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[ Windows ]

- Edition japonaise -

 

[ Références ]

  • Titre : Windows (édition japonaise, 1993)
  • Références : CD WMCS 610
  • Paroles et musiques :
    • (1) Jean-Jacques Goldman
    • (2) Khanh Mai
    • (3) Tai Sinh
    • (4) Jean-Alain Gardet
  • Editions : You You Music

[ Titres ]

[ Musiciens ]

  • Basse : Tai Sinh
  • Batterie : Stéphane Caussarieu
  • Chant : Jean-Jacques Goldman, Michael Jones (Cherry), Khanh Mai, Tai Sinh
  • Claviers : Jean-Alain Gardet, Tai Sinh
  • Guitares : Jean-Jacques Goldman, Khanh Mai
  • Guitares acoustiques : Tai Sinh
  • Percussions : Stéphane Caussarieu

[ Crédits ]

  • Arrangements : Tai Phong
  • Enregistrement : Studios IP (février à mai 1976)
  • Réalisation : Jean Mareska
  • Son : Khanh Mai, assisté de Gérald, avec l'aide de Jean-Mareska, Jean-Alain Gardet, Tai Sinh, Stéphane Caussarieu et Jean-Jacques Goldman.
  • Pochette : Lang
  • Photos : Dominique Cazenave

[ Jean-Jacques Goldman en parle ]

L'édition japonaise de Windows est accompagnée d'un livret en japonais, que mon amie japonaise Mamiko a traduit :

Après avoir terminé en environ trois semaines leur premier album, et après un single, les Taï Phong ont décidé la direction à suivre et la qualité de leur musique, et en plus ils ont parfaitement compris comment obtenir tout cela. Khanh, qui était l'un des trois ingénieurs dans le premier album, occupe dans ce deuxième album, tout seul, la place d'ingénieur du son. De cela on peut comprendre que les Taï Phong arrivent à évoluer jusqu'au point où ils peuvent contrôler eux-mêmes leur son.

Taï Phong ont disparu de la scène en laissant une sublime émotion et quelques mystères. Quel sorte de performance live avaient les Taï Phong? Pendant les années '75-'76 il n'y avait pas encore de réseaux d'information comme ceux d'aujourd'hui, donc les informations des USA ou de l'Angleterre, qui étaient les principaux champs de bataille des groupes rock, ne nous parvenaient que de façon irrégulière. Pour cette raison, les informations sur la scène rock française étaient quasiment inexistantes et tout ce qu'on pouvait faire c'était de piocher dans les articles de "BEST" ou de "ROCK & FOLK" qui arrivaient au Japon avec un grand retard. A cette époque, autour de moi, il n'y avait que des passionnés, mais il n'y avait quand même personne qui avait vu un concert live de Taï Phong en France. J'ai l'impression d'avoir lu quelque part un article sur leur concert mais je n'arrive pas à m'en souvenir. Quand on pense que Sister Jane est devenu un grand succès en France, il aurait pu y avoir des enregistrements pirates, mais des rumeurs comme ça n'ont jamais atteint mes oreilles. En fait le live de Taï Phong est entouré de mystère.

En parlant de mystère, que signifiait le guerrier japonais qui apparaît dans l'art work et qui est devenu le tardemark de Taï Phong ? Ce qui est dessiné sur l'art work du deuxième album Windows est un guerrier avec un arbre de cerisier japonais. On voit que Taï Phong avaient saisi l'esprit japonais. Peut-être que c'était seulement un penchant de Lang, qui a travaillé sur cet art work, mais en dehors du pays d'origine le pays où Taï Phong ont eu le plus grand support c'était probablement le Japon. Cette coïncidence du destin a certainement suscité l'intérêt de beaucoup de fans.

Quand leur premier album "Taï Phong, (LE TERRIBLE SILENCE)" a été mis en vente au Japon, les Taï Phong avaient déjà achevé l'enregistrement de Windows. L'enregistrement avait eu lieu après un an d'inactivité. Le producteur de cet album était, comme le précédant, le producteur maison de WEA, Jean Mareska, et l'ingénieur du son était un des membres du groupe, Khanh, comme on l'a déjà mentionné plus haut. Dans le crédit on dit que l'enregistrement a eu lieu de janvier à mai '76, mais en fait, c'était dans le climat calme après le succès de Sister Jane qu'ils avaient vraiment commencé l'enregistrement. Ils ont continué le travail d'enregistrement en divisant en deux la période entre le mois de janvier et le mois de mai, et en faisant une pause entre les deux étapes.

Comme cette fois ils ont pris quelques mois pour l'enregistrement, comparé au premier album, le son est plus soigné et on entend leur progrès au niveau de la capacité d'expression minutieuse. En plus, en gardant la particularité de leur musique qu'ils ont montré dans le premier album, ils ont encore développé cette particularité propre à eux. De cette raison, je comprends bien qu'une partie des fans estime que Windows est leur meilleur album. En fait, on voit la grandeur de Taï Phong qui a réussi à faire deux albums qui sont dignes d'être appelé leur chef-d'oeuvre.

