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[ En passant tournťe 1998 ]

Retranscription


[On ira]

[Alors que les premières notes commencent, on voit une route qui défile, puis le public qui attend devant une salle, vu du chauffeur du bus. Jean-Jacques Goldman est en train de regarder la scène sur un moniteur devant lui. Il est dans un bureau avec en arrière-plan une bibliothèque. On entend l'introduction de "On ira" tout au long de son intervention]

Jean-Jacques Goldman : En fait on commence à penser au prochain spectacle à la fin du spectacle précédent : c'est-à-dire tu es en train de terminer - en l'occurrence, c'était les concerts de "Rouge" - et là on se demande : "Mais qu'est-ce que je vais va bien pouvoir faire la prochaine fois". On pensait bien déjà que... il fallait pas faire... mieux, mais en tous cas différent. Et de là est venue l'idée de quelque chose de beaucoup plus intime, beaucoup plus acoustique, avec une équipe plus réduite.

[Première réunion à Montrouge, le 22 octobre 1997 : on voit l'équipe travailler, échanger des idées. Les phrases sont parfois coupées. Les plans apparaissent dans un cache en forme de négatif ; "On ira" en fond]

Jean-Jacques Goldman : Je commence par "On ira", je me vois très bien arriver en marchant, comme ça, extrêmement simplement.

[Jean-Jacques Goldman esquisse un croquis]

Jean-Jacques Goldman : …voyez une scène, plus comme ça, à mon avis faut un chemin qui traverse derrière, comme ça, peut-être en biais ou pas…

[?] : Ouais, là il n'y a pas forcément un passage comme ça…

Jean-Jacques Goldman : … pour moi il y a 15 chansons sur 20 que je fais assis. Ça, ça donne aussi un autre état d'esprit au concert.

Michael Jones : …par exemple la batterie elle va pas bouger alors…

Jean-Jacques Goldman : Ben si on le souhaite, dans ce cas-là, la batterie sera là… Donc, moi je vois très bien une batterie ici et ici un kit percussions.

Gilbert Namiand : On peut le mettre dans un coin et puis qu'il se passe autre chose sur l'écran.

Jean-Jacques Goldman : … Un noir et il y a marqué : "mise en place du détecteur de mensonges"…

[?] : C'est impossible de monter un écran comme ça !

Jean-Jacques Goldman : …Et là je commence à parler, et derrière, dès que je mens ça devient rouge comme ça, tu sais comme des diodes…

Fred Peveri : …simplement des lumières qui passent à n'importe quel niveau, qui traversent le rideau…

Jean-Jacques Goldman : …ça serait bien qu'y ait un piano qui à un moment apparaît…

Fred Peveri : (???)

[?] : (???)

Jean-Jacques Goldman : …quand l'orchestre arrive, qu'ils arrivent du fond, mais comme sur un radeau…

[Sur scène : "On ira" ; la caméra est dans le public, et se rapproche de la scène, en se frayant un chemin]

[Jean-Jacques Goldman est toujours dans la même pièce et regarde l'extrait de "On ira" où Christophe Nègre joue le solo]

Jean-Jacques Goldman : Une des questions qu'on se pose chaque fois, c'est comment va être le public, est-ce qu'il aura changé, est-ce qu'il sera plus sage, est-ce qu'il aura vieilli, est-ce qu'on va faire des concerts où les gens sont assis au spectacle ou est-ce qu'ils vont participer comme avant, est qu'ils vont être dans le spectacle comme avant ? Et on a... On a longtemps hésité, puis il y a eu la première à Rennes, et là, la réponse a été immédiate, et on a tous un souvenir vraiment très ému de cette première où on s'est rendu compte que... que c'était comme avant, quoi..."

[Suite de "On ira" sur scène : la caméra se promène le long de la scène, puis le cadreur monte sur scène, continue à filmer Jean-Jacques Goldman de dos]

[Deuxième réunion, toujours à Montrouge, le 22 octobre 1997 : l'équipe travaille toujours sur le projet de scène, mais déjà d'une manière plus concrète]

Jean-Jacques Goldman (s'adressant à une personne en train de dessiner la scène sur un ordinateur) : … Ben ouais mais toi tu les a déjà fait les trous derrière…

[?] (l'homme schématisant une scène sur l'écran de l'ordinateur) : En fait, j'ai commencé à surélever déjà, et j'ai donné déjà du volume…

Jean-Jacques Goldman : En tous cas jepense que l'idée de départ, c'est de voir un truc plat, avec un peu de ... tu vois on peut mettre un peu de fumée ou un truc comme ça et tout à coup, on voit les mecs qui arrivent comme ça, on sait pas où ils vont aller, quoi, on sait simplement qu'ils sont en train de glisser…

[Réunion plus limitée autour d'une table dans une véranda, toujours à Montrouge]

[?] : La scène est dans les gens, quoi... La force est là aussi,

c'est-à-dire de rentrer chez les... de rentrer dans les gens et d'être avec eux et au milieu d'eux, quoi…

[?] : J'ai vu tous les gens rentrer comme ça. Est-ce qu'on fait pas un truc où on les ... où on les bluffe, où il y a une première... un truc comme ça qui rentre, on ne sait pas quoi…

Robert Goldman : Ça vaut la peine de se poser la question avant de se laisser embringuer.

Jean-Jacques Goldman : "Bonne idée" pour moi je la fais peut-être juste avec un... probablement, seul avec un percussionniste là qui est juste à côté de moi..."

[Sur scène, "Bonne idée" : Jean-Jacques Goldman est à la guitare, juste accompagné par Christophe Deschamps aux percussions. La caméra est juste à côté d'eux. La chanson se termine juste avec Jean-Jacques Goldman à la guitare, la caméra recule dans le public]

Séquence Question-Réponses (chaque interviewé apparaît successivement dans un négatif de photo dessiné à l'écran) : Les plaisirs de la vie
(Bordeaux, le 5 novembre 1998)

[à l'arrière, une photo de Jean-Jacques Goldman et de ses musiciens en joueurs de foot]

Claude Le Péron : Le bon vin.

