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Arènes de Nîmes - 06 août 1994

Récit par Géraldine Gauthier :

Après le récit de mon concert de Montpellier, c'est le temps des vacances qui est arrivé... Le bac est terminé. Des copines l'ont loupé et il est temps de se changer les idées... Entre temps, je connais Sabrina qui était à Montpellier dans les gradins et je corresponds avec quelques copines rencontrées à Montpellier. Finalement, on se retrouve à trois pour aller à Nîmes ensemble : Sabrina, Caroline et moi. Sur place, on devra retrouver des copines de Nîmes (Béa et Florence...).

Ce coup-ci, c'est hors de question de ne pas être au premier rang ! On a tout prévu : l'hôtel face aux Arènes, T-shirt, casquette, bouteilles d'eau, briquet... et on a décidé d'arriver tôt le matin pour "étudier" les entrées... Alors, comme ce sont les vacances, on opte carrément pour 9 h 00 du matin !!! De toute façon, la nuit a été quasiment blanche et on a chanté et mangé du miel (Beurk ! C'est écoeurant ! :-) ).

9 h 00 : On pose nos affaires à l'hôtel et on redescend pour refaire le tour des Arènes... Il est 9 h 15 et quelques filles qui disent venir de Belgique sont arrivées entre temps ! Elles semblent tout connaître par coeur sur Jean-Jacques et ses musiciens et ont l'air de se ficher de nous quand on leur dit qu'on a été à Montpellier ! Forcément, elles ont fait toutes les dates de la tournée d'été !!!... Mais nous, ça ne nous intéressait pas du tout de voir cinquante fois le même spectacle. Y'a aucun interêt... alors ces filles-là, on ne les porte pas dans notre coeur surtout quand elles en rajoutent avec "Et vous connaissez l'adresse du fan club de Christophe Deschamps ?" Mais on s'en fout pas mal !!! :-) On savait même pas qu'il chantait jusqu'à présent et on s'en portait pas plus mal !!! :-) Bref, on décide, de toutes façons, d'aller à une autre entrée que l'on estime plus proche de la seule entrée de la fosse des Arènes...

Là, on pose nos affaires et on va à l'entrée "des artistes" pour voir comment ça se passe... On rencontre un mec de la technique très sympa qui nous dit que ça va être pareil que la tournée dans les salles... Excepté la petite lumière qui vole dans Confidentiel !

On retourne sagement à nos places et on patiente... On discute...

Vers midi, je vois arriver Florence et une de ses copines. Puis Béatrice et ses copines. Tout le monde discute et c'est assez sympa. Mais la chaleur commence sérieusement à se faire ressentir... Il ne fait pourtant "qu'une quarantaine de degrés" ! ;-) ... Vous l'aurez compris, c'est la canicule et les quelques bouteilles d'eau qu'on avait prévues ne suffisent plus du tout !!! Le soleil tourne et on se retrouve en plein dans sa ligne de mir ! :-( L'attente de l'après-midi est très longue et très dure... Ils mettent les barrières vers 15 h 00 et on est "quichés"...

C'est pire !!! :-( A un moment, c'est carrément l'horreur : mes jambes ne me portent plus et j'ai la tête qui tourne beaucoup trop... Je commence à voir tout noir. Non. C'est pas le moment ! Pas si près du but ! J'veux pas tomber dans les pommes !!! Mais je me rends compte que je n'ai plus le choix : il faut que j'aille boire et me mettre à l'ombre, de l'autre côté de la rue... Juste le temps de reprendre des forces... Là, l'ambiance est assez sympa et les personnes autour de nous acceptent qu'on sorte une à une (chacune notre tour !) pour se ressaisir... Comme on est n'est pas pourries, on accepte évidemment aussi pour elles et on va leur chercher de l'eau à notre hôtel. L'ambiance est solidaire, c'est cool. Une anecdote sur cet hôtel : quand j'y ai été, je me suis trempé le T-shirt et les cheveux afin de me rafraîchir, je dégoulinais... J'ai traversé la rue (10 mètres maxi !) et quand je suis arrivée : j'étais sèche !!! Entièrement sèche !!! J'y croyais pas !!! La température affichée dehors, à l'ombre, indiquait 42°C !!! Pas étonnant...

