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Patinoire du Malley, Lausanne (Suisse) -
11 mai 1998

Récit par Cédric Bourquard :

Il est minuit, je rentre à la minute du concert de Lausanne et (...) je ne peux ce soir m'empêcher de vous livrer quelques commentaires sur le moment que je viens de vivre...

(...)

Bon, vous m'excuserez tout d'abord si ce qui suit est un peu brouillon, mais je suis encore sous le coup / charme / choc de ce que je viens de vivre...

Je passerai rapidement sur la liste des chansons, qui sont apparemment partout les mêmes (excellent choix, soit dit en passant). De On ira à Pour que tu m'aimes encore, le programme a été respecté.

C'est le troisième concert que je vois en quatre jours (après Genève et Neuchâtel) et, très franchement, mais vraiment très franchement, c'était de très loin le meilleur des trois. Et à en croire Irène Aupetit, dont ça devait être le 19è concert ce soir, c'est certainement le meilleur de la tournée... jusqu'ici (elle pense que Paris peut rivaliser... j'en doute ;;--)) ). Je vous explique pourquoi.

Dès l'entrée en scène de Richard le caméraman, le public a suivi comme une horloge (vous me direz, c'est normal en Suisse ;-)). L'ambiance a démarré au quart de tour. Donc, dès l'entrée en guitare de Jean-Jacques, l'ambiance était au top, et les voix s'élevaient parfaitement partout dans la salle.

Après quelques mesures, on a vu Jean-Jacques lever les yeux vers nous, l'air de dire "ça ne m'étonne pas". Il l'a déjà dit plusieurs fois, et ce n'était pas que de la flatterie, il aime beaucoup jouer à Lausanne. Ce soir il n'a pas trahi cette habitude. (On rappellera en passant que le dernier album live faussement appelé "au zénith" a été enregistré à Grenoble ET à Lausanne).

Ainsi, dès la première chanson, on a senti Jean-Jacques gonflé à bloc, heureux d'être là, souriant, rigolant, plaisantant, racontant comme chaque soir ses petites histoires entre les chansons mais avec une bonne humeur évidente. Et tout au long de la première partie, on voyait les regards échangés entre Jean-Jacques et ses musiciens, l'air de dire "Vous voyez, je vous avais bien dit qu'ici c'est du tonnerre".

C'est donc un Jean-Jacques en super forme qui a joué pour nous ce soir. Par rapport à sa prestation aseptisée de samedi à Neuchâtel, c'était une véritable libération.

D'ailleurs, à la fin, avant d'entamer Pour que tu m'aimes encore, il est revenu sur ce qu'il disait au début à propos des concerts et du fait qu'ils ne savaient pas trop comment s'y prendre sur cette tournée. Il a dit un truc du genre (si ma mémoire est bonne) "Je vous disais tout a l'heure qu'on ne savait pas comment aborder cette tournée. En fait, l'important, c'est que le public soit là, et que la rencontre avec les musiciens se fasse. Ce soir, vous avez été choristes, batteurs... Et vous avez été là... vraiment là". Le tout avec un sourire qui permet de penser que ce qu'il venait de dire, il le pensait vraiment.

Il a ensuite plaisanté avant sa toute dernière chanson, lorsqu'il dit "il faudrait que je joue quelque chose d'inhabituel... quelque chose qu'on puisse faire ensemble". Il s'est arrêté, a rigolé et dit "de toute manière, je sais très bien ce que je vais chanter". Puis il a entamé trois mesures de "Ils ont des chapeaux ronds..." et, très très fort ensuite, de "Il est vraiment... phénoménal" que le public a hurlé avec lui. Il s'est arrêté et a demandé qui avait composé ce truc en riant, puis a dit qu'il faudrait le pendre.

Ceci devrait vous donner une idée de son plaisir et de sa bonne humeur.

Pour ma part, je vais m'arrêter là... Je sens bien de toute manière que vous ne me croyez qu'a moitié... Si vous doutez, demandez à Irène, ou même carrément à Jean-Jacques. Honnêtement, il y a des regards et des sourires entre un chanteur et son public qui ne trompent pas.

Et puis, plus proches de nous, demandez à Yann et Oscar ce qu'ils en ont pensé... Oh, je pense qu'ils vont nous le dire eux-mêmes. Il y a sûrement encore deux ou trois choses à raconter que je vous ai epargnées.