Jacky Mascarel : la camaraderie, l'amitié.

[?] : Ou les friandises.

Christophe Nègre : Est-ce qu'il parle de sexe à un moment, là-dedans ?

[?] : Oui, l'érotisme.

[?] : Bah… pourquoi pas…

[?] : Et Lara Croft aussi.

Le cuisinier : La soupe.

[?] : La musique certainement.

Jean-Rémy Mazenc : Une équipe comme celle-là.

[?] : (rires)

Richard Rémy : L'OM.

[?] : Clint Eastwood.

[?] : Alors là… pot de colle là…

[?] : Les enfants.

[?] : Un raton-laveur ?

[?] : Et puis moi aussi.

Robert Goldman : Le travail.

[?] : Les vacances.

[?] : Le travail, et le travail dans ce cadre-là.

[?] : Et les bus.

[?] : L'amitié.

Andy Scott : Le vélo.

[?] : Les tournées.

[?] : Et Dédé Mallet aussi.

Jean-Jacques Goldman (assis dans un compartiment de train, en première classe) : Ce que j'aime essentiellement dans la vie de tournée, c'est que ça vient après les enregistrements. La vie de tournée, t'es dehors, tu rencontres des gens, tu vis des choses, et une fois que c'est fini, c'est fini. C'est-à-dire, le mot il était peut-être pas bon mais c'est trop tard, t'as peut-être bafouillé ou t'as peut-être fait une fausse note, mais c'est trop tard, et puis ça s'est fait quand même, quoi. J'adore être avec les musiciens, j'adore être avec les techniciens, j'adore ces voyages.

[Séquence délire dans un photomaton avec Michaël Jones, Claude Le Péron, Jacky Mascarel et Christophe Nègre]

[Séquence délire dans un train : les quatre compère chantent la chanson de la pub "Belle des champs" tout en jouant aux cartes]

Jean-Jacques Goldman : J'ai l'impression que c'est, c'est de la vie adolescente à laquelle on n'avait plus droit, quoi...

[Sur scène "La vie par procuration" : la caméra longe la scène et recule dans le public qui frappe des mains et chante. Jean-Jacques Goldman, seul à la guitare, commence l'intro de la chanson, puis dit au public : "Vous voyez, on en connaît tous au moins une"]

Jean-Jacques Goldman (toujours dans le bureau, commente les images qui défilent sur son moniteur) : Par rapport à "Rouge", on voulait quelque chose de plus dépouillé, de plus simple, avec une équipe plus restreinte, mais il y avait aussi le fait de se retrouver seul avec l'instrument, de se mettre un peu plus en danger que quand on est cinquante sur scène. Donc il y a des moments dans ce concert de guitare seule, des moments de violon presque seul, ou avec des grands silences, il y a vraiment une vraie notion de danger et aussi une vraie notion de plaisir à ce moment-là.

[Sur scène, "La vie par procuration", fin de la chanson]

["Ne lui dis pas" : seul un spot éclaire Jean-Jacques Goldman seul sur scène avec sa guitare. En arrière-plan apparaît Christophe Nègre quand la flûte répond à la guitare. A la fin de la chanson, sortis du dessous de la scène, apparaissent les musiciens dans un halo de lumière verte. Jean-Jacques Goldman passe derrière ses musiciens pour échanger sa guitare contre son violon que lui apporte Jean-Rémy Mazenc. La chanson se finit par un dialogue entre le violon de Jean-Jacques Goldman et la flûte de Christophe Nègre, accompagnés par les autres musiciens]

Séquence Question-Réponses : C'était quoi la question ?
(Paris-Zénith, le 18 mai 1998)

Christophe Nègre : Moi, je me sens libre de jouer comme dans un petit club devant 50 personnes.

Christophe Deschamps : Ici, on a tout. Si on ne montre pas le meilleur de nous, bon, c'est qu'on... c'est qu'il y a un problème.

Jean-Jacques Goldman (assis dans un compartiment de train) : Moi, j'ai choisi des musiciens avec un certain état d'esprit et leur état d'esprit fait qu'ils ne peuvent pas avoir d'autres types de relations.

Jacky Mascarel : Hors de scène, c'est la rigolade. On est là pour rire.

Jean-Jacques Goldman : Je n'ai pas imposé qu'ils aient des relations comme ça, presque tendres, quoi, avec les gars avec qui ils travaillent. Il se trouve que j'ai choisi des mecs comme ça.

Jacky Mascarel (en riant) : Euh... c'était quoi la question ?

[Disposition des musiciens sur la scène pour la suite du concert :

Arrière : Christophe Deschamps (batterie) / Jacky Mascarel (claviers) / Christophe Nègre (flûte/saxo/percussions)

Avant : Michael Jones (assis) / Jean-Jacques Goldman (assis) / Claude Le Péron (assis)]

[Sur scène "Tout était dit". La fin de la chanson est illustrée sur les écrans par le clip vidéo "Tout était dit". Goldman ajoute les paroles suivantes : "Sauf cette fois-ci, tout n'était pas tout à fait dit", il finit à l'harmonica et sort de sa poche un foulard identique à celui du clip vidéo]

Séquence Question-Réponses : Est ce que les routes sont belles ?
(Tournée 17 avril 1998 - 16 janvier 1999)

[?] : Les routes sont belles ? De nuit, il faut m'expliquer comment on peut les voir.

[?] : On les voit pas trop.

[?] : Non.

[?] : Oui, elles sont belles.

Jean-Jacques Goldman : En France, oui.

[?] : Sauf qu'on les fait de nuit, donc, on ne les voit pas.

Fred Peveri : Des fois, elles sont longues et laborieuses et des fois elles sont belles oui.