Bref, le soir arrive quand même et malgré la persistance de la chaleur, ça va déjà un p'tit peu mieux... Les réserves d'eau ont été refaites et on rigole bien avec les personnes autour de nous... Là, par contre, on chante pas trop. On est un peu "cassés" par la chaleur et on préfère se réserver pour le soir...

Vers 18h00, les mecs de la sécurité qui, là, sont assez sympas (c'est rare !!!) discutent avec nous... A un moment, je suis préoccupée par le regard que se lancent deux d'entre eux. J'ai aussi envie de regarder dans la rue car je sens qu'il y a quelque chose à voir... Mais je me "contrôle" et reste fixée sur eux en "sentant" que quelque chose se passe...

En vue latérale, je "capte" que des motos passent à ma droite à quelques mètres... Et au même moment, les deux mecs rigolent ! Damnée !!! Je viens de comprendre mais c'est trop tard ! :-( Ils me regardent et me disent que Michael et Jean-Jacques viennent de passer en short et à moto à côté de nous sans que personne ne réagisse !!! Aaarrrrrrrrrgh ! :-( C'est pas juste ! Bref, on y repense avec le sourire... :-)

Je ne sais plus à quelle heure c'était mais bien une heure après au moins, ils nous laissent enfin entrer !!! Là, c'est le second sprint de ma vie avec encore un méga-dérapage pour entrer dans la fosse ! :-))) La fosse me parait interminable de grandeur !!! Arrivée devant le piano, je constate avec dégoût que tout le premier rang est occupé ! :-( Mais comment est-ce possible ?! On est les premières à arriver !!! Alors on demande à une fille qui est juste devant moi et elle me dit être privilégiée et être rentrée depuis une heure en backstage !!! :-( Ça, franchement, c'est DÉGUEULASSE !!! :-( Ça vaut bien la peine de se "taper" tout ce supplice de la canicule et de l'attente pour se faire doubler de la sorte !!! :-( Mais bon, on n'a pas l'choix, on a fait de notre mieux...

Et on oublie quand même sans aucune rancune. Finalement, on va même jusqu'à faire connaissance et discuter avec cette fille. Elle dit faire partie de la famille d'un des musiciens (on ne saura jamais qui ! :-( ) et on apprend d'autres choses... guères intéressantes sorties du contexte...

Bref, maintenant, c'est la dernière attente, la dernière ligne droite... alors on est heureuses. Béa a décidé d'aller au premier rang des gradins alors que Sabrina et Caroline sont à côté de moi. Là, on chante un peu et on arrive à faire passer la chanson des Restos jusque dans les premiers rangs des gradins !!! :-) On etait rudement fières quand Béa nous l'a dit ! :-) Puis, c'est l'ambiance des Arènes qui commence dès qu'elles sont presque entièrement "remplies" (on était env. 8 000 et elles peuvent contenir 12 000 personnes...). Le cadre est vraiment impressionnant et je vous laisse deviner l'impression qu'on a quand on est en bas, dans la fosse et qu'on se retourne pour voir tout se monde entassé derrière nous et sur les gradins !!! C'est grandiose !!! La chaleur d'un soir d'été dans le sud de la France mêlée...Et les chansons qui viennent de tous côtés. C'est vraiment agréable...

Encore une heure à attendre et une première "Hola" se déclare ! :-) Pour ceux qui ne connaissent pas ça, il faut le vivre au moins une fois dans sa vie ! :-) Chaque "colonne" des gradins se lève et se rasseoit en se succédant les uns à côté des autres... Ça donne comme une grande "vague" de personnes et c'est splendide vu de la fosse. Mais dès que le gradin a fini, c'est tout le monde qui hurle un grand "holé !" et ceux de la fosse qui lèvent les bras ! Franchement, ça met une sacrée ambiance !!!

