : jamais assis (sauf sur demande du caméraman), tapant en coeur dans nos mains, hurlant jusqu'à plus voix, souriant, improvisant des chorégraphies. D'ailleurs, le chauffeur de la salle, à la fin, nous a dit avoir été impressionné par notre énergie.

Toute arrivée ou intervention ou mimiques de JJG nous faisait sortir de nos gonds, et le public suivait autour de nous ! Dingue ! Mais nous n'avons pas cédé à l'envie de réclamer un autographe de JJG pendant l'émission, un peu de dignité, tout de même !

Oh, et puis, il y a tellement de choses que je ne peux pas raconter, les mots sont si faibles ! La joie de certains artistes quand ils réussissaient à passer un moment vocal difficile, les impros d'autres, à tout moment, les regards échangés, les jalousies, les lassitudes, les déconnades... les confettis, les paillettes, les décors...

Effectivement, à la fin Pierre et Vélina ont récupéré les conducteurs du spectacle et tout ça pour VOUS, car nous craignions que nos mémoires ne s'effacent trop vite. On voulait aussi des T-shirts (devant impression du mot "Enfoirés" à la manière de titres de "Libération", "Le Monde", "France soir", "Le Parisien", avec indication "derniere édition", derrière, la photo de Coluche, avec écrit de sa main "on compte sur vous" ), mais raté ! Ils voulaient pas !

La sortie des artistes a aussi été un moment fabuleux. Chrystèle s'est fait effleurée par Robert Goldman qui sortait seul à pied, sans protection !!!!

J'ai verifie une règle de base du showbizz : plus les stars sont vieilles et has been, plus il est simple d'obtenir des autographes. Y'en a même qui en donnent à la volée !

Michael Jones aussi est parti à pied, avec une nana paraît-il grincheuse envers les fans. Mention spéciale à Liane Foly, très sympa qui a pris le risque de nous confirmer que JJG est encore dans le Zénith ! Oh la tension !

Puis, Véronique Colucci sort, hyper sympa, elle papote avec tous et signe des autographes. Je reste à l'écart puis, au moment où elle s'éloigne, j'attire son attention pour la remercier, de ce soir, de tout ce qu'elle a déjà fait et qu'elle continue, de toute cette énergie dépensée si noblement... Elle pensait que je voulais un autographe en échange. Mais non, c'était gratuit, ce que je disais et elle donnait l'impression qu'il lui manquait un truc entre les mains, elle se sentait seule et vide par rapport à ce que je disais : moment sublime !

Sauf que pendant ce temps là, un motard est venu et a dit un truc du style "merci, rentrez bien, bonsoir !". Moi, je me suis retournée à cet instant et n'ai vu qu'un motard qui passait à un mètre de moi et une fille hurler "Goldman, c'est Goldman..." et partir courir après la moto. Elle l'a rattrapée au feu rouge suivant. Il a tourné la tête vers elle puis a demarré au rouge !

Voilà comment je me suis démerdée pour être la seule du groupe à avoir raté le regard sous casque de JJG!!!!!!!! Pfffff!!!!!!

J'ai desormais hâte de voir ce que le montage TV va donner de ce moment de folie.

Corinne RUSSIER

(c) 26 janvier 1999
Tous droits réservés



Récit par Chrystèle :

Bon, ben moi, j'arrive bonne dernière, alors je ne vais peut-être pas rajouter grand chose...

Sinon que cette merveilleuse soirée m'a permis de me rendre compte combien sont importantes les personnes avec qui vous vivez de tels moments. J'avais déjà eu la chance d'assister à cet enregistrement l'année dernière, mais j'y étais allée alors avec un très bon ami certes, mais que j'avais un peu traîné malgré lui... Il avait bien sûr apprécié la soirée, et moi je l'avais adorée (la soirée...) mais on ne s'était pas vraiment dechaînés comme nous l'avons fait hier soir !!!

Sinon que tout ça, c'est pour dire un grand merci public à Vélina (ce billet, je l'aurais payé bien plus cher, mais ton geste et ta démarche m'ont beaucoup touchée), Corinne (merci pour tout !...) et Pierre (bravo pour ton récit, et ta bonne humeur !).