[?] : Pas trop le temps d'imaginer les routes, non.

Michael Jones : Ouais, moi, j'adore ça.

[?] (en riant) : Est ce que les routes sont belles ?

Jacky Mascarel : Pour nous, je pense que oui.

[?] : Pas toutes.

[?] : Franchement, oui.

Jacky Mascarel : On sait très bien qu'elles sont pas belles pour tout le monde.

[?] : On n'a pas le temps de voir grand chose. On voyage beaucoup mais on ne voit rien.

Christophe Deschamps : C'est pas le paysage que je regarde mais c'est le temps qu'on passe sur ces routes-là.

Yannick Wild : La route, la route entre guillemets, pour nous ça ne représente rien.

Michael Jones : Toutes les routes qui mènent n'importe où sont belles.

[Sur scène, "Elle attend". Au début de la chanson, la lumière éclaire uniquement les guitares de Michael Jones et de Jean-Jacques Goldman. Pendant la chanson, les écrans illustrent la vue intérieure d'une pièce d'appartement avec des fenêtres. Lumières sur scène dans les tons bleus et mauves]

Jean-Jacques Goldman (assis dans un studio face à l'écran où défile la vidéo du concert qu'il commente) : Moi, j'ai sorti l'album fin août. Donc je sortais de studio. On part en tournée 7 mois après et donc il faut très très vite choisir l'équipe pour retenir les musiciens et pour dire aux autres musiciens, ceux qui étaient là précédemment qu'ils ne seront pas de la partie, ne serait-ce que par correction pour eux, pour en retenir certains et pour libérer d'autres. Et donc, il faut faire très très vite, alors que les titres sont encore tout tout chauds, la liste des chansons qui vont être interprétées et leur orchestration, chanson par chanson, pour savoir si j'ai besoin d'un clavier, de deux claviers, etc… A partir de ce moment où ce travail est fait, on peut appeler les musiciens. On sait de qui on aura besoin.

["Elle attend", retour sur scène, fin de la chanson avec à nouveau uniquement les guitares de Michael Jones et de Jean-Jacques Goldman éclairées]

[L'ensemble des musiciens (Jacky Mascarel, Michael Jones, Christophe Nègre, Claude Le Péron, il manque Christophe Deschamps), en répétition dans une pièce de maison (comme dans le clip "Pas toi", version live 98) à Paris le 9 décembre 1997]

Jean-Jacques Goldman (en se tenant la tête) : Ré, do, fa, fa, la, ré, do. Vous voulez un peu d'air, non ? [Il va ouvrir une porte-fenêtre] Ré, do, fa, fa, la, ré, do. [Chacun essaie des accords et note le résultat sur des partitions]

[En studio de répétition, discussion entre Michael Jones et Jean-Jacques Goldman concernant l'interprétation de la chanson "Le rapt"]

[Début de "Le rapt", version studio puis version scène]

[Fin de la chanson, sur les écrans : scène d'arrestation par la police. Lumières flash]

Jean-Jacques Goldman (en studio de répétition, seul à la guitare) : Vous pouvez rentrer chez vous, il est déjà tard. On doit sûrement s'inquiéter de votre retard. J'ai aimé les minutes de votre présence, vous ai donné les preuves de mon innocence, la la la..., je me suis réchauffé à votre malheur. J'ai brisé l'apparence toute glacée. J'ai trouvé une larme inespérée.

["Le rapt", retour sur scène, fin musicale de la chanson]

Séqence Question-Réponses : Quelles chansons attends-tu particulièrement?
(Lyon, le 6 mai 1998)

[?] : "Ne lui dis pas". Je sors le tissu qui recouvre la piscine.

[?] : "Un bébé toute seule" parce que je recule les écrans à ce moment-là.

Sylvie Thévenet : Sur "Là-bas" j'amène une boisson chaude à Christophe Deschamps.

[?] : Pour le speed que ça nous donne et la montée d'adrénaline, c'est "Au bout de mes rêves".

Michael Jones : "On ira", c'est le début du spectacle.

[?] : C'est la première parce que comme ça je peux aller manger.

Jean-Rémy Mazenc : "Quand tu danses", on amène sa guitare et Jean-Jacques est très très pointilleux sur l'accordage de sa guitare. Il faut vraiment que ce soit au cordeau.

[?] : Ouais, "Quand tu danses" parce qu'après, la sauce monte.

[?] : "Quand tu danses". Pourquoi ? Parce que ça me laisse le temps d'aller pisser.

Andy Scott : Quand j'arrive à "Tout était dit", je sais que les affaires sont en main et le reste va se passer bien.

Jean-Jacques Goldman : Vocalement, "Pas toi", c'est la première épreuve. Il faut se concentrer dessus parce qu'il y a juste une voix et juste un tapis, c'est presque a capella et quand j'ai un problème vocal, c'est pas drôle.

[Dans la pièce des répétitions]

Jean-Jacques Goldman (en chantant): Graver l'écorce, jusqu'à saigner... Autant commencer tout de suite, non ? Sinon ça ne va pas en finir.

[Sur scène, "Pas toi". La lumière éclaire uniquement Jean-Jacques Goldman, puis uniquement Michael Jones suivant celui qui chante. Vues dans le public qui a allumé des briquets]

Jean-Jacques Goldman (sur scène) : C'est curieux ce qui se passe avec ces chansons anciennes, parfois on les croise par hasard comme ça dans la rue, dans un piano-bar, dans un ascenseur, chantées par d'autres comme ça, on a l'impression qu'elles s'en vont, parfois on les reconnaît pas, comme si elles prenaient leur indépendance. Et on s'est posé la question jusqu'où tout ça pourrait aller et finalement pour que vous ne soyez pas trop surpris, on a décidé de vous jouer nous-mêmes toutes les versions auxquelles nous n'échapperons peut-être pas.

