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Les réactions de la presse
Libération, le 22 septembre 1979
[journaliste inconnu]
Retranscription de Mathieu Duchesne

La quasi-totalité de la presse condamne vendredi en termes vifs l'attentat contre Pierre Goldman, dont le caractère raciste, fasciste, ou antisémite est souligné un peut partout.

Seule exception notable, le journal télévisé d'Antenne 2, jeudi soir à 20 heures qui n'a pas craint de multiplier les insinuations crapuleuses sur la personnalité de Pierre. Alors que jeudi certains bulletins radio, notamment ceux d'Europe 1, donnaient une large place à la thèse du "règlement de compte entre latino-américains", la presse de vendredi semble lui accorder peu de crédit.

L'Humanité : une poignée de policiers fascistes
Le quotidien du PCF, qui n'a pas toujours évité les bassesses dans le passé à propos de Pierre Goldman, s'en abstient soigneusement et écrit : "Les tueurs sont toujours dans Paris. Hier encore ils ont opéré en plein jour et signé leur crime : "Honneur de la police". Derrière cette appellation facile à contrôler se cache semble-t-il une poignée de policiers fascistes décidés à multiplier les actes de violence sous couvert de justice sommaire. Ils se sentent d'autant plus à l'aise qu'ils sont assurés de la plus totale impunité… Rarement autant que ces dernières années on a assisté à une telle succession d'actes de violence de caractère fasciste. Les policiers eux-mêmes et leurs syndicats les plus représentatifs, qui ne voient pas sans inquiétude se développer certaines pratiques dans leurs rangs, ont dénoncé le danger. Mais, au ministère de l'intérieur, M. Bonnet fait la sourde oreille".

L'Aurore : beaucoup plus grave qu'un hold up sanglant
"Pierre Goldman était un truand, un provocateur, un gauchiste, il avait le "type méditerranéen prononcé" et avait été accusé du double meurtre d'une pharmacienne et de sa préparatrice. Mais le 4 mai 1976, le jury de la cour d'Assises d'Amiens l'avait acquitté (…). Certains ont mis en doute ce verdict. Ils ont mis en doute hier le principe même de la justice de leur pays. C'est ainsi qu'on bascule dans l'anarchie et c'est beaucoup plus grave qu'un hold up sanglant. Jacques Mesrine, depuis le temps qu'il court, peut encore courir un peu. Désormais ce sont les assassins de Pierre Goldman qu'il faut, au plus vite, empêcher de nuire. Car, les vrais ennemis publics, ce sont eux aussi".

Le Matin : meurtre politique et raciste
C'est l'horreur. Et le temps des hypothèses qui se cache derrière cette organisation terroriste ? Le meurtre est-il politique, raciste ou les deux à la fois ?

Qui peut ainsi oser régler ses comptes à la manière des tueurs de l'escadron de la mort formé au Brésil par le commissaire Fleury ? Ces assassins auraient-ils estimé que les temps sont devenus favorables à cette "solution finale" qui soulève le cœur ? (…) Inconsciemment ou pas, il existe chez certains français un refus de la différence, un phénomène de rejet qu'il nous faut combattre de toutes nos forces sous peine de voir d'autres Goldman s'effondrer sous nos yeux.

France Soir : "Goldman se sentait menacé"
L'information (fausse pour ce qui concerne la période récente) titre le récit de l'attentat, une biographie de Pierre et un rappel de l'affaire Richard Lenoir : "On peut être en tout cas persuadé, écrit France-soir, que sous cette étiquette (Honneur de la Police), qui camoufle les pires nostalgiques du fascisme, ne se trouve aucun policier authentique d'une police officielle".

Les auteurs de l'article font ensuite état du propos d'un commissaire au Quai des Orfèvres qui assure, "C'est de nature à tromper l'opinion publique qui sait bien qu'aucun d'entre nous ne pouvait être satisfait de la clémence inexplicable dont Goldman a bénéficié dans l'affaire du boulevard Richard Lenoir".

Le Monde : "les trois morts de Pierre Goldman"
"Un juif polonais est mort en France. Mort de ses trois assassins, chacun d'eux paraissant avoir eu en charge de tuer l'une des trois vies de Pierre Goldman, juif, militant de gauche, délinquant qui en avait appelé à la loi (…) Ceux qui l'ont accompagné tout ou partie de sa vie, on s'en peine parfois, n'ont jamais tenu pour décisif le débat judiciaire qui était simultanément, crucial et second (…) Fous criminels est encore une expression trop bénigne à l'adresse de ceux qui ont moins tué l'acquitté de 1976 qu'ils n'ont assassiné le juif et le militant de toujours : moins bafoué la justice qu'ils n'ont, à terme, menacé le groupe des inconnus et des fameux qui avaient réclamé, dès 1974, non l'acquittement mais la justice. Les assassins de jeudi savent d'ailleurs ce qu'ils font. L'époque leur est assez favorable pour qu'un parti de la majorité ait parlé naguère de fascisme rampant. Qui le combat ? Qui ne l'encourage ?"

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