:-)

Des "Hola", y'en a eu plein pendant cette dernière heure pré-concert et je peux vous dire que ça reste un des meilleurs souvenirs de cette attente ! :-)

Ensuite, quand vient l'heure annoncée, on doit encore patienter un peu... La nuit n'est pas tout-à-fait tombée et on suppose que le léger retard est dû à ça...

Et puis, les lumières s'éteignent et, de nouveau, Claude Samard revient. Son texte n'a pas changé :-) et il est de nouveau accompagné par Rogers ! :-) Là, l'ambiance est plus "cool" et y'a moins de sifflements. Au contraire, on participe à ses musiques. C'est cool... Puis il part et les lumières se rallument... Encore plus de 20 minutes d'attente et c'est de nouveau le noir total ! :-))) De nouveaux les frissons et un concert du même type que celui de Montpellier... Mais pourtant, tout est différent : l'ambiance, le "feeling"... Y'a quelque chose de "plus" qui passe. Y'a pas à dire, les arènes, c'est un lieu magique...

C'est pendant ce concert uniquement que, avec Sabrina on en ressortira complètement époustoufflée par le talent de Michael Jones !

Jusque-là, il passait quasiment inaperçu à nos yeux, mais là, je dois dire que le charme a opéré et que depuis ce soir-là, Michael a autant (ou presque ! ;-) ) d'attention que Jean-Jacques. D'ailleurs, nous n'étions pas les seules à avoir "percuté" car de nombreux "Michael !" furent hurlés dans la fosse ! :-)

La seule différence dans les chansons fut à la fin... au moment de Serre-moi, (quand tout le monde a les larmes aux yeux... ;-) ), on a tous clamé des "Une autre ! Une autre !" Et Jean-Jacques s'est trouvé "pris au piège"... Alors il s'est retourné vers les choeurs et les musiciens et il nous a dit : "On se la refait ?" Nous : "OUUIIIIIIIIIIIIII !!!!" (Tu m'étonnes ! ;-) ) Et lui : "Mais tous ensemble alors !" Et là, plus de piano, que les choeurs, lui et nous !!! GRANDIOSE !!! Ce moment reste gravé à jamais, c'est inexorable.... :-) En plus, on était tellement serrés que je me suis retrouvée "portée" et quand tout le monde a commencé à se deserrer pour partir, je suis retombée d'au moins 20 cm de haut !!!

:-)

Là, je n'avais pas du tout pleuré du concert mais j'avoue que quand Jean-Jacques est parti et que je me suis dis : "Maintenant, encore trois ans à attendre !" J'ai éclaté en sanglots dans les bras de Sabrina ! Bon, j'ai un peu honte de le dire la comme ça, devant tout le monde... ;-) Mais, franchement, ça faisait du bien !!! :-) C'est toutes les émotions qui sortaient d'un seul coup !!! J'étais comme "droguée" et j'arrivais même plus à marcher droit ! :-)))

Ensuite, on est reparties vers la sortie et je voulais un T-shirt : celui avec les paroles en russe ! Mais il n'y en avait plus ! :-( Alors j'ai opté pour celui qui a les dates de concert dans le dos...

On a commencé à sortir, on a croisé Béa qui nous a raconté un peu toute sa vision des choses... Et puis, ce coup-ci, on savait qu'on se reverrait ! :-) (Avant trois ans ! ;-) )

Là, on voit un mec qui vendait des calendriers. Je l'avais déjà vu durant l'après-midi d'attente puis quand j'étais dans la fosse. Il semblait sympa.. On commence à discuter avec lui et on s'amuse à le surnommer "Winston" car il avait mis ce bout de carton de son paquet de cigarettes dans son backstage... (le backstage etait en cuir gris foncé avec une étoile rouge en sorte de métal dessus...). Bref, on s'échange les adresses et téléphones sans trop y croire... Et finalement, on est resté en contact quelques temps... Et, un jour, j'ai reçu par la poste une "enveloppe surprise" : son backstage !!! :-) Evidemment, j'en croyais pas mes yeux et j'étais hyper-heureuse ! :-)

La nuit, on a très bien dormi comme vous pouvez vous en douter !... :-) Lendemain matin, on a discuté avec une femme de l'hôtel très sympa et on lui a demandé si elle savait où dormait Jean-Jacques. Elle ne savait pas. Nous, on était décidée à le trouver alors on a été devant l'hôtel qui nous semblait le plus "probable" après élimination... Deux heures d'attente sans aucun resultat alors on s'est résignées et nous sommes revenues à l'hôtel prendre nos affaires... Là, la femme nous intercepte : "Il est à tel hôtel !" Waou ! :-) "OK, merci. C'est où ?" Elle nous explique et, nous, on attend ma maman qui devait venir nous rechercher...