[En studio, pendant les répétitions : les musiciens écoutent la version de Melgroove et essaient de la refaire]

Jean-Jacques Goldman : On essaie le reggae, c'est quoi les chœurs du reggae ?

[Ils commencent à jouer]

Jean-Jacques Goldman : Non c'est plutôt Oh ,Oh ,Oh (sur un rythme reggae)

[Jean-Jacques Goldman à la guitare chante un morceau de la version reggae]

Jean-Jacques Goldman : Il faut que l'on trouve un petit groove qui soit très représentatif de leur version.

[Sur scène : "Pas toi" version reggae. Les couleurs de la Jamaïque illuminent les écrans arrières]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman : Et après il faut arriver dans les trucs fous par exemple un truc hard rock.

[Jean-Jacques Goldman commence à jouer]

Michael Jones : Non, faut trouver, comment ils font maintenant c'est…

[Sur scène : début de la version hard rock interprétée principalement par Claude Le Péron, Jean-Jacques Goldman et Michael Jones]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman : Ce qu'il faut c'est qu'il y ait des arrêts.

[Sur scène : fin de la version hard rock]

[Retour en studio : Jean-Jacques fait l'enchaînement entre la version hard et la version rap]

Jean-Jacques Goldman : Et là, il faut enchaîner.

[Sur scène : début de la version rap interprétée principalement par Claude Le Péron, Jean-Jacques Goldman et Michael Jones en ajoutant des répliques "imitation rappeurs" aux paroles de la chanson]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman : On va trouver un groove, n'importe lequel, et tout à coup nous à cinq on va faire : "quoique je fa-fa-fasse".

[Sur scène : fin de la version rap]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman : Ça c'est bien là. On aurait pu faire (Jean-Jacques joue une autre version). Ça va faire marrer les potes ça.

[Sur scène : les premiers accords de la version tango illustrée sur les écrans par des danseurs de tango]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman (en regardant Jacky Mascarel) : Il peut le faire, c'est pas la peine que ce soit moi qui le fasse le tango.

Jacky Mascarel : Ce sera au feeling.

Jean-Jacques Goldman : Tu crois que t'y arriveras.

[Sur scène : début de la version tango interprétée par Jacky Mascarel]

[Retour en studio : Jean-Jacques Goldman chante la version tango]

[Sur scène : suite de la version tango]

[Retour en studio : Jacky Mascarel chante la version tango]

Jacky Mascarel : C'est un peu long non.

[Sur scène : suite de la version tango]

[Retour en studio : Jacky Mascarel chante et Jean-Jacques Goldman l'accompagne à la guitare]

[Sur scène : fin de la version tango]

[Retour en studio]

Jean-Jacques Goldman : Il nous prend 1,15. T'as vu, il nous vole 1,15. Qu'est ce qu'on oublie. Un truc jazzy un peu, et puis après, je sais ce que je vais dire après, y a pire que ça.

Michael Jones : Y a encore pire que ça.

[Sur scène : début de la version jazzy interprétée par Michael Jones]

[Retour au studio]

Jean-Jacques Goldman : Dans ce cas-là, si on fait Nouvelle-Orléans, on n'est pas loin de Cajun.

[En studio, version jazzy]

[Retour sur scène pour la fin de la version jazzy]

Jean-Jacques Goldman (dans le studio, commentant la vidéo du concert) : On change pas mal de trucs pendant les 10 premiers concerts parfois même des choix de titres, mais entre le 10è et le 170è c'est à peu près le même pourtant c'est très différent parce que y a eu justement 150 concerts entre les deux. On a pris de l'assurance, on s'est détendu et puis il y a tous ces petits rendez-vous entre nous qu'il n'y a pas au début, des regards à certains moments précis, des gestes à certains moments précis. S'il y en a un qui l'oublie tout de suite on s'en rend compte.

[Sur scène : "Elle a fait un bébé toute seule". Début de la chanson, Jean-Jacques Goldman joue de l'harmonica. Fin de la chanson, Jean-Jacques Goldman seul à la guitare]

Jean-Jacques Goldman (dans le TGV) : "Le coureur", c'est une chanson que je fais presque… D'abord, c'est pas une chanson qui s'adresse aux gens, c'est une chanson qui raconte une histoire.

[Sur scène : les premiers accords de la chanson]

Jean-Jacques Goldman (dans le train) : Et je la fais musicalement et je suis très très branché sur Christophe, sur les 2 Christophe, très branché sur la guitare de Michael, très branché sur la basse de Claude, en plus c'est une chanson où faut faire gaffe.

[Sur scène : début de la chanson]

Jean-Jacques Goldman (dans le train) : Pour moi c'est vraiment, je la fais entre nous quoi, c'est une chanson où les musiciens tenaient à ce qu'il y ait une séquence parce qu'elle est un peu difficile rythmiquement. Et moi j'ai pas voulu donc il faut vraiment qu'on la fasse tourner entre nous, faut qu'elle groove naturellement et j'adore jouer cette chanson.

[Sur scène : "Le coureur", illustrée sur les écrans par une vidéo montrant un entraînement sous contrôle médical d'un sportif noir. Fin de la vidéo, un homme âgé noir semble se poser des questions sur sa vie passée]

Séquence Question-Réponses : Et les jours sans concerts ?
(Angers, le 18 décembre 1998)

[?] : Alors les jours off je rêve de faire beaucoup de ski.

[?]: Beaucoup de sport.

[?]: Rien.

Sylvie Thévenet : Je m'ennuie.

Andy Scott : On retrouve 3 ou 4 de l'équipe et puis une petite bouffe sympa et éventuellement un petit verre après.

[?] : Y peut y avoir une grosse fiesta si le lendemain y a pas trop de boulot mais c'est essentiellement repos.

[?] : Faut que je sorte, je peux pas rester dans une chambre d'hôtel comme certains.

[?] : Je me fais chier, je dors.

Fred Peveri : Un peu d'ennui.