On ne peut pas laisser tomber le fait que l'un des facteurs de leur grand succès au Japon était cette mélodie qui stimule délicatement les cordes du coeur des japonais. Tout le son de Taï Phong coule vers une mélodie. Quand on regarde le rôle du chant, de la guitare et du clavier, on comprend bien à quoi ils donnent de l'importance et dans quoi ils prennent leur thème. Par exemple, cette qualité est apparente dans la partie d'introduction de When It's The Season par la construction de la mélodie de la guitare, et aussi dans la mélodie de la partie solo de St. John's Avenue. Dans Games, qui est très travaillé sur le chant et qui est un morceau qui peut être considéré comme la deuxième partie de Sister Jane, Jean-Jacques Goldman nous montre encore une fois que la "chanson" est un facteur très important pour Taï Phong. Last Chance qui exprime la beauté du calme a également cette même caractéristique. Là aussi, c'est la mélodie qui est primordiale.

Le fait que Khanh et Taï, les deux Vietnamiens, ont projeté leur sensibilité orientale à Taï Phong doit être aussi un des éléments qui s'accordent avec la longueur d'onde de la sensibilité des japonais. The Gulf Of Knowledge prend clairement comme motif cette nuance orientale. Cette douce expressivité séduit les auditeurs. La ligne du chant de ce morceau décrit parfaitement le rencontre de l'occident et de l'orient, et la guitare de Khanh dans la seconde moitié attire fatalement le coeur des japonais.

Dans la scène du rock de ce temps-là, Taï Phong faisait une composition / arrangement du chant du haut niveau. Et ce qui est encore plus important, c'est que contrairement aux autres groupes du rock progressif, Taï Phong destinait leur musique au plus large éventail du public. C'est dans ce sens qu'on voit l'essence du groupe Taï Phong. Dans Sister Jane ou dans Games de cet album, on aperçoit clairement ce que vise Taï Phong. D'ailleurs, les membres eux-mêmes l'admettent. Le responsable de l'enregistrement de cet album, Khanh l'exprime de cette façon : "Nous aimerions bien lancer des superbes morceaux comme "A Whiter Shade Of Pale" de Procol Harum ou "When A Man Loves A Woman" de Percy Sledge."

Cette déclaration est intéressante quand on tient compte du contexte. Parce que la plupart des groupes du rock progressif tiennent surtout aux morceaux orientés vers l'album plutôt que de travailler un morceau qui pourrait faire un succès en single. Dans ce sujet, Khanh raconte à l'interview du magazine "ROCK & FOLK" : "Nous ne sommes pas un groupe français. Nous sommes un groupe d'origine française et nous jouons la musique du même genre que Yes d'Angleterre, P.F.M. d'Italie ou Aphrodites Child de Grèce."

C'est une déclaration qui montre que Taï Phong prend fortement conscience du marché international, et quand on réfléchit bien, Aphrodites Child a connu un grand succès avec Rain And Tears, non seulement en Grèce mais aussi en Europe, incluant le marché anglais, et P.F.M. a comblé de joie ses fans, en jouant deux fois leur single de succès Celebration au concert du Japon. En fait, Taï Phong a choisi ce point de vue en restant toujours un groupe du rock progressif.

C'est peut-être grâce à cette façon de construire leur musique avec cette mentalité que la musique de Taï Phong a réussi à toucher un public illimité. Leur douce force d'expression vient peut-être de cette mentalité.

Je suis fier que cette fois on a réussi à sortir des versions C.D. du premier album, leur chef-d'oeuvre, Taï Phong et ce Windows. Parce que même si ce sont des oeuvres qui datent de 16-17 ans, les fans du Japon continuent à s'attacher à Taï Phong en aimant la bonne musique qui transcende le temps et en essayant de faire hériter cette musique à la génération suivante. Les deux C.D. de Taï Phong sont sortis grâce à ce désir ardent des fans japonais.

De plus, dans ce Windows, on retrouve comme bonus, les trois morceaux qui ont été publié uniquement en single. Ce sont : la face B de Follow Me (WEA 16955) qui est parue en '77, Dance, et les deux morceaux de l'année suivante, Back Again b/w Cherry (WEA 17174). En plus, Back Again et Cherry qui sont leur cinquième single, sont des morceaux précieux, qui ont été enregistrés après le départ de Taï et de Jean-Alain Gardet, en accueillant Michael Jones (basse) et Pascal Wurthrich (clavier) pour former un nouveau Taï Phong.

Un rêve s'achève et un autre recommence de nouveau...

Le 2 avril 1993, Masanori ITOH (Masa-Taï Phong-Itoh)

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