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Jean-Jacques Goldman : "Mon plaisir, c'est d'écrire"
(Sud-Ouest, le 12 juin 2002 )

Jean-Jacques Goldman : "Mon plaisir, c'est d'écrire"
Sud-Ouest, le 12 juin 2002
Propos recueillis par Jean-Noël Cadoux
Retranscription de Monique Hudlot

Depuis hier et jusqu'à vendredi soir, le chanteur-guitariste a pris ses quartiers bordelais dans une patinoire de Mériadeck affichant complet. Interview hier dans sa loge. Calme, pull gris, jean sobre, à une heure de l'entrée en scène, il s'installe et propose à boire comme s'il avait, devant lui, l'éternité. Goldman garde le ton modeste du jeune homme auquel il ressemble toujours malgré ses cinquante ans passés ; il joue au tennis deux fois par semaine et confie n'être guère tenté ni par le tabac ni par l'alcool. Il avoue "regretter un peu" une seule de ses chansons, ("C'est pas d'l'amour") parce que certains de ses fans lui ont écrit avoir été blessés. Sur le bureau, son violon l'attend. Il en jouera sur scène avec l'envie de "porter les espoirs des gens plutôt que de les faire souffrir". Discussions à bâtons rompus dans sa loge, juste avant le début du premier de ses quatre concerts à Bordeaux ("une très belle ville, où l'on sent l'histoire") et quelques heures après l'élimination de la France au Mondial de football. Jean-Noël Cadoux : Pas trop déçu par les Bleus ? Jean-Jacques Goldman : Lors de ma venue à Bordeaux en 98, j'avais disputé un mini-tournoi au Haillan avec mes techniciens et l'équipe de production, on fait ça de temps en temps ; et c'était l'année du Mondial gagnant... Bon, cette fois, les Bleus sont sortis mais n'exagérons rien : c'était la meilleure équipe possible et ce qu'ils nous ont offert en 98 demeure immense, inoubliable, c'est le moment de s'en souvenir ! Jean-Noël Cadoux : Vous dont les chansons évoquent souvent les difficultés de la vie quotidienne, comment ressentez-vous le climat politique actuel ? Jean-Jacques Goldman : En tant que citoyen, je ne suis pas surpris par cette montée d'une abstention qui se généralise, et pour moi... (il hésite et finit par lâcher) c'est sans doute le résultat d'un excès de liberté : je suis passé par le service militaire, je ne serais pas contre le vote obligatoire. On a oublié les devoirs du citoyen. Vous savez, la République, c'est pas un long fleuve tranquille. Jean-Noël Cadoux : Dans votre dernier album, "Chansons pour les pieds", paru fin 2001, il y a des textes qui évoquent ce souci... Jean-Jacques Goldman : J'ai écrit "Combien d'autos brûlées pour faire voter FN". Et, ce soir, je vais chanter une chanson intitulée "C'est pas vrai" où je dis "Moi, je ne vote plus, les politiciens sont tous corrompus". Voilà ce que l'on entend aujourd'hui, alors c'est évident : la République est un combat... Jean-Noël Cadoux : En vingt ans d'une carrière qui semble vous consacrer dans un rôle de grand frère de la chanson française, vous avez beaucoup écrit pour d'autres. Qui domine aujourd'hui, le chanteur ou l'auteur ? Jean-Jacques Goldman : Je ne voulais pas chanter, vous le savez, j'étais parti pour faire une carrière d'auteur-compositeur. Mon plaisir, c'est d'écrire. Ce qui m'occupe d'abord l'esprit c'est ça. Ensuite, il se trouve que je suis parfois l'interprète de mes chansons et c'est une aventure magnifique... Jean-Noël Cadoux : Une aventure durant laquelle vous vous êtes posé des questions : dans les années 80, on vous a entendu parler de vos doutes. Jean-Jacques Goldman : Je vais vous dire : j'avais un travail, j'étais marié, mais après le succès du premier disque, quand j'ai vu mes potes qui rêvaient de vivre ce qui m'arrivait, je me suis dit : "T'as pas le droit de renoncer, faut y aller, voila". [légende photo] Jean-Jacques Goldman : "J'étais parti pour faire une carrière d'auteur-compositeur. Il se trouve que je suis parfois l'interprète de mes chansons... et c'est une aventure magnifique !"


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