[?] : Je vais aux puces, je vais chiner quand je peux quelque part parce que j'adore ça.

[?] : On se fait un peu chier des fois.

[?] : Je regarde si y a exceptionnellement une exposition qui pourrait m'intéresser.

Jean-Jacques Goldman : C'est des histoires plus terre à terre de changement de linge, de lire son courrier.

Jean-Rémy Mazenc : Les off, c'est la lessive, c'est une de nos corvées.

[?] : Je fais les boutiques.

Michael Jones : Rien, rien.

[?] : J'aimerai bien des fois aller voir d'autres spectacles.

[?] : Rencontrer plus de gens de l'extérieur peut-être.

[?] : Je dors.

[?] : Je glande.

Claude Le Péron : Je me fais… je m'enmerde un peu.

[?] : Me promener un peu tranquille, un peu tout seul.

[?] : Je fais les boutiques avec Choupette.

[?] : Je mets une raclée au tennis à Jean-Jacques.

[Sur scène : "Là-bas". Au début, il y a un solo guitare de Michael Jones. Jean-Jacques Goldman joue au piano qui est arrivé sur le côté de la scène. Vue du public qui a allumé les briquets]

Jean-Jacques Goldman (dans un studio commentant la vidéo du concert défilant sur un écran) : "Là-bas", ça c'est une idée que j'avais dès le départ. Je savais que j'allais chanter cette chanson et je savais que j'allais la chanter avec eux. J'étais pas sûr qu'ils me suivent tout de suite, qu'ils ne soient pas timides au départ, et de là est venue l'idée donc d'écrire les textes de façon à les inciter sans leur demander évidemment, et de là est née l'idée de la première partie qui devait déjà les faire se sentir bien ensemble dès le départ (première partie : jeu de la caméra filmant le public et des ajouts de commentaires sur les images et incitation à faire chanter le public).

[Pendant la chanson, le public chante les paroles que chantait Sirima. Les paroles défilent sur les écrans. A la fin de la chanson, lors de l'apparition de Christophe Nègre au saxophone qui émerge du dessous de la scène dans une lumière jaune, les écrans diffusent une mer déferlante. Vue de cette mer agitée sur le public qui a l'air immergé. Christophe Deschamps termine la chanson par un solo de batterie sous l'oeil attentif de Michael Jones et de Jean-Jacques Goldman]

Séquence Question-Réponses : Souvenir d'un visage
(Nîmes 7 août 1998)

Fred Peveri : Parmi le public ? Non, j'en vois trop.

[?] : Ouais, la fille que j'ai rencontrée.

[?] : C'était un papa avec sa petite fille qui regardait le spectacle, et je me suis même dit : ils sont bien, quoi, ils sont heureux, ils sont bien.

Claude Le Péron : Un garçon qui s'éclate, un mec qui aime bien la musique, à qui on communique tous les soirs, ça c'est important.

Christophe Nègre : Avec les hommes, j'insiste pas très longtemps. Je les regarde parce que j'aime bien les regarder mais je ne veux pas qu'ils se sentent mal à l'aise, ni qu'il y ait le moindre malentendu. C'est un peu frustrant, ça.

Michael Jones : Elle était heureuse d'être là, elle avait l'air de s'éclater, elle avait 70-75 ans, elle était là juste devant moi, c'était génial.

Jacky Mascarel : Ça m'a un peu frappé de voir les gens tomber dans les pommes, comme ça. Un visage qui était émerveillé et qui tout à coup s'éteint, c'est très bizarre.

[?] : C'est le sourire des gens, incroyable le sourire, et le sourire complice, ah ouais il y a une connivence.

Jean-Jacques Goldman : Il y a une image qui écrase toutes les autres sur cette tournée, qui est le visage de Dédé, tous les soirs dans le générique.

[Photo de Dédé Mallet, avec le texte : Dédé Mallet était responsable de la sécurité depuis toujours… il est décédé le 10 novembre 1998]

[Sur scène : "Natacha". Jean-Jacques Goldman commence seul au piano. Au cours de la chanson, Claude Le Péron l'accompage à l'accordéon et Michael Jones à la balalaïka. A la fin de la chanson, Jean-Rémy Mazenc apporte à Jean-Jacques Goldman son violon, et celui-ci termine la chanson seul au violon en marchant sur le bord de la scène sur un fond de lumière bleue. Un grand silence émouvant étreint la salle]

Séquence : Un monde sans pitié
(Bordeaux, le 6 novembre 1998)

[?] : Quand Jean-Jacques joue du violon, sur l'un des morceaux je pense que je ne suis pas la seule, je pense qu'on est tous à écouter en se disant, ah la la, comment il va y arriver, comment il va faire ça.

Le cuisinier : Insh'allah.

[?] : No comment.

[?] : Oui, c'est très acoustique, c'est une émotion particulière dans le spectacle.

[?] : Ah bon?

[?] : Je sais pas, c'est pas mon truc.

[?] : On pourrait pas en parler entre nous ?

Jean-Rémy Mazenc : C'est pas un exercice qu'il pratique avec beaucoup de virtuosité, donc je pense qu'il est un peu tendu.

Jean-Jacques Goldman : La seule chose que je risque, c'est le ridicule. Par exemple, quand je joue du violon, je suis très concentré parce que je sais que si je fais une fausse note, ça m'est arrivé à deux ou trois reprises là, je sais que c'est l'éclat de rire général, que ça commence à brancher. Ça tu le sais, il y a des moments dangereux.

[?] (brandissant un nounours en peluche) : Jean-Jacques nous a confié une mission, donc je voulais qu'il sache qu'on l'a menée à bien et on a enfin démasqué l'intrus qui était dans son violon et qui miaulait tous les soirs.

