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I'm your son

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Auteur : Stephan Caussarieu
Compositeur : Stephan Caussarieu
Editée par : ?

Version originale
Année : 1986
Interprétée par : Taï Phong
Distribuée par : Vogue

Remarques :
Jean-Jacques Goldman revient faire les choeurs sur cette tentative avortée de relance de la carrière de Taï Phong.

 

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Année Interprète Support Référence Pochette
1986 Taï Phong 45 T VOG 102170
1986 Taï Phong Maxi 45 T VOG 312 051 non disponible.


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Platine : Dans la discographie de Jean-Jacques, on trouve un disque avec Taï Phong en 1986 chez Vogue ?

Jean Mareska : C'est vrai. D'anciens membres du groupe. qui ont toujours voulu refaire de la musique, sont venus me voir régulièrement durant ces années pour remonter le groupe. En 1986, j'ai réussi à convaincre Detry chez Vogue de les laisser refaire un simple, assumant la direction artistique. Ils voulaient que je demande à Jean-Jacques, qui était devenu énorme, de venir jouer avec eux. J'ai fait l'intermédiaire, n'y croyant guère. A mon grand étonnement, il a accepté en demandant simplement que le studio ne soit pas très loin de chez lui et d'écouter une maquette au préalable. Il a aussi prévenu Sony qu'il allait participer à ce disque Vogue, pour ne pas avoir d'ennuis avec le juridique. Nous lui avons envoyé la maquette d' "I'm your son" signé par Stéphane, et j'ai réservé un studio du côté de la Porte de Vanves. Jean-Jacques est allé enregistrer, à l'heure prévue, un après-midi. Ça n'a pas duré longtemps, deux heures maximum. Comme toujours, et peut-être même encore plus qu'avant, il était bon aux premières prises. Ses anciens camarades de Taï Phong, Stéphane et Khanh, pensaient qu'il allait juste faire une petite guitare, mais il s'est mis devant le micro et a fait les churs. C'est nul à dire, mais nous étions aux anges, nous retrouvant dix ans en arrière. Le disque est sorti avec le nom de Jean-Jacques sur la pochette, mais il n'a pas marché. Après cela, Jean-Jacques a invité pour un de ses Zéniths, Stéphane et Khanh à venir faire les churs sur scène, et, une fois encore, j'ai été très ému.

Jean Mareska : "Goldman a chanté les Platters et le Disco"
Platine, août 1994
J.-P. P.


Ludovic Lorenzi : En 86, c'est le retour de Taï Phong après la séparation en 80. A ce niveau-là, vous avez une place plus importante puisque vous êtes à l'initiative du 45 tours "I'm your son". Vous avez composé la chanson. Je voulais savoir si vous aviez prévu des promotions à cette époque là car le 45 tours n'a quand même pas marché. Il parait que vous aviez prévu un clip ?

Stéphan Caussarieu : Il a été prévu. Il a été fait, il a été tourné. Encore une fois, le groupe, si je peux m'exprimer ainsi puisque là on n'était plus que deux, Khanh et moi... je ne me souviens plus de ce que je veux dire.

Ludovic Lorenzi : Pour "I'm your son", il y avait eu un clip. Il aurait dû y avoir des diffusions sur TV6, qui a disparu. Ça s'est passé comment ?

Stéphan Caussarieu : Ça s'est passé comme ça. C'est aussi simple que ça. Effectivement, il y a eu un contrat avec TV6 pour un nombre de passages déterminé. Le clip avait été enregistré et puis il s'est passé que TV6 a été racheté. Donc, le clip a dû passer cinq ou six fois alors qu'il devait passer cinquante fois. Encore une fois, on peut parler de malchance parce qu'il est certain si ce clip et cette chanson étaient passés sur TV6 une cinquantaine de fois, certainement que ça aurait été différent pour l'avenir de cette chanson. Donc, ça s'est un petit peu arrêté là.