Donc, bonne soirée à tous, et je vous souhaite de vivre ce que nous venons de vivre. C'est dans ces moments là que l'on comprend vraiment pourquoi on aime JJG...

"Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines, ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard..."

Cedric, qui va très très bien dormir ce soir.

PS1 : J'espère que le live 98 (s'il y en a un) sera l'enregistrement de cette soirée...

PS2 : A tous ceux qui suivent les prochains concerts de la tournée, n'hésitez pas à approcher une charmante demoiselle qui occupe chaque soir le premier rang, une veste rouge, pas très grande, des cheveux châtains clairs longs et ondulés. Elle s'appelle Irène, c'est la soeur de notre estimé Joël Aupetit, et elle suit la tournée jusqu'à mi-juin. N'hésitez pas à l'accueillir chez vous l'espace d'une nuit, ça lui évitera le camping, et vous pourrez partager vos impressions et lui poser plein de questions sur la tournée. Ça lui fera en outre un peu de compagnie, sans compter des nouvelles connaissances. Finalement, quand on décide de suivre une tournée sur trois mois comme celle-ci, c'est bien de pouvoir rencontrer des gens nouveaux grâce au prétexte d'une passion commune. Pour la contacter, essayez par son frère, en vous y prenant quelques jours à l'avance... Ou n'hésitez pas à crier son nom dans les premiers rangs dès l'ouverture des portes, ou juste après le concert... Pensez-y.

PS3 : Bravo à Beatriz, la petite amie de Yann, qui a récolté le plus beau T-shirt de la tournée, grâce à la gentillesse d'un type chargé de la sécurité. Elle lui a confié à l'ouverture des portes un T-shirt et un feutre indélébile, en lui demandant quelques autographes. Le T-shirt est revenu après dix minutes avec les signatures de JJG (qui a signé "pour Béatrice" !), Michael Jones, Christophe Nègre, Jacky Mascarel, Christophe Deschamps, Claude Le Péron et Richard... Vraiment très sympa, le gars ! Elle a ensuite profité de la fin du concert pour faire signer Andy Scott, comme d'habitude caché derrière sa régie. Décidément, c'était la cerise sur le gâteau d'une soirée qui n'en avait même pas besoin !

Cédric Bourquard

12 mai 1998
Tous droit réservés


Récit par Christel Gumy :

En fait, ce que je voulais, c'était surtout confirmer le récit de Cédric... Il y avait une magie dans la patinoire de Malley ce soir-là... Comme à Genève, c'était l'anniversaire du cameraman, Noël et la fête nationale égyptienne... Quand le magicien (notre cher Jean-Jacques) est arrivé, je n'en croyais pas mes yeux : enfin je le voyais!!! Et puis, le temps a défilé au long des chansons, que je chantais avec lui... c'était tellement fort... Oui, j'ai chanté toutes les chansons, même "Le rapt", et pourtant, c'est à peine si j'étais née quand elle est sortie. Mais, même s'il a des doutes, Jean-Jacques devrait savoir que ses fans connaissent toutes ses chansons, même les plus vieilles... Pour la petite anecdote, une de mes voisines dans la salle, au moment où Jean-Jacques entonnait "Ne lui dis pas", a demandé à son amie qui l'accompagnait: "Tu la connais toi ? Moi, je l'ai jamais entendue, et pourtant je connais tout Goldman...".

Bref, tout ça pour dire qu'il y a les vrais fans, et ceux qui croient être des vrais fans. A part ça, j'ai adoré le contact que Jean-Jacques a tout de suite su créer avec son public... A la fin de la chanson "Tout était dit", il a même commencé à parler avec une personne de la salle qui lui faisait remarquer que la fille au foulard n'en valait pas la peine... et Jean-Jacques, suite à nos réactions, nous à gentiment fait remarquer (en riant) que cette discussion était entre lui et cette personne, et que cela ne nous regardait pas...

Enfin, tout ça pour dire que je garde un souvenir magnifique de cette soirée, que je revis grâce au disque, mais sans l'ambiance... Et j'espère que très vite Jean-Jacques repassera par là pour nous emmener avec lui. Et "on ira, où je sais pas", "nulle part oui mais ensemble"...

Christel Gumy

23 décembre 1999
Tous droit réservés

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