[Sur scène, "Quand tu danses", interprétée par Jean-Jacques Goldman seul à la guitare. La chanson se termine par un faisceau lumineux qui se ferme comme un rideau. Fin de la première partie]

Séquence Question-Réponses: Ce que l'on aime entendre ou dire - les mots fétiches
(Genève, 25 novembre 1998)

[?] : Oui, y en a que j'aime bien : tranquille, pas de bile.

Christophe Nègre : Ça y est, je suis propre.

[?] : S'il te plaît.

Christophe Nègre : Ça c'est pas mal.

Andy Scott : Oui, je crois que c'est excellent.

Sylvie Thévenet : Choupette ? Non, je sais pas, je sais pas.

[?] : Noir sale

Fred Peveri : Noir sale.

[?] : Noir sale fumé.

[?] : Comme beaucoup de gens ici c'est, tranquille, pas de bile.

[?] : Coupez, merci, c'est fini.

Michael Jones : Ça baigne.

[?] : On s'appelle tous mutuellement "Mômes", …

[?] : Gaminots.

Claude Le Péron : En ce moment, on a des petites expressions, on fait [sifflement] "et moi?"

[?] : Pas de bile, sois tranquille.

[?] : Tout va bien, mais je vais vérifier quand même.

[?] : Laissez-moi tranquille !

[?] : Tranquille, pas de bile.

[?] : Bon appétit.

Christophe Deschamps : Y a quoi ce soir ?

La cuisinière : Merci, c'était très bon. Ça fait toujours plaisir.

Jean-Jacques Goldman : Catering.

[Scène suivante sur un fond sonore: "Sous le soleil exactement". Vue sur la cantine de plein air et les gens qui se reposent ou se restaurent]

La cuisinière : Les gens qu'on nourrit au moment des repas , c'est leur moment de repos. C'est un moment bien spécial et avec plein de petites choses indéfinissables, mais il y a des moments intéressants. Donc ils s'abandonnent, ils prennent leur moment de repos, ils mangent parce qu'ils aiment ça. C'est agréable, moi j'aime bien.

[Un gros plan sur la cuisson d'un plat de crevettes par le cuisinier]

Michael Jones (en train de manger) : Ce que vous voyez ici, cela devrait être interdit parce que ça commence là (il montre sa bouche) et ça finit là (il montre un de ses bourrelets). C'est pas bien, mais c'est trop bon.

[L'intro de "A nos actes manqués" sur scène, Christophe Deschamps à la batterie, entrecoupée par les commentaires du cuisinier ainsi que d'une collaboratrice . Ils rangent les containers]

Le cuisinier : C'est très important de fermer le frigo en dernier. Toute l'équipe sait où se trouvent les bières.

[Retour sur scène]

Le cusinier : Si tu veux, si je ferme le frigo avant et bien, on est dans la merde parce que tout le monde veut une bière à ce moment-là.

[Retour sur scène]

Le cuisinier (s'adressant à la caméra) : Tu veux une bière ?

[Retour sur scène. Michael Jones et Jean-Jacques Goldman rentrent en scène avec leur guitare et longent le bord de scène pour rejoindre leur place pour chanter "A nos actes manqués" en duo, avec le public qui fait les choeurs. La fin de la chanson est un jeu entre Jean-Jacques Goldman et le public : le public répète ce que Jean-Jacques Goldman chante]

Séquence Question-Réponses : Les mots qui restent du concert
(Nancy, le 16 octobre 1998)

[?] : Y a une phrase que j'aime bien, c'est quand il dit "On a tous été les premiers, même les derniers des derniers".

[?] : Ouvre les mains.

[?] : Le titre de la première chanson, "On ira".

[?] : Bonne idée.

Robert Goldman : De Ruth ou de Moïshé.

Christophe Deschamps : Je pense à Dja.

[?] : Quand tu danses.

[?] : Ne lui dis pas.

Jean-Rémy Mazenc : Nous avons tous été les premiers un jour.

[?] : On a tous été vainqueurs, même le dernier des derniers. Voilà, c'est un truc, que je trouve… qui est sympa pour tout le monde.

Jean-Rémy Mazenc : Même le dernier des derniers.

[?] : Pour que tu m'aimes encore.

[?] : Bonne idée.

[?] : On ira.

Claude Le Péron : Sache que. J'aime bien les non-dits, comme ça.

Jean-Jacques Goldman : Et à un moment, je dis bon, c'est parti ! J'aime bien ça.

[?] : Je t'aime, cela me touche énormément.

Sylvie Thévenet : Une phrase, ouais, "On ne peut pas donner les poings fermés".

[Disposition des musiciens sur la scène pour la suite du concert :

Arrière : Jacky Mascarel (claviers) / Christophe Deschamps un peu surélevé (batterie) / Christophe Nègre (flûte/saxo/percussions)

Avant : Michael Jones (debout) / Jean-Jacques Goldman (debout) / Claude Le Péron (debout)]

[Sur scène, "Nos mains". Le public, invité par Jean-Jacques, tend les mains pendant cette chanson et scande le rythme de la chanson. Vidéo sur les écrans : dessins et visage des enfants : Messaoud, Hélène, Ilais, Damien, Erkan, Rémi, Youssef, Arnaud, Soraya, Walid, Julie, Nora, Grégory, Mohamed, Emie, Gulsah, Sokthany, Dimitri, Jessika, Marlène, Sokunthéary, Jordan, Kamel… éléves de Samuel Mourier, instituteur CM1 Emile Zola, Narbonne. Texte sous le visage du professeur : A sa tâche chaque jour, il change la vie. A la fin de son interprétation, Jean-Jacques Goldman applaudit le public pour sa participation]

Séquence : Relation-public : Je te donne, moi non plus… ?

Jean-Jacques Goldman (dans le train) : T'as un public qui est au spectacle et donc qui va réagir en fonction de ce que tu vas faire et tu as le public qui est le spectacle donc déjà qui participe. Pendant le concert, oui, il y a une connivence qui peut se faire avec un sourire, avec une personne où t'as l'impression qu'elle te comprend bien ou un sourire qui te plaît ou… Et si on en attend vraiment c'est 2 heures de connivence et d'émotion, je crois que c'est je te donne, toi aussi.