Ludovic Lorenzi : Surtout qu'à l'époque Jean-Jacques Goldman marchait bien. On parlait de Taï Phong comme l'ancien groupe de Jean-Jacques Goldman et revoir un 45 tours de Taï Phong dans les bacs, ça ne pouvait pas échapper à l'il. Moi, ça ne m'avait pas échappé. Le problème, c'est qu'on ne l'entendait jamais à la radio. Est-ce que vous aviez beaucoup de diffusions radio, est-ce que vous aviez des accords avec les grandes radios ? Non ?

Stéphan Caussarieu : Non, non. Il n'y avait pas d'accord avec les grandes radios. Non, je pense qu'à cette époque là, les gens se disaient "Taï Phong, oh la la, c'est dépassé, c'est fini, on passe à autre chose". Mais, par contre, cette chanson est beaucoup passée en club, a eu beaucoup de succès en club. C'était évidemment bien, mais ce n'était pas suffisant. Il faut aussi savoir que dans cette chanson, Jean-Jacques est venu chanter. Il est venu m'épauler un petit peu à la fin de la chanson. C'était un petit peu pour le plaisir et c'était bien agréable.

Ludovic Lorenzi : Et vos soirées au Zénith que vous avez passées avec Jean-Jacques Goldman, vous en gardez quel souvenir ?

Stéphan Caussarieu : Un souvenir extraordinaire, évidemment. Puisque là tout d'un coup on se retrouvait dix- quinze ans en arrière. Donc, c'était assez fantastique de voir un public venir évidemment pour Jean-Jacques, et quand nous nous rentrions sur scène avec Khanh, c'était vraiment un grand succès et on voyait les gens applaudir. On était même un peu étonnés... On ne savait pas à quel point les gens, les jeunes connaissaient le groupe Taï Phong. Il y avait déjà dix-quinze ans derrière, dix ans. C'est ce qui nous a donné en fait l'envie réellement de... enfin on l'avait déjà depuis longtemps, l'envie, mais ça nous a fait concrétiser "I'm your son", justement. D'ailleurs, c'est pendant cette période-là où j'étais dans une maison de disques en tant qu'artiste solo, et j'avais cette chanson dans un fond de tiroir que je trouvais bien pour Taï Phong comme je fais toujours : j'ai toujours des compositions que je sens pour moi et d'autres que je sens pour le groupe Taï Phong, je sens plus en anglais ou dans le style de Taï Phong. Et donc, j'ai fait écouter à Khanh, j'ai fait écouter à la maison de disques dans laquelle j'étais et tout le monde a été intéressé, accroché par l'idée. On est parti dans cette voie et c'est vrai qu'on pensait faire ce single et tout de suite continuer avec un album derrière. Comme il y a eu ces problèmes, comme TV6 n'a pas passé le single, comme les radios n'ont pas voulu le passer... il n'y avait que les clubs qui fonctionnaient sur l'histoire. Encore une fois, c'est un petit peu tombé à l'eau et il nous a fallu encore quelques années pour nous remettre dans le bain, de se dire "et si il y avait vraiment quelque chose : l'histoire, il y a un son". Pour arriver à ce dernier album, à ce quatrième album...

(...)

Ludovic Lorenzi : La dernière question. Je vais vous citer tous les titres que vous avez composés, un par un, et je vais vous demander ce qui vous a inspiré pour écrire ces titres. (...) "I'm your son", en 1986 ?

Stéphan Caussarieu : "I'm your son", c'est le type même de la chanson, entre guillemets, "tube". Pour moi, c'est une belle chanson. Je sais que je l'aime beaucoup. Voilà, il n'y a pas grand chose à dire. J'avais envie d'écrire une belle chanson qu'on a plaisir à écouter sans se poser trop de questions.

Rencontre avec Stéphan Caussarieu
Entretien enregistré à Paris le 8 mars 2001
Parler d'sa vie, le 6 août 2001


Ludovic Lorenzi : Par la suite, il y a eu un nouveau 45 tours de Taï Phong, en 1986. Donc, le groupe était monté sur scène avec Jean- Jacques et ça leur a donné, redonné l'envie de refaire un disque.

