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Paris - Zénith - 04 mai 2002

Récit par P. Bouyssou :

Samedi 4 mai 2002, Zénith de Paris. La foule s'agglutine cinq heures avant le concert devant les grilles de cette salle. Après une grosse bousculade, nous parvenons à entrer. Tout le monde semble presser de voir son idole ! Nous entrons dans la salle. La scène est tout au fond, mais cette fois-ci un petit couloir la prolonge et coupe la fosse en deux pour aboutir à une petite "scènette" de 3 ou 4 mètres de diamètre.

20h15 : Première partie. Nous retrouvons le caméraman de la tournée "En passant" qui recommence à jouer avec le public... Celui-ci propose une partie de basket géante dans la fosse entre le public du coté gauche (les bleus) et le public du coté droit (les rouges). Quand je dis "géant" je ne mâche pas mes mots : je parle des deux ballons et du panier de basket de 3 mètres sur 3. La partie dure à peu près un quart d'heure rythmée par la musique de "Bélénos" de la BOF Astérix. Résultat : match nul 11 à 11.

L'enchaînement est immédiat : Jean-Jacques Goldman entre sur scène seul avec sa guitare et vient s'installer sur la petite "scénette". Il engage la conversation avec son public comme à son habitude et nous propose de l'aider à répéter quelques chansons. Il veux que nous fassions les chœurs. Il nous propose en premier lieu de reprendre avec lui "Encore un matin". Ça va, facile !!!

Ensuite, il nous fait passer à "plus compliqué" (dixit JJG). Nous devons reprendre avec lui quatre mots : "Ensemble, ensemble, ensemble, ensemble". Pfffuhh !!! Trop dur, mais on y est arrivé. Après cela, il nous demande de faire les chœurs pour "Une poussière". Après un premier essai, JJ vacille de la tête et commente : "On est mal barré". Il nous donne des conseils : "Je chante et à 1.... 2 et demi vous faites Naaaaanaaanaa". Finalement, après plusieurs essais, on y arrive. Suite à cela, il nous propose de commencer le concert en faisant les chœurs sur la chanson suivante. Il entonne alors "Nos mains". Au départ, il est seul puis cinq musiciens le suivent avec leurs instruments respectifs : Michaël Jones (Guitare), Jackie Mascarel (clavier), Christophe Nègre (instrument à vent), Claude Le Péron (basse) et Christophe Deschamps (batterie).

On assiste à un lever de soleil sur grand écran et voici les trois musiciens à cordes (JJG, M. Jones et C. Le Péron) qui se suivent sur la petite scène. Ils démarrent "Encore un matin", "Une poussière" dont les chœurs sont repris par le public, et "Petite fille". S'ensuit un petit monologue de JJG accompagné d'un la au clavier pour dire que : "la chanson suivante est pour les personnes de plus de 20 ans, même plus de 30 ans, et puis au-delà de 40 ans... enfin dans mes âges, à peu près". Il s’agit en fait de "Je voudrais vous revoir". Le public ne tient plus. Plus de la moitié de la salle est déjà debout. A l'entrée de la cornemuse, un frisson parcourt la salle mais on n'en restera pas là ! Une vingtaine de caisses claires entrent sur scène pour accompagner et finir le morceau. Premier grand frisson du Zénith, qui s'enflamme.

On enchaîne avec "Juste après" et suite au premier gros frisson, JJG réussit à nous arracher une larme. Tous les musiciens se donnent au maximum sur scène, la salle exulte, l'écran géant descend. Les six idoles s'arrêtent et se tournent vers l'écran géant à l'arrière de la scène pour laisser place à l'image et à la voix de la grande absente de ce concert : Carole Fredericks qui reprend son tour de chant. L'intro au clavier repart, Michaël Jones se retourne et lance : "Mais qu'est ce qu'on peut bien faire après ça ?"... Hoouuuu lala !! Impossible de retenir ses larmes.

S'ensuivent "Veiller tard" et "En passant" qui laisse place aux briquets...

Les six musiciens se retrouvent sur la petite scène. Comme vous pouvez le devinez c'était un peu exigu. JJ prend son violon et demande à Christophe Nègre de l'aider à répéter ses gammes. Christophe entre dans son jeu, joue quatre-cinq notes que JJ reprend au violon en mimant un élève ennuyé par les gammes. Trois-quatre petites gammes reprises par JJG, félicité par le public à chaque réussite. Tout ce petit jeu avait pour objectif de lancer une gigue endiablée : "Et l'on y peut rien". La salle chante, hurle, danse, une chenille s'est même improvisée dans la fosse. La fête est à son comble et la troupe de Dublin entre à l'arrière de la scène et fait son show. Mains dans le dos, buste et regard droit... Tout se passe au niveau des jambes.... La troupe s'approche du petit couloir rejoignant la scène où l'on peut y voir JJG et sa troupe qui tentent de reproduire les pas (Bonne chance !!!).