[Sur scène, début de "Je te donne", les écrans montrent en parallèle les photos de Jean-Jacques et Michael étant enfants. Ils font leurs commentaires]

Jean-Jacques Goldman : On était mignon à l'époque.

Michael Jones : Ouais, remarque, c'est toujours mignon à cet âge, c'est après que ça se gâte.

Jean-Jacques Goldman : Je trouve que t'avais les oreilles décollées, toi.

Michael Jones : Non, non, juste celui de gauche ,et toi tu louches pas un peu là.

Jean-Jacques Goldman : Ben si, j'louche toujours un peu d'ailleurs.

Jean-Jacques Goldman (assis dans le studio, commentant la vidéo du concert) : Forcément quand tu décides 8 mois avant du choix des chansons, sans public, sans musiciens, sans rien, le jour où il y a le premier concert il y a des surprises, alors des bonnes et des mauvaises. Et il y a certaines chansons par exemple qu'on n'a pas réussi à caser dans le spectacle, qui n'allaient pas avec les autres. Ça a été le cas de la chanson "En passant", on l'a essayé à plusieurs endroits et chaque fois elle posait problème, elle tuait un peu le concert. C'était le cas de la dernière "Pour que tu m'aimes encore" qui fonctionnait plus ou moins, puis peu à peu, j'ai changé le texte et ensuite elle a fonctionné mieux. Et ça a été le cas même de "Je te donne", qu'on a commencé à jouer donc à l'Ile de la Réunion sans les images. Et qui ne fonctionnait pas sans les images et dès que les images ont été ajoutées, dès qu'il y a eu ce clin d'œil, elle a recommencé à fonctionner.

[Sur scène, suite de "Je te donne" avec les photos de Jean-Jacques Goldman et de Michael Jones à différents moments de leur vie (enfants, adolescents, adultes, en duo au début de leur carrière) avec des références de dates (1950, 1966, 1970, 1985, 1998 avec les scènes du concert actuel). Et puis des projections dans l'avenir, en 2010 avec une scène à moitié pleine, en 2040 avec 2 personnes dans la salle et puis en squelettes]

[Dans les loges où Jean-Jacques Goldman et Michael Jones enlèvent les perruques utilisées pour le film vidéo qui illustrera la chanson "Je te donne"]

Jean-Jacques Goldman : Tu peux la remettre, j'étais mieux avant.

Séquence Question-Réponses : Changeriez-vous quelque chose à ce spectacle ?
(Grenoble, le 4 décembre 1998)

[?] : Le truc qui me gène un peu c'est "Quand tu danses".

[?] : Sur de la vidéo y a un moment où on arrive trop brutalement.

[?] : Ou je mettrais rien.

Sylvie Thévenet : Très franchement le spectacle je l'ai jamais vraiment vu donc que…

Jean-Rémy Mazenc : "Bonne idée", par exemple je trouve que la chanson, elle sonne très très bien sur le disque et là, elle est tellement minimisée ,tu vois. Moi, j'aurais mis le reste des instruments.

Jacky Mascarel : Je pensais qu'il aurait pu la faire avec l'orchestre quoi.

[?] : Sans flagornerie, non ,pour moi y a rien a jeter.

[?] : On sait que le mieux peut tuer le bien, donc du moment où ça roule.

Jacky Mascarel : Ça ce discute quoi.

[?] : Y a des moments où pour moi ça me paraît trop baloche.

Claude Le Péron : A part rajouter des dates.

Michael Jones : Cette tournée elle est tellement belle ,il se passe tellement de choses, on a pas envie qu'elle s'arrête.

Yannick Wild : De temps en temps, j'aimerais bien que ça casse quand même.

[Sur scène, "Peur de rien". Eclairs de lumière verte. Les trois guitaristes (Michael Jones, Jean-Jacques Goldman, Claude Le Péron) sont alignés sur le bord de la scène. Solos de Michael Jones à la guitare et de Christophe Nègre au saxophone]

[Caen - le 12 décembre 1998]

[Scènes Intérieurs bus - nuit… (démontage de scène…)]

[Conversations dans les bus, la nuit]

Christophe Deschamps : Jean-Jacques, il était en forme ce soir.

Michael Jones : Ouais.

Christophe Deschamps : Il avait rajouté des trucs rock'n'roll, je trouve, il sautait. Le début par exemple de "Peur de rien blues", tu as vu comment il a levé la guitare, il l'a carrément jetée.

[?] : Quand le chef se trompe, il ne se trompe pas il refait un arrangement.

Jean-Rémy Mazenc : Non, ben sinon ce soir, ça a été à peu près bien.

[?] : "Peur de rien", il s'est planté.

Jean-Rémy Mazenc : Il s'est mangé le son, mais je m'en suis rendu compte, tu vois, j'ai entendu, j'allais partir et en battant la mesure il a appuyé sur un autre programme, tu vois, et puis je regarde, je dis merde, c'est pas le bon son, alors j'ai foncé sur scène, clic, parce que je peux pas le faire de mon rack, c'est impossible.

[Sur scène, derniers accords de "Peur de rien" avec solo des trois guitares. Face à face entre Michael Jones et Jean-Jacques Goldman. Enchaînement avec "Au bout de mes rêves"]

[Séquences d'images souvenirs hors concert, avec tous les participants à la tournée (ping-pong, football, anniversaires, essai plateau-radeau sur scène, habillage, montage et démontage de scènes, …)]

Séquence Question-Réponses : Après le concert, est-ce qu'il vous arrive d'envier les gens de rentrer chez eux ?
(Le Mans, le 20 avril 1998)

[?] : Peut-être une fois ou deux, ça m'est arrivé de dire, je rentrerais bien à la maison.