Mais maman qui ne connaissait pas Nîmes (j'suis pas d'la région moi ! :-) ) a eu une heure de retard ! :-( Ça n'aurait pas été grave si, en arrivant devant l'hôtel, les trois filles qui restaient ne nous avaient pas dit : "Jean-Jacques et Michael sont partis à moto il y a une demi-heure !!!" :-( Loupés !!! :-( Alors on voulait repartir mais on a eu le réflexe de demander s'il restait quelqu'un... Et elles nous ont dit : "Oui, Carole Fredericks, Claude Le Péron, Rogers et Claude Samard ainsi que Christophe Deschamps".

Alors on a decidé de rester encore quelques minutes...

On a attendu une demi-heure et j'ai apercu Carole et Claude Le Péron dans le hall de l'hôtel... Très simples, très cools. Carole avait des soucis avec ses sacs et un mec est venu l'aider... Puis elle est venue nous dire bonjour et, malgré la chaleur, elle était très sympa et a bien rigolé avec nous. Elle a été jusqu'à nous présenter une superbe femme black qui est "une de ses meilleures amies" (dixit Carole) et qui n'est autre que Nicole Amovin (choeurs de A nos actes manqués). Ensuite, Claude Le Péron qui commence à se taper la discute avec moi sur une histoire de scrabble (j'sais même plus quoi exactement mais c'était marrant ! :-) )

Et puis, Claude Samard, sympathique. Sans plus... Et Rogers qui, lui, est vraiment cool ! :-) Dans tout ça , et voyant que maman nous attendait sagement dans la voiture (ma pauvre maman !!! :-) ), on a décidé de partir... et ce n'est que dix kilomètres plus loin qu'on s'est rappelé qu'il restait Christophe Deschamps !!! :-)

Bref, les souvenirs plein la tête et heureuses de nos dédicaces malgré cet "acte manqué avec Jean-Jacques", on a eu toute l'énergie suffisante pour tenir encore quelques mois... La suite, c'est dans le récit du concert d'Ouveillan ! :-)

Géraldine Gauthier

2 avril 1998
Tous droit réservés


Récit de concert de Rémi Bou :

En ce début de soirée du 6 août 1994 dans ce somptueux cadre que sont les Arènes de Nîmes, munis de mon billet en forme d'étoile je savais que j'allais assister à un concert fantastique et inoubliable.

Le décor ressemblait à un vestige d'usine désaffectée, il y avait là un très gros ventilateur, des poutres disloquées et au premier plan une palissade qui allait tomber dès le début du concert.

Avant les premières notes de musique la scène était inondée d'une lumière jaune, puis orange et enfin rouge. On pouvait entendre alors un battement de cœur pendant une trentaine de secondes. Jean-Jacques est apparu sur le côté gauche en haut de la scène. Il commença le concert par Serre-moi, le premier titre de Rouge, enchaîna avec Des vôtres. C'est pendant cette transition qu'est tombée la palissade et à ce moment précis nous avons découvert les musiciens : Claude Le Péron à la basse, Christophe Deschamps à la batterie, Philippe Grandvoinet et Jacky Mascarel aux claviers, Erick Benzi aux percussions et bien sur Michaël et Jean-Jacques aux guitares. Il continua avec Envole-moi qu'il a chantée en duo avec Carole avec des guitares très électriques et une rythmique plus que puissante. Personnellement je pense que c'est la meilleure version de cette chanson que j'ai pu entendre, et elle n'aurait pas du tout fait hors sujet dans l'album Rouge.