Arrive la vielle et le titre qui y est maintenant épinglé : "Tournent les violons" avec en fin de morceau l'entrée sur scène de cinq couples venus faire une valse... J'en ai encore la chair de poule.

Les six musiciens se retrouvent encore sur la scènette. Christophe Nègre prend sa plus belle flûte pour lancer une intro seulement connue par les personnes ayant écouté le concert au Réservoir. La guitare de JJ accompagne celle-ci et prolonge en faisant les premières notes de "Ensemble". L'euphorie gagne la salle qui reprend (comme l'avait demandé JJ au début du concert) le final "Ensemble, ensemble, ensemble..." S'ensuit un petit jeu dont JJG est le centre…

Suite à ce morceau survolté, JJ reprend sa plus belle guitare et repart avec "On ira". A la fin, Goldman tente de faire des rimes et conclue la chanson de manière torride… Petit monologue pour faire semblant de s'adresser à sa chère et tendre et on enchaîne avec "Les choses".

On continue avec le premier couplet de "Il suffira d'un signe", suivi du premier couplet de "Je te donne" chanté par Michaël Jones, enchaîné par Jackie Mascarel avec "Quand la musique est bonne". Claude Le Péron casse un peu le rythme mais rend la salle hilare avec "La digue du cul" (chanson paillarde de notre pays), Christophe Nègre chante "Peur de rien blues" et enfin Christophe Deschamps pour clôturer le medley de l'équipe avec "J'irai au bout de mes rêves".

La scène s’obscurcit. Un projecteur se braque sur Jean-Jacques qui déclare, accompagné de sa guitare : "ce sera .... la dernière... chanson...". En entendant ça, la salle crie, hurle, siffle, et pense : "Non, pas ça, pas déjà !". Goldman reprend : "Et oui... c'est la dernière chanson..." A nouveau des cris et là la scène s'illumine et les six musiciens s'exclament : "C'EST PAS VRAI". La salle est en folie ! Une boule à facettes est placée sur scène. Les six musiciens reprennent chacun à leur tour une affirmation ponctuée par la même phrase du public : "C'EST PAS VRAI". JJ appuie le ton sur les phrases "Moi, je ne vote plus" (accompagné des sifflets du public), "Le national socialisme c'est mille ans de paix", Claude Le Péron qui enchaîne "De toute façon, on va gagner une seconde coupe du monde" (C'EST PAS...). Oups ! ! Et oui, on s'est fait avoir ! Le morceau arrive à sa fin lorsque des techniciens arrivent sur scène et montent une palissade. Lorsque celle-ci est terminée, ils tournent chaque planche pour former le nom "Leidenstadt"...

JJ commence l'intro de cette magnifique chanson... Un silence respectueux règne. Tout le monde doit avoir dans la tête la journée des présidentielles du lendemain, surtout lorsque les images du clip défilent. JJ clôture la chanson par la phrase reprise par le public : "Mais qu'on épargne à toi et moi si possible très longtemps, d'avoir à choisir un camp". JJ remercie le public et souhaite une bonne soirée à l'assistance... Le public se met à scander le prénom de JJ, frappe dans ses mains, siffle, la salle reste sombre, ceci n'est donc qu'une petite accalmie avant l'apothéose...

Nous sommes récompensés : les artistes rentrent sur scène au bout de cinq minutes (heureusement, j'avais les mains qui chauffaient !). Les six musiciens lancent un "Envole-moi" acrobatique : pendant la chanson, la scène "s'envolait" et s'inclinait pour arriver à un angle d'à peu près 50 à 60 degrés. On ne voyait plus que les crânes de la troupe qui continuait à jouer comme si de rien n’était...

La scène s'obscurcit à nouveau et on assiste sur l'écran géant à un lever de lune suivi par le son des claviers de Jacky Mascarel qui lance "Nuit". La fin approche. JJG arrive sur la petite scènette. Il commence à dialoguer avec le public. Ce dernier se met à scander à l'unisson "Jean-Jacques Président". Le concerné essayait de calmer les esprits mais plus il essayait plus l'assistance, criait.

Finalement, les esprits se calment et JJ entonne "Puisque tu pars". Lui qui finit toujours seul sur scène se fait rejoindre par l'équipe des musiciens, des techniciens et danseurs pour chanter les chœurs de fin...

Le spectacle se termine par des remerciements réciproques... Quelques fans arrivent à toucher la main de leur idole avant sa sortie... Et c'est fini...

Cela fait déjà deux jours que cette soirée est passé mais nous sommes douze amis, douze privilégiés à être encore sous le coup de l'émotion donnée par ce concert. Pour les futurs privilégiés, accrochez-vous car ce spectacle est du grand, du très grand Goldman. Une soirée pleine de surprise, un grand moment de vie, de plaisir, de rire et d'émotion... Tout simplement...

Jean-Jacques Goldman, ne l'oubliez pas : il changeait la vie et l'on y peut rien...

P. Bouyssou

04 mai 2002
Tous droits réservés

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