[?] : Non, non du tout.

[?] : Oui, y'a des moments, c'est sûr, on a envie de rentrer.

[?] : Non pas spécialement, je sais que mon heure viendra.

[?] : Non, je suis bien où je suis.

[?] : Peut-être oui, peut-être.

[?] : Non, j'envie pas les gens.

[?] : Oui, je crois oui, certains soirs, oui.

[?] : On se demande ce qu'on fait là, on aimerait bien regarder le film le plus nul qu'il y a a la télé, des fois on se demande, mais bon…

[?] : Pas du tout.

[?] : Tous les soirs.

[?] : Non, jamais.

[?] : Oui sûrement, ça c'est clair.

[?] : Pas du tout.

[?] : Bien sûr.

[?] : Non, pas du tout, parce que le démontage, quelques part c'est une libération.

[?] : Y a des coups de blues, parfois, mais ça passe vite.

[?] : Les envier, non, pas du tout.

Andy Scott : Les envier, non, oh, oui, si!

Jean-Jacques Goldman : Non, non jamais, non.

[?] : Non.

[?] : Ouais, souvent.

[?] : Non, parce que c'est une histoire, là !

[Sur scène, "Il suffira d'un signe". Orage et vent. Le début de la chanson est lent et interprété par Michael Jones et Jean-Jacques Goldman. Le rythme devient celui de la chanson originale après des feux d'artifice sur scène. Enchaînement avec "Quand la musique est bonne", avec présentation humoristique des musiciens dans l'ordre suivant : Jacky Mascarel, Claude Le Péron, Michael Jones, Christophe Nègre et Christophe Deschamps. Fin de la chanson dans un certain chaos musical]

Jean-Jacques Goldman (dans le studio, commentant la vidéo du concert) : Choisir l'ordre des chansons, bon c'est plus ou moins comme un scénario quoi. Mais il y a 4 chansons qui sont vraiment clé et qui signifient quelque chose, c'est évidemment la première, la dernière, la première du rappel et la dernière dernière. Par contre pour la toute première et la toute dernière, elles étaient liées à l'esprit du spectacle : c'est-à-dire commencer seul et terminer seul donc quelle que soit la chanson de fin, j'ai changé parfois, j'ai chanté "Famille", j'ai chanté "Il y a" et des trucs comme ça, mais en tous cas, chaque fois, je me trouvais seul avec eux et tout ça…

[Sur scène, "Sache que je". Intervention de Michael Jones à l'harmonica]

Séquence Question-Réponses : La tournée et après ?
(Bruxelles, le 16 janvier 1999)

[?] : On est un peu perdu, on a envie de retourner, mais la tournée n'est plus la, elle est finie, voilà.

Sylvie Thévenet : Dur, très dur ! Justement, je sais pas.

[?] : Le premier jour de travail après cette tournée va être très dur.

Le cuisinier : Je vais nettoyer ma cuisine et la plier pour une dernière fois.

Andy Scott : Ouais… régime !

Michael Jones : Ouais, je sais ce que je vais faire. Je vais ramasser mon matériel et le ramener à la maison et je vais être triste.

[?] : Je prends un billet d'avion et je m'en vais.

[?] : Je vais chercher mes petites à l'école, voir un peu ce qui se passe, voir les maîtresses.

Fred Peveri : Revoir ma famille, parce que les routes sont longues, elles sont belles, mais elles sont longues aussi.

[?] : On a toujours envie de repartir.

[?] : Repartir.

[?] : Je sais pas, peut-être un bateau de pêche, loin d'ici.

[?] : J'aurais sûrement les boules comme certains. Oui; c'est sûr.

[?] : Non, je redoute pas tant que ça.

La cuisinière : Je vais dormir, je vais me recaler, dans le rythme de vie des gens de la vie de tous les jours de la vie de tous les jours, faut que je me recale.

[?] : Je remplis un container de 33 mètres-cube, et je pars avec toute ma famille en Nouvelle-Calédonie.

[?] : Tu rentres chez toi, tout est diffèrent.

[?] : J'y pense pas.

Claude Le Péron : Je vais être mal.

[?] : Ah !

[?] : Je préfère pas y penser.

Jean-Jacques Goldman : Quoique je fasse après, je sais que pour la première fois, cette tournée-là va me manquer, car elle est particulière.

[Sur scène, fin de "Sache que je". Jean-Jacques Goldman termine seul à la guitare pendant que les musiciens alignés au devant de la scène saluent le public]

Jean-Jacques Goldman (dans un train) : J'ai toujours eu l'impression que ce qui était trop affectif sur le plan de la relation public / scène ne me concernait pas trop, elle concernait quelqu'un d'autre quoi, enfin : le type qui est sur scène, quoi, qui est pas forcément moi quoi enfin…

J'ai vraiment bien toujours différencié cette chose-là. Par contre, il y a une chose qui est sûre, c'est si tu ne vis pas une vie affective à ce moment-là, une vie personnelle c'est un peu difficile à vivre c'est-à-dire vivre ça et rentrer chez soi et dormir seul par exemple ou être seul affectivement à ce moment-là, ça c'est …, faut avoir le sens de l'humour, quoi ! (rires)

[Sur scène, dernier rappel. Jean-Jacques Goldman revient seul avec sa guitare et interprète "Pour que tu m'aimes encore" légèrement adaptée. La salle s'éclaire et Jean-Jacques Goldman quitte le plateau en longeant le devant de la scène pour saluer et remercier une dernière fois le public en brandissant sa guitare]

[Générique de fin avec les images accélérées du démontage de la scène, puis toute la cassette vidéo repasse à l'envers, pixellisée, en accéléré]

Retranscription de Valérie Augey, Chrystèle, Vélina Raillère, Corinne Russier, Ismaël Simoes
Corrections et commentaires additionnels de Jean-Michel Fontaine et Monique Hudlot

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