Dans les premiers rangs on se demandait avant le concert si Jean-Jacques allait chanter des anciennes chansons. Avec dès le début du concert Comme toi en trio et Etre le premier nous étions servis. C'est bizarre j'avais lu dans un bouquin qu'il ne voulait pas chanter cette chanson pour ne pas essuyer de fausses interprétations. En définitive il n'y a vraiment que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et c'est tant mieux pour nous.

Dans le registre des vieilles chansons il avait interprété aussi Confidentiel et pendant la chanson la flamme d'une bougie posé sur le piano de Jean-Jacques s'est élevée dans le ciel.

Durant le concert nous avions eu droit à de nombreuses surprises comme par exemple pendant Je commence demain Fredericks Goldman Jones étaient chaussés de palmes au pieds. Pendant Frères des visages de soldats étaient projetés sur un masque géant.

Claude Le Péron à joué Un deux trois avec un engin un peu particulier, il s'agissait en fait d'une basse très spéciale fabriquée je pense avec du matériel de récupération.

Au milieu du concert nous avons eu droit à la projection du reportage où l'on voyait une aide soignante et un docteur en train de faire accoucher une femme. A la naissance l'enfant semble sans vie. L'aide soignante cherche désespérément à la lui donner, c'est peut être son instinct maternel. Le docteur ne crois pas trop aux chances de survie du nouveau-né. L'aide soignante le tapote sur les fesses, lui fait un massage cardiaque. Mais rien, absolument rien n'y fait, il est bel et bien mort le docteur qui n'y croyait désespérément plus fait mine de partir. Brusquement l'enfant ouvre ses yeux ! ! ! La vie est là. Qu'est qu'elle a bien pu faire Juste après nous demande Goldman dans cette chanson qu'il a écrit en hommage à cette femme et interprété ce soir.

L'émotion était vraiment à son comble et le concert n'était pas encore prés de se terminer.

En effet plus tard dans la soirée après avoir interprété la dernière chanson avant les rappels : Fermer les yeux qui est d'ailleurs la plus belle chanson de Goldman à mes yeux (pas fermés). Tous les musiciens, Carole, Michaël, Jean-Jacques y compris sont rentrés dans une étoile rouge qui explose à la fin de la chanson.

Cinq minutes plus tard il est revenu avec Nuit et à la fin des paroles pendant que la musique continuait il chanta les paroles suivantes :

La nuit t'habille dans mes bras, le soleil est déjà là, déjà, moi j'ai pas envie de me lever, je resterai bien là toute la journée, les volets fermés, à rien faire, juste paresser, paresser et rêver, et rêver, les volets fermés. Oui mais, il y a toujours ce sale moment. Il y a toujours cet épouvantable instant que vous connaissez sûrement, inexorablement ce moment où tout à coup. Driiiiiinnnngggggg. 1,2,3,4 Il suffira d'un signe, un matin.

Il enchaîna donc avec Il suffira d'un signe nous allions de surprise en surprise mais là c'était vraiment le top car durant l'interprétation soudainement devant nous au fond de la scène sont apparus les Chœurs de l'ex-Armée Rouge. C'est à ce moment que je me suis dis que j'étais en train de vivre le plus beau concert de ma vie. Rendez-vous compte trente ou quarante chanteurs en uniforme devant vous et qui chantent du Goldman. C'était presque un moment historique comme le dit si bien Jean-Jacques il a fallu que beaucoup de choses se passent !

Quelle émotion encore lorsqu'ils se sont approchés et chantés une chanson de leur répertoire, silence garanti dans les Arènes. Et que dire encore de la reprise de la fin de Puisque tu pars, c'était tout simplement géant.

Pour finir il interpréta de nouveau Serre-moi à la fin tellement que l'émotion était grande il nous demandé : On la refait ? C'était reparti pour un tour et en plus à capella.

Entre 1986 et 1998, j'ai assisté à 14 concerts répartis sur cinq tournées. C'est de loin celle de 94 que je préfère. Même si celle de 98 était très intimiste, mais que voulez-vous l'émotion était trop grande !

Rémi Bou

30 juillet 1999
Tous droit réservés

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