Jean Mareska : De toute façon, moi, je suis resté en bon rapport avec eux. Même Jean-Alain qui vivait à Limoges et qui était en train de sombrer, le pauvre, dans l'alcool. Quand il venait à Paris, on se voyait. Moi, je voyais Khanh de temps en temps, je voyais Stéphane assez souvent. Taï avait disparu complètement de la circulation et il se disait qu'à l'époque il chantait dans le métro. Je ne l'ai jamais vu Je ne prends pas beaucoup le métro non plus. Mais on se voyait souvent et ils avaient toujours des velléités de faire des choses. Stéphane essayait d'affirmer de plus en plus ses qualités de compositeur. Khanh rêvait du bon vieux temps où Taï Phong vendait beaucoup de disques. On se voyait, on écoutait des bandes, des maquettes, des trucs comme ça. Et puis, bon je n'avais pas d'opportunité. Et puis, ils ont fait ce fameux concert avec Jean- Jacques, où j'étais, où ils sont montés sur scène. Et puis, à quelques temps de là, je pense que c'est vers 85, je suis rentré chez Vogue, j'ai ouvert un petit label chez Vogue, qui s'appelait Mayday. Donc, j'avais d'un seul coup un opportunité, donc quand j'ai dit à Detry qui était la patron de Vogue "J'ai la possibilité de signer certains des membres, il n'y aura plus Jean-Jacques, bien sûr, mais certains des membres de Taï Phong", il m'a dit "Vas-y". Toujours pareil, on avait de quoi faire, on avait peut-être trois-quatre chansons. On a dit, on va faire un single, on a fait ce single. Et sans trop y croire, on a demandé à Jean-Jacques si ça ne le dérangerait pas, par rapport à sa carrière qui était déjà quelque chose d'assez abouti, de venir poser une guitare, mettre une voix. Et très gentiment, il est venu au studio un soir, mais vraiment très simplement, comme ça. Il est arrivé dans sa vieille bagnole pourrie et puis il a fait des voix jusqu'à ce qu'on lui dise "C'est Ok". Il était vraiment à dispo et ça c'était formidable de pas avoir oublié ça.

Ludovic Lorenzi : En ce qui concerne cette chanson, vous aviez prévu de la promotion puisque qu'un clip a été tourné, dont cinquante diffusions avaient été prévues sur TV6, la chaîne musicale de l'époque. Mais la chaîne s'est arrêtée. Est-ce qu'on peut mettre ça uniquement sur le compte de la malchance ? Jean Mareska : Je n'en sais rien. Peut-être, je ne sais pas. Là Taï Phong revenait avec un nouveau chanteur, qui était le batteur. Donc, ça pouvait ne pas faciliter les choses Je ne sais pas, franchement. Vous savez, la réussite d'un disque et l'échec, ça tient à tellement peu de choses. Un petit maillon de la chaîne qui craque et puis c'est foutu.

Ludovic Lorenzi : L'échec du 45 tours a arrêté l'album, en fait. Parce qu'un album était prévu, c'était marqué derrière la pochette : "The return of the samouraï".

Jean Mareska : Dans nos rêves les plus fous, oui. On disait que si le single décollait, on allait vite enchaîner avec un album derrière. Mais bon, le single n'ayant pas fonctionné, ça s'est arrêté. Puis, moi, j'ai quitté Vogue à ce moment-là pour entrer chez Flarenach. Et comme ce n'était pas du tout dans les orientations musicales de Flarenach de signer ce genre d'artiste, chacun a repris sa vie. Stéphane en donnant des cours de batterie, en jouant dans les orchestres, Khanh s'occupant de son magasin de musique.

Rencontre avec Jean Mareska
Issy-les-Moulineaux, 20 juillet 2001


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