Sinon que pour en revenir au concert (après tout, c'est ca qui vous intéresse, hein ?) : Comme Corinne, j'avais évidemment les yeux fixés sur JJG toute la soirée, et j'ai également beaucoup apprécié les moments où il se lâchait. Peut-être plus que les autres années, parce qu'il avait la pression de l'organisation en moins ?... Il m'a émerveillée une fois de plus par son sens de l'auto-dérision (épisode des vacances, avec de la peinture partout et son ridicule bob jaune), de la simplicité et de la justice (épisode des autographes), de l'amitié (il s'est vraiment fait plaisir, que ce soit avec Bigard, Bruel, Anggun, Carole Fredericks and co), de la musique (aahhh, son coup de baguette sur "Et maintenant", de clavier sur "Peur de rien blues"... ). J'ai juste été un peu étonnée qu'il n'ait pas sorti une seule guitare de la soirée (à moins que toutes les images ne se mélangent déjà dans ma tête ?...).

Sinon, gros coup de coeur pour les techniciens, qui perdaient extrêmement peu de temps à changer les nombreux, simples mais toujours adorables décors entre les séquences, et pour le(s) responsable(s) des images qui défilaient sur l'écran derrière : sur le fond comme sur la forme, elles étaient sublimes.

Sinon que même si nous quatre (et beaucoup d'autres !) étions là d'abord pour Goldman, j'adore cette soirée parce qu'elle réunit une telle brochette de talents !!! Dans une telle ambiance ! Et je l'avoue (j'avoue tout !), j'ai aussi pris un gros plaisir à voir et applaudir ces autres que j'aime, Michael et Carole bien sûr, amis aussi Marc Lavoine, Bruel, Zazie, David Hallyday -- ah, qu'il était beau à se déchaîner sur "We will rock you", p'tit boeuf bien sympa entre deux chansons, rien que pour nous...-- Khaled, Renaud, etc...

Sinon que c'était 'ach'ment émotionnant, même pour une fille, de voir tous ces grands footballeurs réunis pour la "Marseillaise" (dommage qu'ils se soient cassés juste après...)... Manquait que David Trézeguet... Et que même, je peux vous dire que tous ceux qui étaient sur scène à ce moment-là (dont JJG) avaient l'air vachement émus aussi.

Sinon que... que dire encore ?... Que même si ça a déjà duré 6 heures, je serais bien restée encore 6 heures de plus, tellement le nuage sur lequel je me baladais était beau...

Qu'ensuite, la sortie des artistes était à la fois un peu triste, sous la pluie, mais aussi un peu irréelle et magique avec ces grosses voitures aux vitres teintées, comme si on avait voulu nous dire que non, y fallait pas chercher à croiser un regard qu'on avait cru capter quelques millièmes de secondes pendant la soirée, à échanger une parole, un merci avec ces voix qui nous font tant vibrer quand elles s'expriment en musique... que ça romprait le charme entre eux, si inaccessibles, et nous, si... Mais quel bonheur de midinette quand même, quand une main qui sait si bien jouer de la musique nous trace quelques traits sur un pauvre petit bout de papier mouillé, geste si dérisoire, si inutile, si futile... Quand on peut murmurer un merci, retenu depuis si longtemps, à la personne à laquelle appartient cette main...

Et puis surtout, quand celui qu'on attendait nous adresse ce petit "merci et bonsoir", que l'on prend rien que pour soi, avant de disparaître dans la nuit au guidon de sa belle moto (grise et verte !).

Merci à tous ceux qui ont rendu cette soirée possible, c'était beau.

Chrystèle

(c) 26 janvier 1999
Tous droits réservés



Récit par Christophe Barizien :

Il est vrai que Jean-Jacques Goldman n'a pas beaucoup eu le temps de préparer ces Enfoirés ; cependant, il a géré toute l'émission comme producteur avec son frère, comme d'hab'. Simplement, disons qu'on lui demande son avis sur tout, dès qu'il y a un doute.

La raison pour laquelle le public n'est pas admis au spectacle est évidente : le Zénith ne peut accueillir tout le monde. Contrairement à ce que [Jean-Michel pensait], le public admis est payant ! 120 frs. Ce qui s'explique : les bénévoles sont de plus en plus nombreux et les places limitées : en payant, ne viennent que les gens "motivés" et décidés à participer à la fête. Et puis, cela évite les "blasés" pour qui le spectacle devenait un dû. Le tournage étant très long (fin à 3 h du matin !) il faut vraiment avoir envie d'être là !

Il n'y a d'ailleurs aucun passe-droit ; si tout les amis peuvent assister aux répétitions, seuls les gens ayant des billets peuvent assister à l'enregistrement.

Pour terminer, une bien belle soirée, avec quelques belles chansons et duos. Je tiens à souligner les excellentes prestations vocales de Roch Voisine, Pascal Obispo, Anggun, Elsa et d'autres (Les lacs du Connemara, Lettre à France, La belle de Cadix...).

Christophe Barizien

(c) 27 janvier 1999
Tous droits réservés

Retour à la tournée

- Signaler une erreur Ajouter à mes favoris